Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles

dimanche 24 novembre 2013

RELATIONS INTERNATIONALES : Un accord préliminaire sur le nucléaire iranien a été conclu

Finalement, les propos tenus à l’égard d’Israël par l’ayatollah Ali Khamenei, n’auront pas eu d’incidences sur les négociations entamées il y a plus de 4 jours à Genève sur le programme nucléaire mené par Téhéran.

lundi 28 octobre 2013

EUROPE/FINANCE : Mortel €uro !

Contrairement à ce que les apparences pouvaient laisser penser, l’Allemagne n’est pas sortie de la crise de 2008, elle serait même en passe d’y retomber… et ce n’est pas le gouvernement decohabitation, Chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates, qui se met en place à Berlin sous le vocable de « grande coalition » qui changera profondément cette tendance. 

La crise de l’Euro est là et bien là et l’Eurozone est fort loin d’être sortie de l’auberge. Quant à l’affaire dite Léonarda – une agitation de plus dans le bocal médiatique – elle n’est là en effet que pour – à grands coups de cymbales - nous en faire oublier d’autres, d’une toute autre importance.

mardi 23 avril 2013

FRANCE / MONNAIE : La France bat-elle monnaie ? La dernière rumeur…



Mes chères contrariées, mes chers contrariens ! 

Il y avait plein de choses dont je souhaitais vous parler aujourd’hui mais je vais devoir faire un petit passage par la dernière rumeur qui commence à agiter internet.

La France a-t-elle à nouveau sa propre sa monnaie ?

lundi 1 avril 2013

ALLEMAGNE : Selon Merkel “La Grèce doit quitter la zone euro maintenant !"


Dans un article paru dans le quotidien allemand Die Welt datant du 28 mars dernier, la chancelière a fait part de sa lassitude vis à vis de la situation grecque ; exprimant son désir que la Grèce fasse enfin défaut et quitte la zone euro craignant que la situation de ce pays n’occasionne “des dommages plus importants“...

jeudi 17 janvier 2013

ALLEMAGNE : L'Allemagne rapatriera son or détenu à l'étranger


Le stock d’or de l’Allemagne, le deuxième du monde, était jusqu’à présent détenu pour les deux tiers à l’étranger. La Bundesbank souhaite le récupérer le plus vite possible pour plaire à la Cour des comptes… et à son opinion publique...

lundi 22 octobre 2012

ECONOMIE : Une ultime crise bancaire en 2013 ?

Les déséquilibres financiers du système de la zone euro s’intensifient.


«En chiffrant le besoin des banques espagnoles pour couvrir leurs actifs immobiliers à seulement 15 milliards d’euros au lieu des 50 à 100 milliards calculés par le marché, la banque centrale cherche probablement à rassurer. Or, c’est précisément ce qui inquiète».

lundi 17 septembre 2012

HISTOIRE DE L'OR : L’or Nazi



Un lingot issu de l or volé aux pays envahis par les nazis

Un lingot issu de l'or volé aux pays envahis par les nazis
A leur apogée en 1939, les Etats-Unis détiennent la moitié de tout l’or jamais exploité dans l’histoire, soit pratiquement 22000 tonnes. 

Alors que le monde s’extirpe difficilement de la grande dépression, une nouvelle crise s’avance à grands pas. Celle-ci menace la civilisation toute entière. Adolf Hitler prend le pouvoir alors que l’Allemagne est encore chancelante de sa défaite dans la première Guerre mondiale. Ses réserves d’or sont vides et sa monnaie sans valeur. Ayant promis de rendre au pays sa gloire initiale, Hitler entreprend de reconstruire l’empire germanique. Pour ce faire, il lui faut de l’or. 

Il est essentiel de comprendre que les réserves d’or de l’Allemagne en 1939 ne sont pas énormes, environ 200 millions de dollars et qu’elles ont été déjà largement engagées notamment dans la construction de la machine de guerre allemande. Par ailleurs, le pays ne peut plus acheter de produits manufacturés à l’étranger ni de matières premières de base avec son Reichsmark trop faible. Sa seule alternative reste l’or.

samedi 26 mai 2012

ÉCONOMIE : Pourquoi les Allemands ont horreur des «eurobonds»


Après avoir fait don de son deutsche mark adoré pour créer l’euro en 1999, l’Allemagne pourrait-elle partager sa crédibilité budgétaire avec ses voisins en 2012, cette fois pour sauver la zone euro?

samedi 14 avril 2012

LIBRE PAROLE : L'appel d'un allemand, Matthias Rath

Matthias Rath a étudié la médecine en Allemagne et a ensuite travaillé comme scientifique à l'hôpital universitaire de Hambourg et au centre allemand de cardiologie à Berlin.

