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dimanche 7 avril 2013

FRANCE CORRUPTION : Jérôme Cahuzac avait 15 millions d’€ en Suisse selon plusieurs sources...


Interviewé par Itélé, Darius Rochebin affirme, en s’appuyant sur des sources du milieu bancaire privé genevois, que Jérôme Cahuzac aurait placé en Suisse non pas 600’000 euros mais 15 millions d’euros...

samedi 6 avril 2013

Les infos dont on parle peu : n°25 (6 Avril 2013)

Voici des infos comme on les aime et dont je vais m'efforcer a vous poster ici le plus souvent possible (en vous invitant a voir le lien en question : Info-Libre). Le moins que l'on puisse dire c'est BRUT DE POMME. Des infos que l'on vous cache ailleurs et ce volontairement.
La video est complete.

jeudi 28 février 2013

ECONOMIE/EUROPE : Nigel Farage. Nous assistons à la fin de l'Europe ...

Nigel Farage, président du parti indépendantiste anglais UKIP, analyse dans cette vidéo les contradictions actuelles de l'Euro et dy système financier. Il nous montre pour quelles raisons l'Euro ne peut plus fonctionner sur le long-terme, et comment il a asphyxié les économies européennes une par une. 

Un plaidoyer cinglant contre une bureaucratie européenne qui ne rend de comptes à personne, et pour le retour de démocraties nationales et coopérant entre elles.

dimanche 18 novembre 2012

ISRAEL : Questions interdites (Reportage de 2003, France2)

Protestation contre les lois du gouvernement
Les "haredim" rejettent originellement assez largement le sionisme, encore que ce rejet ait connu des évolutions. Selon une thèse historiquement dominante (mais pas exclusive7) chez les religieux, Dieu a détruit le royaume d’Israël pour punir les Juifs, et seul son messie peut le recréer. 
La vie en terre sainte est possible, mais toute tentative autonome de créer un État est une révolte contre Dieu.

dimanche 29 avril 2012

ÉCONOMIE POLITIQUE : Capitalisme contre socialisme


Ludwig von Mises (1881 - 1973) est un économiste majeur de l'école autrichienne d'économie. Il expose dans son magnum opus, L'Action humaine, les positions épistémologiques et méthodologiques qui caractérisent l'école autrichienne : conception subjective de la valeur, individualisme méthodologique et praxéologie. Son nom reste également attaché à la critique théorique du socialisme, que Mises considère voué irrémédiablement à l'échec en raison de l'absence des mécanismes de fixation des prix par le marché. Friedrich Hayek, Murray Rothbard et Israel Kirzner comptent parmi ses élèves les plus éminents.
Tous les articles de Ludwig von Mises.Voir son site web

La plupart de nos contemporains sont très critiques sur ce qu'ils appellent « l'inégale distribution des richesses ». La justice, telle qu'ils la voient, réclamerait une situation dans laquelle personne ne bénéficierait de ce qui est considéré comme un luxe superflu tant que d'autres continueraient à manquer des biens nécessaires pour préserver la vie, la santé et la bonne humeur. La condition idéale de l'humanité serait, prétendent-ils, une distribution égale de tous les biens de consommation disponibles. Comme méthode la plus radicale d'arriver à ces fins, ils proposent l'expropriation radicale de tous les facteurs matériels de production et la conduite de toutes les activités de production par la société, c'est-à-dire par l'appareil social de coercition et de contrainte plus communément appelé gouvernement ou État.

Les partisans de ce programme socialiste ou communiste rejettent le système économique capitaliste pour de nombreuses raisons. Leur critique souligne le prétendu fait selon lequel ce système n'est pas seulement injuste mais également intrinsèquement inefficace, et est donc la cause ultime de toute la misère et la pauvreté dont souffre le genre humain. Une fois que la mauvaise institution de la propriété privée des facteurs de production aura été remplacée par la propriété publique, les conditions humaines deviendront merveilleuses. Chacun recevra ce dont il a besoin. Tout ce qui sépare l'humanité de cet état parfait sur terre réside dans l'injustice de la distribution des richesses.

lundi 30 janvier 2012

La percée du parti de ll’UKIP et de Nigel Farage en Grande Bretagne






Ronny Ktorza, diplômé de l'IEP d'Aix-en-Provence et d'HEC, est avocat depuis janvier 2011









Outre-manche, un parti « populiste » grapille, jour après jour, quelques points dans les sondages : le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Il se pourrait même que, prochainement, ce mouvement dépasse les Démocrates libéraux (Liberal Democrats) qui sont la troisième force politique du pays. Certes, il faut tenir compte de l’effondrement desdits Démocrates libéraux qui avaient longtemps surfé sur leur opposition à la guerre en Irak. Mais, justement, au vu de la probable recomposition du paysage politique britannique dans les années à venir, l’UKIP pourrait tirer son épingle du jeu.


