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dimanche 5 février 2012

Perturbations climatiques : Du Japon au Mexique


japan neige 2

Japon sous la neige:

Des chutes de neige exceptionnelles dans le nord du Japon ont provoqué des avalanches et des accidents qui ont fait au moins 56 morts. Quelque 43 personnes sont décédées en tentant de dégager des toits ou des routes et 7 autres sont mortes écrasées par la chute brutale de neige amassée sur des bâtiments, a annoncé de son côté l’Agence de gestion des désastres.

Quatre personnes sont aussi mortes dans des avalanches, dont trois dans une station thermale en plein air de la préfecture d’Akita (nord de la grande île de Honshu). Deux autres victimes ont perdu la vie en raison des conditions climatiques, a ajouté l’agence sans plus de précision.

Une couche de neige de plusieurs mètres de haut recouvrait des préfectures du littoral de la Mer du Japon, sur la grande île de Honshu, ainsi que l’île septentrionale de Hokkaido, a expliqué l’Agence japonaise de météorologie. .../

samedi 4 février 2012

Oublier le réchauffement climatique, mais... de quoi faudrait-il s'inquiéter




Une peinture de 1684 dépeint une des kermesses les plus glacées sur la Tamise pendant le petit âge glaciaire
L'office météorologique publie de nouveaux chiffres qui ne montrent aucun réchauffement depuis 15 ans 

Le supposé 'consensus' sur un réchauffement climatique causé par l'homme se retrouve face à un défi gênant après la publication de nouvelles données de températures montrant que la planète ne s'est pas réchauffée pendant les 15 dernières années. 

Les chiffres suggèrent qu'on pourrait même aller vers un mini-âge glaciaire qui rivaliserait avec la chute de température qui a duré 70 ans et avait permis au 17ème siècle des kermesses sur la Tamise gelée. 

Basées sur des lectures de plus de 30.000 stations de mesure, les données ont été publiées sans fanfare par l'office météorologique et l'unité de recherche climatique de l'université d'East Anglia. Elles confirment que la tendance à une élévation des températures mondiales s'est terminée en 1997. 

Pendant ce temps des scientifiques climatiques de premier plan ont déclaré dimanche au Mail qu'après avoir émis inhabituellement des niveaux élevés d'énergie au cours du 20ème siècle, le soleil se dirige aujourd'hui vers un 'grand minimum' de production, menaçant d'étés froids, d'hivers plus rudes et d'un raccourcissement de saison disponible pour les cultures. 

La production solaire traverse des cycles de 11 ans, avec un nombre élevé de taches solaires au moment des pics. 

Nous sommes maintenant à ce qui devrait être le pic du dénommé 'cycle 24' - qui a donné la semaine dernière une tempête solaire avec des aurores boréales plus au sud que d'habitude. Mais le nombre des taches solaires diminue de moitié par rapport à celles observées pendant le pics des cycles du 20ème siècle. 

Les analyses des experts de la NASA et de l'université d'Arizona - dérivées de mesures du champ magnétique à plus de 220.000 km sous la surface du soleil - suggèrent que le cycle 25, dont le pic est attendu en 2022, sera encore beaucoup plus faible. 

Selon l'article publié la semaine dernière par l'office météorologique, il y a 92% de chance qu'aussi bien le cycle 25 et ceux qui suivront les décennies suivantes seront aussi faibles, ou plus faibles que ceux de la période du ''Minimum de Dalton'' entre 1790 et 1830. A cette époque, nommée d'après le météorologue John Dalton, les températures moyennes d'Europe ont chuté de 2°C. .../

jeudi 2 février 2012

Basculement de climat en une année possible ?


Comme quoi les choses peuvent changer très très vite ... 


L’équipe internationale de chercheurs, à laquelle participent les paléoclimatologues français du LSCE (Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement regroupant le CEA, le CNRS et l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), a analysé les carottes extraites lors du forage profond du NorthGrip (North Greenland ice core project) et mis en évidence que de brusques changements climatiques ont été provoqués par des modifications radicales de la circulation atmosphérique.

Un premier réchauffement rapide s’est produit il y a 14.700 ans, la température du Groenland augmentant alors de 10°C. Cette période particulièrement douce est appelée par les scientifiques le Bølling, et correspond à l’époque où les premiers humains de l’âge de pierre se sont installés en Europe et en Scandinavie. 

Mais 1.800 ans plus tard, soit vers 12.900 ans, le climat refroidit soudain et un nouvel épisode glaciaire s’engage, soumettant les peuples à des conditions très sévères. Celles-ci durent peu et 1.200 ans plus tard, soit vers 11.700 ans, un nouveau réchauffement rapide intervient. Celui-là marquera définitivement la fin de la période glaciaire en cours. 