En 1987, Matthias Rath a découvert la relation entre la carence en vitamine C et un nouveau facteur de risque de maladie cardiaque : la lipoprotéine. Après la publication de ces découvertes dans le journal de l'association cardiaque américaine Arteriosclerosis le Dr Rath a accepté l'invitation du double prix Nobel Linus Pauling de le rejoindre. En 1990 il est parti aux États-Unis pour devenir le premier directeur de la recherche cardiovasculaire de l'institut Linus Pauling en Californie.

mercredi 7 mars 2012

ALLEMAGNE : Un pays modèle, vraiment ?


Même si Sarkozy vante le modèle germanique, l’Allemagne paye pour sa compétitivité retrouvée, son chômage en baisse et ses records à l’exportation. Résultat: des millions de pauvres et une fracture sociale qui grandit.

dimanche 19 février 2012

Allemagne : dès le mois d’août 2012 il sera interdit de payer en espèces


Bild_Exklusiv_Bargeld
Voila donc que les politiques allemands se mettent en tête d’interdire le cash tout simplement. 
La directive de l’UE 2009/110/EC a été adoptée en septembre 2009 dans l’indifférence générale alors qu’elle introduit un concept très dangereux : la monnaie électronique. Alors qu’avec l’argent papier qui a une existence physique, nos gouvernants nous ont dilapidé nos richesses et endetté sur « plusieurs générations », la monnaie immatérielle sous formes de 0 et de 1 dans des ordinateurs gérés par les banquiers sera la fin de toute valeur au travail et au patrimoine humain.

vendredi 17 février 2012

Angela Merkel va-t-elle souffrir, une fois encore, du départ du président allemand ?



A la question du post : Peut-être pas dans l'immédiat, sa popularité est au zénith. Mais la chancelière va devoir trouver un remplaçant à Christian Wulff, qu'elle avait placé à la présidence avec difficultés. Trouvera-t-elle un candidat consensuel ?

mardi 7 février 2012

Dix choses à quoi s’attendre en Europe




Réflexions sur de débat de l’inflation /déflation/stagnation et autres remarques sur l’or, l’argent, les monnaies, les taux d’intérêts et les politiques monétaires affectant les marchés mondiaux.

Tous les articles de Mish.Voir son site web


Il est assez rare, sinon sans précédent, que d’entendre le président du Parlement Européen critiquer ouvertement ce que Merkel et Sarkozy ont acclamé comme étant un réel progrès. C’est pourtant ce qui vient tout juste de se produire.

Martin Schulz, président du Parlement Européen, annonçait récemment aux deux dirigeants que leur nouveau traité fiscal était inutile et inéquilibré, dans la mesure où il manquait à combiner la rigueur budgétaire à l’investissement public nécessaire à la création d’emplois. 

‘Rendre légale une vision purement Allemande de la manière dont doit être gérée une économie, qui reviendrait à rendre le Keynésianisme illégal, n’est pas quelque chose que nous sommes prêts à  faire’, annonçait un administrateur Britannique.

Merkel a déclaré ne pas désirer discuter le problème du plafond de l’ESM/FESF avant le prochain sommet de l’Union Européenne du mois de mars. D’ici là, les marchés financiers continueront de s’inquiéter du fait qu’il puisse ne pas y avoir assez de fonds de secours disponibles si l’Italie ou l’Espagne voyaient leurs problèmes d’endettement aggravés.

L’opinion publique Allemande est fatiguée de lancer des plans de sauvetage en faveur d’une zone Euro financièrement imprudente.