Mais qu’est-ce que l’UKIP ? Comme son nom l’indique, il s’agit d’un parti eurosceptique, dont de nombreux membres sont des rescapés déçus du Parti Conservateur, lequel a trahi son pays, selon eux, en signant le Traité de Maastricht. Parmi ces transfuges, se trouve Nigel Farage, leader actuel du mouvement. Ce dernier fut d’ailleurs créé en 1993, soit juste après la signature dudit texte.

Farage – qui se décrit comme « libertarian » (terme difficilement traduisible en français puisqu’il englobe tous les libéraux, y compris les non-libertariens) – a développé l’UKIP de façon étonnante : ce parti a ainsi défait aux élections européennes le Parti travailliste et les Démocrates libéraux en 2009, preuve de la légitime lassitude ressentie par les citoyens britanniques à l’égard de l’Union européenne et de son fonctionnement.

Il faut dire que Nigel Farage, peu adepte de la langue des bois, n’hésite pas, depuis de longues années, à pointer du doigt, les dérapages des membres de la Commission et des parlementaires européens.

En effet, en 2004, la toute fraîche Commission Barroso intégrait un membre condamné pour financement illégal de parti, Jacques Barrot. Farage demanda alors sa démission. Le principal intéressé répondit que cette condamnation pénale était couverte par l’amnistie présidentielle et que personne ne pouvait la mentionner, conformément au droit français. Barrot serait-il frappé d’amnésie au point d’oublier que Farage était anglais ?



Quelques mois plus tard, Farage exigea que les membres de la Commission déclarent où ils passent leurs vacances. Sa requête fut rejetée sur le fondement du droit à la vie privée desdits membres. Il est toujours amusant de voir cette institution, si soucieuseen matière de transparence financière, se réfugier dans une telle opacité dès que ses membres sont concernés, au mépris de l’argent du contribuable, grâce auquel vivent ces bureaucrates. Cela n’empêcha pas Die Welt de publier le fait que Barroso avait passé une semaine sur le yacht du milliardaire grec, Spiro Latsis. Jusque-là, rien de choquant. Après tout, le président de la Commission est en droit d’avoir les amis qu’il souhaite, fût-ce de riches industriels. Mais quand on se souvient que, peu avant, la compagnie maritime de Latsis avait bénéficié d’une subvention de l’État grec, approuvée par la Commission européenne, le rapport de cause à effet devient alors plus limpide.

Insatiable, Farage ne s’arrêta pas en si bon chemin : en janvier 2007, Joseph Daul fut élu en tant que nouveau leader du groupe PPE (Parti Populaire Européen) au Parlement européen. L’UKIP rappela alors que Daul était sur le banc des accusés dans une affaire d’abus de biens sociaux relative au mode de financement du FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). Il ne fut blanchi qu’en décembre 2008 et cela n’empêcha pas la justice française de pointer les dérives de la FNSEA. Daul menaça Farage de poursuites mais, ne passa finalement pas des paroles aux actes.

Enfin, plus généralement, grand critique du projet européen, Farage stigmatise l’euro depuis 1999 : il rappelle qu’un tel projet monétaire ne peut fonctionner durablement puisque les économies des divers États de la zone euro sont structurellement différentes. Il prédisait dès sa création les difficultés que rencontreraient quatre États : la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. Il ne s’est pas trompé. Dès lors, il n’est pas étonnant que l’UKIP grimpe petit à petit dans les sondages.


vendredi 17 juin 2011

L'approfondissement de la coopération au coeur des discussions entre Hu et Medvedev


"Avec le président Medvedev et le Premier ministre Poutine, je passerai en revue les réalisations et les expériences dans le développement des relations bilatérales durant la dernière décennie, et fixerai des objectifs pour les liens de la prochaine décennie en traçant les orientations sur la coopération dans divers domaines", a indiqué M. Hu dans une interview écrite aux médias russes à la veille de sa visite.
Le partenariat de coopération stratégique sino-russe devrait connaître un nouvel essor dans les dix prochaines années grâce aux efforts conjugués, ce qui profitera aux deux peuples, et aux paix, sécurité et stabilité régionales et internationales, a noté M. Hu.
"Je suis persuadé que la visite en Russie donnera une nouvelle impulsion au développement durable, sain et stable du partenariat de coopération stratégique sino-russe dans la deuxième décennie du siècle", a-t-il affirmé.
Durant la dernière décennie, le développement des relations sino-russes a fait des progrès remarquables, qui se traduisent par l'approfondissement continu de la confiance politique et stratégique mutuelle entre les deux nations. Les deux pays ont établi les mécanismes d'échange de visites à haut niveau et de coopération tous azimuts.
Les deux pays sont devenus les principaux partenaires commerciaux de part et d'autre, et ont travaillé en étroite collaboration dans le traitement des principaux dossiers tant régionaux qu'internationaux.
Il y a deux mois, les présidents chinois et russe se sont réunis pour la première réunion de l'année en marge du sommet BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) tenu dans la ville balnéaire chinoise de Sanya, les deux dirigeants s'engageant à améliorer la coopération et à sauvegarder les intérêts communs.

