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jeudi 26 janvier 2012

Voyages en Asie pas cher, la fin d’une époque ?



Air-Asia annonce la fermeture de ses lignes entre Bangkok et l’Europe, la conjoncture économique mondiale empêche les plus « riches » des plus pauvres de voyager. L’Asie du Sud-Est, ce paradis de routards et d’amoureux d’authentique change rapidement et risque de perdre sa clientèle principale : le « backpacker ».
De ma station d’observation de Kampot, je peux voir les touristes évoluer. Le routard sans le sou, à la recherche du bon coin pour faire la fête et rencontrer des amis est toujours en majorité. Mais les rues de cette jolie petite ville sont de plus en plus fréquentées par des voyageurs plus âgés et plus argentés. Je ne me plaint pas de la situation mais je m’interroge sur les raisons. Le Cambodge mérite bien plus d’attention que ne lui en accordaient les routards jusqu’à maintenant.  et ses commerces s’adaptent à ce changement, Bodhi-Villa reste la guesthouse de référence pour faire la fête, mais des hôtels moins bon marché ont ouvert leur porte à une clientèle plus soucieuse du confort de leur chambre que de la qualité du bar. Les restaurants adaptent leurs menus, suppriment les hamburgers et proposent plus de raffinement. (mes conseils : Bodhi-Villa, La Java Bleue, The Columns et The Vine Retreat près de Kep)
backpackerLes prix dérisoires et les autorités très « cool » attirent encore une foule de voyageurs sensibles à ces arguments. Je ne connais pas d’autres pays où je peux donner mon passeport à un taxi qui fait la route jusqu’à Phnom-Penh, le dépose chez Luky-Motor et me le rapporte deux jours plus tard avec un nouveau visa business valable 1 an ! Le tout pour 5$ en plus du tarif du visa pour l’année. L’alcool est à un prix dérisoire, tout comme les cigarettes (2.80$ pour une cartouche de cigarette), les drogues et le sexe ; ce qui pousse à la consommation et attire une faune pas toujours respectueuse des coutumes cambodgiennes.
Pourtant le changement de « clientèle » est bien visible dans toute l’Asie. La crise n’excuse pas tout, mais il est vrai que le voyageur à petit budget se fait rare, comme les vacances se font rares chez tout ceux qui souffrent de la crise. Les vols « discount » offrait jusqu’à aujourd’hui à cette classe grandissante des « pauvres-riches » de venir en Asie recharger ses batteries et vider son stress. Mais l’annonce d’Air-Asia marque peut-être la fin de cette époque.
Des taxes d’aéroports plus chères, une clientèle qui ne voyage plus pour cause de crise et des prix du pétrole qui ne baissent pas. Voila les principales raisons de ces compagnies « discount » pour fermer leurs lignes. Seuls les vols rentables sont assurés : Australie, Japon, Chine,…)
Air-Asia m’a contacté pour m’annoncer que les billets achetés 6 mois plus tôt pour me permettre, avec ma femme et mon fils de 3 ans de visiter nos familles en Europe, sont annulés et que nous seront remboursés. Pour un aller simple pour 3 de Bangkok à Paris nous avions payé 600€, dorénavant si nous voulons rendre visite aux grand-parents de mon fils, il nous faudra débourser au moins 1800€.
backpacker sur la plageN’étant pas le seul dans cette situation, et les compagnies « discount » ne prévoyant pas de ré-ouvrir des lignes entre l’Europe et l’Asie ; j’ai bien peur que cette partie du monde ne devienne inaccessible à bon nombre de voyageurs. Les plages de Thaïlande se vident, tout comme le « tubbing » au Laos. Un manque à gagner en milliard pour un pays comme la Thaïlande qui vit grâce à cet argents dépensés en club ou sur les plages les nuits de pleine lune. La Thaïlande ne manquera pas de faire remarquer ce douloureux problème aux responsables occidentaux lors d’un prochain sommet.
backpacker dans l'eauD’un point de vue plus général, je ne m’étonne pas vraiment de cette évolution. Je pensais que le processus allait prendre plus de temps. Les réserves pétrolières et la conscience écologique grandissante de nos sociétés poussent les compagnies aériennes à augmenter toujours plus leurs prix. A terme, seuls quelques privilégiés pourront prendre l’avion comme aux débuts des vols transatlantiques. La société démocratique ne prévoit jamais et réagit toujours au dernier moment, la prise de conscience écologique doit être suivit par des changements profonds de nos modes de vie.
source : LGV