Dix choses à quoi s’attendre en Europe
1.      Plus de querelles
2.      Plus de grèves
3.      Plus de sommets d’urgence
4.      Plus de guerres commerciales, plus particulièrement entre la France et l’Espagne
5.      Des retours de flamme de la taxe Tobin en France
6.      Plus de mauvaises estimations budgétaires
7.      Plus de mauvaises estimations de la croissance
8.     Une récession profonde et lente qui affectera l’ensemble de l’économie
9.      Une récession qui, contrairement à ce que beaucoup semblent penser, affectera également la France et l’Allemagne
10.  La fin de la carrière politique de Sarkozy.

mardi 31 janvier 2012

EUROPE: Le retour des grandes misères


Après la Deuxième Guerre mondiale, quand le chômage et la pauvreté sévissaient en Europe, même les gouvernements de droite s’étaient sentis obligés de promettre un avenir meilleur et plus prospère. Aujourd’hui, aucun gouvernement européen n’a rien d’autre à offrir à la population laborieuse que des sacrifices et des privations.
Près d’une personne sur quatre dan l’Union européenne (UE) était menacée de pauvreté ou de misère sociale en 2010. Telle est la conclusion d’un rapport officiel de la Commission européenne, présenté en décembre. Selon ce rapport, 115 millions de personnes, soit 23 pour cent de la population de l’UE, étaient désignés comme pauvres ou socialement défavorisés. Les causes principales en sont le chômage, la vieillesse et les bas salaires, avec plus de 8 pour cent de tous les salariés d’Europe qui font partie à présent des « travailleurs pauvres ».
Les familles monoparentales, les immigrés et les jeunes sont les plus durement touchés. Chez les jeunes, le chômage est plus de deux fois plus élevé que chez les adultes. Quelque 21,4 pour cent de tous les jeunes de l’UE n’avaient pas d’emploi en septembre 2011. L’Espagne est en tête de tous les autres pays de l’UE avec un taux de chômage chez les jeunes de 48 pour cent. En Grèce, Italie, Irlande, Lituanie, Lettonie et Slovaquie, le chômage des jeunes se situe entre 25 et 45 pour cent.
Dans des pays comme l’Allemagne, la Hollande et l’Autriche le taux de chômage des jeunes est plus bas parce que la période de formation est plus longue et que de nombreux jeunes au chômage sont « parqués » dans toutes sortes de programmes qui les excluent des statistiques officielles. Mais même dans ces pays, les chances de trouver un emploi qui paie correctement diminuent. Quelque 50 pour cent de tous les nouveaux contrats de travail dans l’UE sont des contrats de travail temporaire. Pour les travailleurs de 20 à 24 ans, cette proportion atteint les 60 pour cent.
L’augmentation de la pauvreté et de la misère sociale n’est pas simplement due à la crise économique, mais est plutôt le résultat d’une politique délibérée des gouvernements européens et de l’Union européenne. Malgré ces statistiques alarmantes, les autorités continuent de réduire brutalement les dépenses sociales, d’augmenter l’âge de départ à la retraite, de supprimer les emplois dans le secteur public et d’accroître le secteur à bas salaire, soit toutes les mesures qui augmentent et aggravent la pauvreté. Avec la décision lors du dernier sommet européen d’inclure dans la constitution de tous les pays membres de l’UE un « frein à l’endettement », les gouvernements se sont privés de quasiment toute possibilité d’atténuer la crise sociale par des mesures fiscales.
Après la Deuxième Guerre mondiale, quand le chômage et la pauvreté sévissaient en Europe, même les gouvernements de droite s’étaient sentis obligés de promettre un avenir meilleur et plus prospère. Aujourd’hui, aucun gouvernement européen n’a rien d’autre à offrir à la population laborieuse que des sacrifices et des privations.
Tous les discours du nouvel an ont repris ce thème. Le premier ministre grec Lucas Papademos a averti ses concitoyens qui ont déjà subi des coupes sociales brutales, « Nous devons poursuivre nos efforts avec détermination pour que les sacrifices que nous avons faits jusqu’à présent n’aient pas été faits en vain. »
Le président français Nicolas Sarkozy a proclamé: « Cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette crise n’est pas terminée… Vous finissez l’année plus inquiets pour vous et pour vos enfants. »