M. Hu est arrivé à Moscou après avoir bouclé mercredi sa visite à Astana où il a assisté à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Après Moscou, le président Hu se rendra aussi à Saint-Pétersbourg pour y assister à un forum économique international.

Le président chinois appelle à poursuivre le développement du partenariat sino-russe
Le président chinois Hu Jintao, en visite en Russie, a appelé jeudi à poursuivre le développement du partenariat de coopération stratégique global entre la Chine et la Russie, qui est basé sur l'égalité, la confiance mutuelle, le soutien réciproque, la prospérité commune et l'amitié permanente.


La Chine et la Russie signent une déclaration commune sur les dossiers internationaux majeurs
La Chine et la Russie ont publié à Moscou jeudi une déclaration commune sur une série de questions internationales importante.

Les articles concernés

Le président chinois entame une visite d'Etat en Russie
Les activités économiques de la Chine avec les pays de l'OCS ne représentent pas une menace pour la Russie (officiel)
La coopération énergétique entre la Chine et la Russie qualifiée d'"unique" par un ministre russe
Départ du président chinois pour des visites au Kazakhstan, en Russie et en Ukraine

lundi 6 juin 2011

Comment le Qatar a acheté la France et sa classe politique


Dans la stratégie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.
- Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani et son épouse Mozah Bint Nasser Al-Misned lors d’un dîner à l’Elysée en juin 2009. REUTERS/Eric Feferberg/Pool -

Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un État. Établi sur une petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, au nord de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.
L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'œuvre immigrée est là pour cela.
La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.

Alternance de coups d’Etat


Leur obsession est de préserver et protéger ce qu'ils ont, c'est-à-dire l'indépendance et l'existence même d'un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d'État. Le dernier en date, en juin 1995, a permis à l'actuel émir, Ahmad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.
Il a failli y avoir un autre coup d'État en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s'achètent en permanence des assurances-vies où ce qu'ils croient être des assurances-vies, explique un banquier français (...) 

vendredi 29 avril 2011

Marine Le Pen serait la « championne du vote ouvrier » ? J'en doute !

1-france-front-populaire-renault_273-8578a.jpgLe Journal du dimanche [1] nous a fait il y a quelques jours, la révélation que Le Pen était la « championne du vote ouvrier ».

Car en effet : « Solidement installée dans le peloton de tête des favoris à la présidentielle », la Pen est, d’après Le Journal du dimanche, « le choix préféré des cols-bleus ».

Tout du moins : « C’est ce qui ressort de notre reportage de [2] l’usine Renault de Sandouville, Seine-Maritime », explique Le Journal du dimanche [3].

Pour Le Journal du dimanche, « cette maladie » ouvrière « a un nom : la peur ».
On découvre ça, n’est-ce pas : on se dit que les prolétaires n’ont décidément pas fini de nous affliger.

Puis on lit, de près, le si démonstratif « reportage » où Le Journal du dimanche fonde son affirmation que les ouvriers sont des malades - histoire de vérifier si on peut encore les soigner, ou s’il vaut mieux les achever tout de suite.

Accroche-toi, Olga : c’est du (très) lourd.
Ça commence par le témoignage de Danielle, 57 ans, « coquette avec ses lunettes de marque et son bel imper noir ».
Danielle « a bossé trente-neuf ans dans cette usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), puis elle est partie avec le plan Renault Volontariat : trois ans de chômage et la retraite à 60 ans, c’était ce qu’on lui avait promis ».
Sauf que, finalement : « Cet automne, l’âge légal » de départ en retraite « a été repoussé » [4].

Résultat : « Danielle se retrouve sur le carreau », sans chômage ni retraite.
« C’est foutu, j’aurai un an sans revenu », explique Danielle, « écoeurée par Sarkozy » [5].
« Du coup, » Danielle « votera Marine Le Pen en 2012 », narre Le Journal du dimanche.
« Gilbert, trente-cinq ans d’usine dans les jambes », est dans la même situation que Danielle : ce « barbu à l’air triste devra » lui aussi « passer un an sans revenu ».
Mais lui ne votera pour autant pas, qu’on sache, pour Le Pen : il a plutôt « choisi de faire de la danse-country pour “se changer les idées” ».