jeudi 24 mars 2011

Deux séismes de 7 secouent la Birmanie



Les secousses ont été ressenties jeudi sur une large partie de la péninsule indochinoise. 
La terre a tremblé en Birmanie. Deux semaines après le tremblement de terre au Japon, un séisme de magnitude 7 a frappé l'est du pays jeudi soir, a annoncé l'Institut de géophysique américain. Les secousses ont été ressenties jusqu'au Vietnam et en Thaïlande, où on a déploré un mort.

Une secousse de 5 secondes, puis une autre...

http://www3.ac-nancy-metz.fr/ien-bar/IMG/Image/momes66/monde/carte_birmanie.jpg"Nous avons senti le tremblement de terre", a confirmé un officiel birman dans la capitale Naypyidaw, ajoutant n'avoir aucune information sur de possibles dégâts ou victimes. "Les autorités responsables essayent d'obtenir des détails", a précisé de son côté une autre source. Un résident de Mandalay, dans le nord de la Birmanie, a lui aussi indiqué avoir senti une secousse pendant cinq secondes.

L'épicentre du séisme, qui s'est produit à une profondeur d'une dizaine de kilomètres, a été localisé près des frontières avec la Thaïlande et le Laos, à 90 kilomètres au nord de Chiang Rai et 235 kilomètres de Chiang Mai dans le nord-est de la Thaïlande. 

Dans l'État Shan (nord-est de la Birmanie), plus près de l'épicentre, un parlementaire du Parti démocratique des nationalités shans a réussi à joindre son épouse au téléphone dans la ville de Tachilek : «Les habitants sont tous sortis dans la rue. Ils n'osent pas encore retourner chez eux», a-t-il expliqué à l'AFP.
Un responsable birman a évoqué le risque de dégâts importants dans cette cité où «des bâtiments ont été détruits».

«Il pourrait y avoir des victimes dans cette zone», a-t-il précisé.

Un habitant de cette ville a par ailleurs fait état d'une forte réplique peu avant 23 heures. «Nous devons rester couchés par terre. Les autorités du quartier demandent aux gens par haut-parleurs de rester dehors», a-t-il indiqué à l'AFP.
Le Département météorologique de Thaïlande a confirmé la réplique, de magnitude 6,3.

Le séisme a manifestement été ressenti sur une large partie de la péninsule indochinoise.
Des secousses ont été perçues dans des immeubles élevés de Bangkok et un habitant de Chiang Mai a senti "des secousses pendant dix secondes" à son domicile, sans déplorer de dégâts. 

Une victime en Thaïlande

Le Département météorologique de Thaïlande a confirmé la magnitude du séisme. Une femme de 52 ans a été tuée dans l'effondrement du mur de sa maison dans le district thaïlandais de Mae Sai, près de la frontière, a dit un responsable de la police locale, ajoutant qu'il s'agissait pour l'heure de la seule victime. 
 
Des secousses ont été perçues dans des immeubles élevés de Bangkok et un habitant de Chiang Mai a senti «des secousses pendant dix secondes» à son domicile.
La capitale Naypyidaw, plus au sud, et Mandalay, au nord, ont aussi tremblé.


Au Vietnam, le directeur adjoint du Département de contrôle des secousses sismiques, Dinh Quoc Van, a indiqué que la secousse avait été identifiée à 5 sur l'échelle de Richter à Hanoï, et à 6 dans la ville de Dien Bien Phu, au nord-ouest du pays.
Quelques habitants ont semble-t-il paniqué dans un quartier de Hanoï. "L'eau du bassin à poisson a commencé à déborder", a témoigné Nguyen Thi Hong Hanh, 36 ans, qui vit au 10e étage. "Nous nous sommes précipités dehors comme tous les autres habitants de l'immeuble".

Aucune alerte au tsunami n'a été émise. Les sismologues estiment que la secousse tellurique s'est produite trop loin à l'intérieur des terres pour déclencher un raz-de-marée.

©Reuters  Reuters

Par Europe1.fr avec AFP