La chancelière allemande Angela Merkel a menacé: « L’année à venir sera sans aucun doute plus difficile que 2011. » Et le président italien Giorgio Napolitano, ex-stalinien qui a passé des décennies dans le Parti communiste, a appelé la population italienne à faire des sacrifices pour équilibrer le budget national: « Personne, ni aucun groupe social ne peut aujourd’hui éviter l’engagement social de contribuer au nettoyage des finances publiques afin d’empêcher l’effondrement financier de l’Italie... » a-t-il dit.
Déclarer que les mesures d’austérité servent à consolider le trésor national est un mensonge flagrant. Les finances publiques sont en faillite car elles ont été pillées par cette même élite financière qui profite à présent de ces mesures d’austérité. Les impôts sur les bénéfices, la propriété et les hauts revenus ont été diminués à maintes reprises. De nombreux pays d’Europe de l’Est où la pauvreté est particulièrement élevée, ont introduit un impôt direct à taux unique de moins de 20 pour cent. Il y a trois ans de cela, des milliers de milliards de fonds publics ont été transférés dans les chambres fortes des banques pour couvrir leurs pertes dues à la spéculation.
Le rapport de l’UE qui documente l’augmentation de la pauvreté contient aussi des chiffres sur le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. En Allemagne, le un pour cent le plus riche de la population possède 23 pour cent de toute la richesse et les dix pour cent les plus riches contrôlent 60 pour cent. La moitié de la population ne possède que 2 pour cent de toute la richesse. Le rapport dit: « La structure où les pauvres ne possèdent que 5 pour cent de la richesse, les classes moyennes 30 à 35 pour cent et les riches plus de 60 pour cent représente le modèle typique que l’on trouve dans la plupart des pays européens. »
L’élite financière qui monopolise une énorme proportion des avoirs sociaux a perdu toute inhibition sociale. Durant la période d’après-guerre, avec les crimes de guerre toujours frais dans les mémoires et les sentiments socialistes répandus, ils avaient été forcés de faire des concessions sociales pour préserver leur régime. L’existence de l’Union soviétique exerçait aussi un effet modérateur. Malgré la dégénérescence stalinienne, les relations de propriété nationalisées établies par la Révolution russe représentaient une alternative possible au soi-disant marché libre.
Au cours des vingt dernières années l’élite financière a perdu toute retenue et déclaré la guerre à la classe ouvrière. Si des élections démocratiques lui barrent la route, elle les balaie d’un revers de main, comme en Grèce et en Italie où des gouvernements technocratiques ont été mis en place et qui ne rendent des comptes qu’aux banques. Et cette oligarchie financière ne recule pas non plus devant la répression violente de la résistance sociale comme on a pu le voir avec l’expulsion par la force des manifestants du mouvement Occupy dans tous les Etats-Unis et internationalement. Telle l’aristocratie française de la fin du 18e siècle à la veille de la révolution, l’aristocratie financière d’aujourd’hui n’est pas prête à céder la moindre petite part de ses privilèges ou de sa richesse.
Cette élite financière est soutenue par les représentants des classes moyennes riches dans les médias, par les partis politiques de l’establishment, les syndicats et le milieu de l’ex-gauche, qui insistent tous pour dire qu’il n’existe pas d’alternative à l’austérité et utilisent tous les moyens pour saboter l’opposition sociale.
Un représentant typique de cette espèce est l’ancien dirigeant allemand du parti des Verts, Joshka Fischer. Dans l’édition du nouvel an du Süddeutsche Zeitung, cet ancien squatteur radical devenu plus tard ministre allemand des Affaires étrangères a accueilli avec enthousiasme les dernières mesures d’austérité de l’UE et conclut par un concert de louanges aux marchés financiers. « Et à qui sommes-nous redevables pour tout ce progrès européen? » écrit-il. « A la sagesse de nos dirigeants? Hélas non. Ce n’est presque exclusivement que le résultat de la pression exercée par les marchés tant décriés! »
Le retour de la pauvreté de masse en Europe plante le décor du retour de la révolution. La classe ouvrière et les jeunes doivent se préparer à l’inévitable confrontation avec l’élite financière en rompant avec ses représentants politiques de la sociale-démocratie, des syndicats, du Parti de Gauche et autres organisations de pseudo-gauche, et en entreprenant la lutte pour un programme socialiste en construisant de par l’Europe des partis de l’Egalité socialiste et le Comité international de la Quatrième Internationale.
Source : Sott.fr