À ce moment-là de notre lecture, nous pressentons que ce « reportage » du Journal du dimanche marquera d’une pierre blanche l’histoire du prix Albert-Londres - et la suite le confirme, où vient, après celui de Gilbert-le-barbu-à-l’air-triste, le témoignage de « Nicolas Guermonprez » : il est « secrétaire général de la CGT », et « à 32 ans, pull noir à capuche sous sa blouse grise, il a déjà passé dix ans chez le constructeur automobile ».

Envisage-t-il, comme Danielle, de voter pour la Pen ?
Pas du tout.
Mais il annonce que Sarkozy « n’aura pas beaucoup de voix des ouvriers de Sandouville ! »
(Noter le point d’exclamation.)

« Jacques, entré en septembre 1968 chez Renault », ne dit pas (du tout), lui non plus, qu’il votera pour Le Pen : il se plaint juste des « délocalisations » - cependant qu’« un autre » ouvrier (dont nous ne saurons ni le nom, ni s’il porte une capuche ou de coquettes lunettes de marque, mais qui n’a semble-t-il aucune intention de voter pour l’FN) pointe quant à lui que « DSK n’est pas très populaire » à Sandouville, et que, du reste, DSK n’est « pas de gauche ».

« Florian, 50 ans dont trente à l’usine » , est du même avis : de son point de vue « DSK est lointain, c’est un énarque déconnecté ».
Finalement, « seul Patrice Deuve », qui « a commencé à la chaîne il y a trente ans », trouve DSK plutôt sympa : « DSK, c’est ce qui correspondrait le plus à la France », estime-t-il [6].
Je te rappelle, pour si t’aurais oublié, que nous sommes là dans un reportage dont Le Journal du dimanche, escomptant peut-être qu’on ne le lirait pas entièrement, vient de nous annoncer qu’il montrait Le Pen en « choix préféré des cols-bleus », et qu’est-ce que nous constatons ?

Nous constatons que Le Journal du dimanche a déjà produit sept témoignages (celui de Danielle, celui de Gilbert, celui de Nicolas Guermonprez, celui de Jacques, celui d’un autre, celui de Florian, celui de Patrice Deuve), mais que jusqu’à maintenant, il n’y a guère que la « coquette » Danielle, qui ait annoncé qu’elle voterait pour Le Pen.

Le huitième témoignage, celui de « Fabien, visage poupon et dur à la fois, 38 ans, entré chez Renault en 1999 » et « pilier de FO », va-t-il modifier cette statistique ?
Nenni.

Fabien, qui « s’exprime à titre personnel », déclare au contraire qu’il est « de gauche », et « pas partisan du FN » : voilà encore un ouvrier qui ne votera donc pas pour Le Pen.
« Alain » non plus : ce « “rouge” de 43 ans », neuvième et avant-dernier témoin du reportage du Journal du dimanche, relève que « tout augmente, les pâtes, le pain, le riz », mais n’en déduit nullement qu’il devrait donner son vote à l’extrême droite.
« Olivier » , par contre : si.

Avec son « tatouage sur l’épaule qu’on devine sous son blouson », Olivier, qui « a déjà dix ans d’ancienneté chez Renault », n’attend « rien de la prochaine présidentielle », mais, tout de même : « il votera pour » Le Pen, comme Danielle.

Fin du reportage.

Donc,
si je résume :


Il y a 2.450 ouvriers, à l’usine Renault de Sandouville.

Le Journal du dimanche en a rencontré ....dix.

Sur ces dix, deux seulement, dont une retraitée, envisagent, un an avant la présidentielle, de voter pour Le Pen.

Quelle conclusion en tire Le Journal du dimanche ?
Le Journal du dimanche en tire la conclusion que Le Pen est la « championne du vote ouvrier ».

C’est ce qu’il y a de bien, avec le journalisme des hauteurs : quand la réalité ne correspond pas tout à fait (ou pas du tout) à ton mépris de classe, tu la refais à ton idée.
Puis tu reprends, au refrain : « Prolo, salaud, la presse aura ta peau. »

Notes

[1] Propriété d’Arnaud Lagardère, qui aime à se donner pour le frère du chef de l’État français.
[2] Sic.
[3] Puis d’ajouter que les « témoignages » recueillis dans le cadre de ce reportage sont « confirmés par » une « enquête Ifop/ Paris Match/Europe 1 dans laquelle la fille Le Pen recueille 36% des voix chez les travailleurs, très loin devant DSK (17%) et Nicolas Sarkozy (15%) ».
[4] Sous les nourris applaudissements, mais ce n’est pas rappelé, du Journal du dimanche, où l’on acclama cette courageuse mais nécessaire réforme.
[5] Et sans doute aussi, mais ce n’est pas dit non plus, par les journaleux qui ont ovationné cet automne la réforme des retraites.
[6] Patrice Deuve juge aussi que « Marine Le Pen n’a pas toujours tort », mais qu’« elle est quand même extrême ».

Sebastien Fontenelle de la revue Politis