A ce scénario connu, les auteurs de l'étude ajoute un coup de théâtre surprenant :

Il semble à présent établi que le basculement de l’âge glaciaire au climat interglaciaire tempéré que nous connaissons actuellement s’est produit en une seule année ! 

« Nous avons analysé la transition entre la dernière période glaciaire et notre période interglaciaire chaude actuelle. Les renversements climatiques se produisent aussi abruptement que si quelqu'un avait soudain appuyé sur un bouton » résume dans Science Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet NorthGrip et professeur au Centre d'étude de la glace et du climat à l'institut Niels Bohr de l'Université de Copenhague. 

Cette précision est rendue possible par l’étude spécifique de chaque couche annuelle de la glace, qui apporte des informations spécifiques sur sa période.

Les archives secrètes de l’inlandsis

La neige qui tombe très régulièrement sur le territoire groenlandais s’accumule et se comprime sous son propre poids, se transformant en une couche de glace dure et compacte. Cet inlandsis (littéralement glace au milieu des terres) forme ainsi de véritables archives météorologiques. Menée sur 3 kilomètres d’épaisseur, cette étude porte sur environ 125.000 ans d’histoire climatologique de l’hémisphère nord.

Les résultats de cette analyse découlent de l’examen des poussières, de l’oxygène et de l’hydrogène contenus dans ces couches glaciaires. Un climat froid favorise la concentration de poussières atmosphériques en provenance des zones arides, qui se déposent ensuite au-dessus de la calotte glaciaire du Groenland. L’abondance de l’isotope 18 de l’oxygène trahit des précipitations plus élevées, donc un climat plus chaud. Enfin, un excès de deutérium témoigne d’une élévation de la température des eaux de l’océan.

En comparant les abondances en poussières, oxygène et hydrogène, les chercheurs ont pu retracer la manière dont le climat s’est modifié, année après année. La première modification concerne le taux de poussières, qui se réduit d’un facteur 10 en quelques décennies. Celles-ci provenant des déserts d’Asie, la cause de ce changement doit donc se situer dans cette région.

« Le résultat le plus spectaculaire est la modification de l'origine des précipitations du Groenland. Quelques années après la modification du contenu en poussières, l'excès en deutérium de la glace bascule d'un niveau glaciaire à un niveau interglaciaire quasiment d'une année à l'autre, ce qui témoigne d'une réorganisation extrêmement rapide de la circulation atmosphérique tropicale puis polaire » détaille Valérie Masson-Delmotte, directeur de recherche au LSCE.

Les résultats de cette étude se révèlent d’une importance capitale pour mieux utiliser les modèles climatiques et mieux prévoir l’évolution future du climat.

Publié par Marc Lafontan  

SOURCE : Cliquez ici

mercredi 4 janvier 2012

Arctique, la découverte inquiétante de véritables fontaines de méthane d'1 km de diamètre


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Methane


Le réchauffement global est peut-être en train de s'emballer. Une expédition scientifique russe a observé plus de 100 fontaines de méthane d'une ampleur jamais vue émergeant de l'océan Arctique, au nord de la Russie, rapporte le journal britannique The Dailymail.

Il faut rappeler que le méthane est un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le gaz carbonique. 

Dans le passé, nous avions déjà observé des structures comme celles-ci, mais elles ne faisaient que quelques dizaines de mètres de diamètre, a affirmé le chef de l'expédition, Igor Semiletov. Cette fois, nous en avons trouvé des beaucoup plus impressionnantes, elles font plus de 1000 mètres de diamètre.

Sur une superficie relativement petite, nous en avons trouvé plus de 100, à l'échelle de la région il doit y en avoir des milliers. Ces fontaines se sont formées avec la fonte des fonds marins de l'Arctique qui s’accélère à cause du réchauffement climatique.

C'est le navire de recherche Russe "Académie Lavrentiev" qui en a fait la découverte. Il a mené ses recherches dans un périmètre d'environ 10.000 miles carrés au large de la côte Est de la Sibérie .

"C'est terrifiant" nous explique le Dr Igor Semiletov.

Nous supposons que les quantités qui s'échappent actuellement de la région sont équivalentes à celles que la totalité des océans mondiaux libèrent normalement.

"D’énormes panaches de bulles de méthane remontent des fonds marins à la surface dans des zone de plus d' 1 Km de diamètre, c'est maintenant par de véritables cratères que s’échappe le méthane dans l’atmosphère ."

"C'est la première fois que nous observons des fontaines de bulles aussi impressionnantes, elles font plus de 1000 mètres de diamètre et recrachent du méthane gazeux en continu, c'est incroyable et terrifiant"

Nous craignons que ces quantités de méthane libérées transforment radicalement les modèles actuels de nos estimations sur le réchauffement climatique

Sources dailymail.co.uk trad Nature Alerte
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