vendredi 30 décembre 2011

L'Allemagne veut sortir de la zone EURO !



François Asselineau révèle les secrets et les négociations secrétes entre l'Allemagne de Merkel et les USA d'Obama.
Si les allemands sortent de l'Euro comme ils en ont émis le désir au printemps 2010, leurs lingots d'or stockés au USA leur seront confisqué.

mardi 13 décembre 2011

La faillite programmée de l'Allemagne ou le "Tout droit dans le mur"



Biographie

Charles Gave est un économiste et financier français, né le 14 septembre 1943 à Alep (Syrie).
Diplômé de l'université de Toulouse (DECSS d'économie) et de l’université de Binghamton (MBA), il a été en contact épistolaire avec Milton Friedman pendant vingt ans et l'a rencontré à plusieurs reprises. Milton Friedman a d'ailleurs préfacé son premier livre en français (Des Lions menés par des Ânes, 2003). Après un début de carrière en tant qu'analyste financier, il a créé en 1973 l'entreprise Cegogest, spécialisée en recherche économique. Il est en 1986 cofondateur de Cursitor-Eaton Asset Management à Londres où il résidait depuis 1981. La société, qu'il quitte en 1999, est vendue en 1995 à Alliance Capital. 
Par la suite il fonde à Hong Kong GaveKal, une société de recherche et de conseil en gestion de portefeuille. Il est président de l'Institut Turgot, un think tank libéral1. Il collabore également à la rubrique Investir du Journal des Finances.

Bibliographie

  • L’État est mort, vive l'état !, Bourin Éditeur, 23 septembre 2010
  • Libéral, mais non coupable, Bourin Éditeur, 2009
  • C'est une révolte ? Non, Sire, c'est une révolution. L'intelligence prend le pouvoir, Bourin, 2006
  • Un libéral nommé Jésus, Bourin, 2005
  • Des lions menés par des ânes, Robert Laffont, 2003

Voir aussi


samedi 11 juin 2011

Bactérie E. coli: la ferme bio allemande disculpée

"D'après nos investigations en cours, la ferme n'a commis aucune erreur", a expliqué Gert Hahne, porte-parole des services de protection des consommateurs de ce Land.
Les enquêteurs allemands ont annoncé samedi leur intention de ne pas porter plainte contre les responsables de la ferme bio du nord du pays mise en cause dans l'épidémie mortelle provoquée par la bactérie Escherichia coli (E.coli). Des graines germées produites dans la ferme Gärtnerhof, dans la localité de Bienenbüttel, en Basse-Saxe, sont, à en croire les autorités allemandes, la cause la plus probable de cette épidémie responsable d'une trentaine de décès en Europe du Nord.
"D'après nos investigations en cours, la ferme n'a commis aucune erreur", a expliqué Gert Hahne, porte-parole des services de protection des consommateurs de ce Land. "L'hygiène est respectée et toutes les dispositions réglementaires sont observées", a-t-il dit. "Nous n'avons rien constaté de fautif dans cette exploitation et rien qui puisse donner lieu à des poursuites judiciaires, a-t-il ajouté joint par téléphone. On ne peut sanctionner quiconque pour avoir joué de malchance." La ferme en question a été fermée.

Un millier d'analyses d'échantillons
Vendredi soir, le ministre de la Santé, Daniel Bahr, a répondu à ceux qui critiquent la gestion de la crise par les autorités en déclarant que les informations auraient du être partagées plus tôt. Apparue début mai, la contamination a affecté près de 3.000 personnes, toutes liées d'une manière ou d'une autre au nord de l'Allemagne. Trente cas mortels ont été signalés, 29 en Allemagne et un en Suède, selon les derniers bilans disponibles.
Les experts fédéraux qui s'évertuaient à déterminer l'origine de la contamination ont procédé à un millier d'analyses d'échantillons centrées sur ces graines germées. Aucune analyse n'a été positive mais les études épidémiologiques et les enquêtes de traçabilité permettent néanmoins d'identifier les graines germées comme (...) 

mardi 31 mai 2011

Légumes contaminés : que doit-on craindre ?

L'Allemagne s'interroge toujours, mardi 31 mai, sur l'origine d'une bactérie véhiculée par des légumes crus, qui a fait au moins six morts, peut-être quatorze, et infecté plus de mille personnes ces dernières semaines. Cette contamination sans précédent a provoqué des tensions entre l'Espagne, dont deux exploitations agricoles sont mises en cause, et l'Allemagne.


  • Quelle est l'ampleur de la vague de contamination ?
Le dernier bilan de l'Institut Robert Koch (RKI), agence fédérale allemande chargée du contrôle sanitaire, attribue formellement six morts à la bactérie Escherichia colientérohémorragique (ECEH) à la date du lundi 30 mai dans l'après-midi, mais des analyses sont en cours concernant huit autres décès. Selon l'Institut, 373 patients contaminés par l'ECEH ces dernières semaines en Allemagne ont développé des troubles rénaux sévères. En Suède, une femme de retour d'Allemagne a succombé à l'infection. Quelques dizaines de cas suspects ont également été signalés au Danemark, en France, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, tous liés à des déplacements en outre-Rhin. Des chercheurs de l'université de Münster ont mis au point un test permettant d'identifier rapidement les personnes contaminées.
Cette contamination par l'ECEH "est une des plus importantes jamais observées dans le monde et la plus importante en Allemagne", a constaté le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Dans un rapport (PDF) publié vendredi, il relève que le foyer de contamination est limité à l'Allemagne, les malades hospitalisés à l'étranger étant soit des Allemands, soit des voyageurs venant d'Allemagne.
Les autorités allemandes craignent que le pic de contamination reste à venir, en raison d'un décalage entre l'incubation et la déclaration des cas. Dans le nord de l'Allemagne, principal foyer d'infection, plusieurs hôpitaux saturent. "Nous avons 61 adultes hospitalisés dont 21 en soins intensifs, et 18 enfants dont 4 en soins intensifs", a déclaré une porte-parole de la clinique universitaire d'Eppendorf, à Hambourg. L'établissement a lancé un appel urgent aux dons de sang. "Le nombre de cas nouveaux semble baisser doucement. Mais les cas d'infections les plus graves augmentent encore", explique la clinique.
  • Quelle est l'origine de la contamination ?
Dans une serre d'Almeria, dans le sud de l'Espagne, d'où proviendraient des concombres porteurs de la bactérie ECEH.
Dans une serre d'Almeria, dans le sud de l'Espagne, d'où proviendraient des concombres porteurs de la bactérie ECEH.REUTERS/FRANCISCO BONILLA
Mardi, les autorités allemandes étaient toujours à la recherche de la source de la contamination. Les premières études menées par l'Institut Robert Koch montrent un lien significatif entre l'apparition de la maladie et la consommation de tomates crues, de concombres et de laitues. Jeudi 26 mai, la bactérie ECEH a par ailleurs été identifiée sur deux échantillons de concombres venant  de fermes du sud de l'Espagne. Mais les autorités sanitaires restent prudentes car la contamination peut également être intervenue lors du transport ou du déchargement : des échantillons de concombres suspects ont été envoyés à un laboratoire de Galice, en Espagne, et les premiers résultats doivent être connus mercredi.
Les deux exploitations espagnoles concernées, situées à Malaga et Almeria, en Andalousie — dont une biologique —, exportent surtout vers l'Allemagne, pays à partir duquel il y a réexpédition vers l'Europe. Elles ne fournissent pas l'Espagne. La Commission européenne a par ailleurs indiqué qu'un lot en provenance soit des Pays-Bas, soit du Danemark, et commercialisé en Allemagne, était également en cours d'analyse.
Les concombres ne sont pas les seuls incriminés : selon Frédéric Vincent, porte-parole chargé de la consommation à la Commission européenne, "20 % des malades signalés en Europe n'ont pas mangé de concombre".
  • La France doit-elle s'inquiéter ?
"En France, l'Institut de veille sanitaire [InVS] a recensé six personnes infectées à la date de lundi, a indiqué Lisa King, épidémiologiste à l'InVS. Il s'agit de personnes souffrant de diarrhée sanglante, qui ont toutes un lien avec l'Allemagne : des résidents français partis en Allemagne en mai ou des résidents allemands qui ont présenté les symptômes en France." Les malades recensés dans l'Hexagone ne présentent pas de forme sévère de contamination. 
Le ministre du travail et de la santé, Xavier Bertrand, a en outre annoncé qu'un lot de concombres suspects d'origine espagnole avait été retirés du marché dans le Morbihan, mais aucune contamination n'a été constatée dans la région. "Il y a eu une livraison le 12 mai chez un grossiste de Bretagne, a précisé dimanche la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Celui-ci a déjà livré notamment dans le Finistère des produits vers la restauration collective où le concombre a déjà été mangé. Il a retiré de la vente le peu qu'il lui restait."
"Il ne faut pas s'affoler sur la situation en France, souligne Lisa King. Les informations sont très rassurantes et il n'y a pas d'éléments pour penser que l'épidémie touche la France."
  • Comment se manifeste cliniquement la contamination ?
Un patient contaminé par l'ECEH traité à l'hôpital universitaire Eppendorf, à Hambourg.
Un patient contaminé par l'ECEH traité à l'hôpital universitaire Eppendorf, à Hambourg.AFP/MARCUS BRANDT
"L'infection de base se manifeste par un tableau clinique de gastro-entérite aiguë [maux de ventre, vomissements, diarrhée qui peut être sanglante]", souligne Lisa King. Cette infection peut se traiter en cinq à sept jours. Mais dans certains cas, elle évolue vers une forme sévère, appelée syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le SHU affecte le sang, les reins et, dans les cas graves, le système nerveux central. Il se manifeste notamment par une insuffisance rénale et une anémie, une dizaine de jours après la contamination.
"Ce qui est inhabituel dans le cas de cette épidémie, relève l'épidémiologiste de l'InVS, c'est qu'elle touche principalement des femmes adultes en bonne santé, alors que le SHU touche souvent des jeunes enfants et des personnes agées." En effet, selon les données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, 67 % des personnes touchées par l'épidémie allemande sont des femmes adultes. Autre particularité : la souche bactérienne paraît particulièrement virulente. Habituellement, entre 5 et 10 % des personnes contaminées par une bactérie entérohémorragique développent un SHU. Or, dans le cas des contaminations récentes, près d'un quart de celles-ci dégénèrent en SHU.
En France, on recense une centaine de SHU chaque année, essentiellement chez les moins de 15 ans après consommation d'une viande pas assez cuite. Le taux de mortalité de ce syndrome est de 1 à 2 %.
  • Comment se transmet et se développe la bactérie ?
La bactérie ECEH incriminée dans les cas de contaminations récentes en Allemagne a été retrouvée sur deux lots de concombres provenant d'Espagne, mais les analyses sont en cours.
La bactérie ECEH incriminée dans les cas de contaminations récentes en Allemagne a été retrouvée sur deux lots de concombres provenant d'Espagne, mais les analyses sont en cours.AFP/JOHANNES EISELE
La bactérie incriminée est une souche bactérienne rare, la O104-H4, identifiée en Corée du Sud pour la première fois en 2005. En France, en 15 ans de surveillance du SHU, les experts de l'InVS n'ont jamais identifié cette souche bactérienne.
Elle appartient à la famille des bactéries Escherichia coli produisant des shigatoxines. "Leur habitat classique, c'est le tube digestif des ruminants [vaches, chevaux, chèvres]", explique le Dr François-Xavier Weill, chef de l'unité des bactéries entérohémorragiques à l'Institut Pasteur. Ces bactéries peuvent se transmettre dans la chaîne alimentaire via les matières fécales de ces ruminants qui se retrouvent dans le sol, le fumier, ou dans l'eau de puits ou de rivière. La contamination peut également avoir lieu lors de la traie ou de l'abattage des bovins.
Les chercheurs identifient donc trois sources principales de contamination pour l'homme : les produits laitiers au lait cru, les produits carnés peu cuits et les produits d'origine végétale crus. Les transmissions interhumaines sont également possibles, mais plus rares, et consistent essentiellement en une contamination de l'enfant à l'adulte, lors du changement d'une couche par exemple.
"Les shigatoxines détruisent les cellules au niveau des vaisseaux, détaille le Dr Weill, entraînant des problèmes de coagulation, d'hypertension artérielle, ou détruisant les cellules cérébrales dans les cas graves. Les shigatoxines se développent d'abord autour des tubes digestifs et se diffusent ensuite dans le sang via les globules blancs, jusqu'aux reins et parfois dans le cerveau." 
  • Quel traitement possible ?
Le traitement de base consiste en une réhydratation et un traitement par dialyse. La prise d'antibiotiques est déconseillée car elle favorise l'activation des shigatoxines. Mais la souche rare d'ECEH qui frappe l'Allemagne s'est révélée résistante au traitement par dialyse, amenant les médecins à prescrire un nouveau traitement : un médicament de la famille des anticorps monoclonaux censé lutter contre les modifications neurologiques et les dommages infligés aux reins. L'efficacité de ce traitement reste à prouver et seule la découverte de l'origine de la contamination permettra de juguler la diffusion de la bactérie, affirment les spécialistes.
"Cette forme de la bactérie ECEH est beaucoup plus grave que la grippe porcine, estime Reinhard Brunkhorst, président de la Société allemande de néphrologie et praticien à Hanovre (Allemagne) dans un entretien au quotidien Die Welt. Parmi les malades, il y a des femmes de 20 à 30 ans qui étaient en parfaite santé jusqu'ici."
  • Peut-on consommer des légumes crus sans risque ?
L'Allemagne a recommandé d'éviter la consommation de concombres, de tomates crues et de laitues.
L'Allemagne a recommandé d'éviter la consommation de concombres, de tomates crues et de laitues.REUTERS/PAWEL KOPCZYNSKI
Toutes les informations confirment que l'épidémie ne touche, pour l'instant, que l'Allemagne. Il n'y a donc pas de risque à consommer des légumes crus en France. Cependant, les recommandations d'hygiène de base s'imposent : bien laver les légumes, les éplucher si possible, cuire à cœur les viandes pour les enfants, respecter scrupuleusement les règles d'hygiène des mains...
Pour ceux résidants en Allemagne, les autorités recommandent d'éviter les tomates crues, les concombres et la laitue. Le seul moyen de tuer la bactérie est de cuire le légume pendant 10 minutes à 70°. Ces précautions ne s'appliquent pas pour l'instant aux autres pays européens.
Pour le Dr François-Xavier Weill, "il ne faut pas s'inquiéter outre mesure car les autorités allemandes ont ciblé épidémiologiquement les végétaux. On est sûrement face à un incident industriel : un producteur a dû mettre en contact sa production avec du fumier contaminé et a distribué dans une région allemande. Comme il y a une incubation de dix jours, il y a encore des personnes qui ont consommé les légumes contaminés avant les retraits et qui peuvent déclarer la maladie. Mais leur nombre devrait diminuer d'ici une quinzaine de jours."
  • Quelle est la réaction des pouvoirs publics ?
Les autorités allemandes ont déconseillé à la population de consommer des végétaux crus et certains produits ont été retirés des étals. "Tant que les experts ne sont pas capables d'identifier avec certitude l'origine de l'agent pathogène, l'alerte générale sur les primeurs reste valable", a fait valoir dimanche la ministre chargée de l'alimentation, de l'agriculture et de la protection des consommateurs allemande, Ilse Aigner.
L'agence autrichienne de sécurité sanitaire a ordonné le rappel des concombres, des tomates et des aubergines livrés par le producteur espagnol soupçonné d'être à l'origine du lot contaminé. La Belgique a interdit lundi les importations de concombres espagnols. La Russie a pris la même mesure envers les légumes espagnols et allemands et prévenu qu'elle pourrait étendre cette mesure à tous ceux venus d'Union européenne.
En France, pour l'instant, il n'y a aucune contre-indication à la consommation de légumes crus, a assuré le ministre de la santé. "Au début, les autorités allemandes étaient formelles [un lot de concombres espagnols était incriminé], a déclaré Xavier Bertrand mardi matin, sur France 2. Aujourd'hui, il y a des questions qui se posent de plus en plus, je veux savoir quelle est cette origine. Nous avons besoin d'une information d'une transparence totale de la part des autorités allemandes, mais aussi de la part des autorités espagnoles."
  • Quel est l'impact économique de cette crise ?
Un producteur allemand situé près de Hanovre, contraint de détruire ses salades, après les soupçons de contamination de végétaux crus à la bactérie ECEH.
Un producteur allemand situé près de Hanovre, contraint de détruire ses salades, après les soupçons de contamination de végétaux crus à la bactérie ECEH.AFP/JULIAN STRATENSCHULTE
Du côté des producteurs, les craintes vis-à-vis de l'impact de cette crise sanitaire sont grandes. Pointés du doigt, les producteurs espagnols sont particulièrement inquiets. "Presque toute l'Europe" a arrêté d'acheter des fruits et légumes espagnols, a affirmé mardi la Fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes. La ministre de l'environnement et du milieu rural espagnole,Rosa Aguilar, avait auparavant souligné que l'accusation portée contre les concombres espagnols pourrait causer "des dommages irréparables pour le secteur", alors qu'aucun indice "ne prouve" que la contamination se soit produite en Espagne. Le pays envisage de réclamer des comptes à l'UE et à l'Allemagne "pour les dommages et préjudices provoqués".
Etant donné les recommandations sanitaires en vigueur en Allemagne, les producteurs de légumes allemands ont également fait état d'un manque à gagner de deux millions d'euros par jour. Et selon le regroupement des agriculteurs du nord de l'Allemagne, les ventes et la consommation de concombres, tomates et salades ont "chuté de 90 %".
Mathilde Gérard