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jeudi 2 mai 2013
vendredi 19 avril 2013
SYRIE : L'Observatoire Syrien des droits de l’homme est une fraude financée par l’UE ?
Le New York Times admet que le groupe frauduleux syrien de défense des droits humains est l’affaire d’« un homme-orchestre » financé par l’Union européenne et un autre « pays européen ».
12 avril 2013 (LD) – En réalité, il y a longtemps que l’on a révélé l’absurde façade propagandiste qu’est l’Observatoire syrien des droits le l’Homme, dirigé par Rami Abdel Rahman depuis sa résidence dans la campagne anglaise. Selon un article de Reuters de décembre 2011 intitulé Coventry : un foyer improbable pour un éminent activiste syrien, Abdel Rahman admet être un membre de l’« opposition syrienne » cherchant à chasser le président syrien Bachar Al-Assad :
dimanche 7 avril 2013
mercredi 17 octobre 2012
CRI DU COEUR de CLAUDE ZEREZ : Lettre ouverte à Monsieur Francois Hollande, Président de la République Française, et à son Ministre des Affaires Etrangères
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française et à son Ministre des Affaires Etrangères.
Monsieur le Président de la République Française,Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,
A l’image de nombreux syriens, je me retrouve père d’une victime de la guerre qui se déroule dans notre pays. Pascale avait vingt ans lorsque le 9 octobre dernier, le bus public qui la conduisait fut l’objet d’une attaque dans laquelle elle périt, assassinée par une bande armée reconnue comme faisant partie de l’Armée Syrienne « Libre » que vous soutenez, encouragez et alimentez depuis le début du mouvement.
Des raisons d’Etat vous poussent peut-être à prendre position en faveur de l’Armée Syrienne « Libre » (ASL) mais ne clamez surtout pas que c’est pour libérer le peuple syrien de la dictature. Le régime syrien actuel et son appareil politique n’est pas tendre, nous le savons depuis longtemps, mais les « bandes » de l’ASL associent également l’arbitraire à la brutalité ; ce mouvement porte en lui les germes d’une nouvelle dictature qui nous fera certainement regretter la précédente.
vendredi 25 mai 2012
MONDE : Guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine
Le montant des taxes anti-dumping imposées par Washington aux importations de panneaux chinois est plus élevé qu’attendu. Les fabricants et l’État chinois protestent contre ces mesures qu’ils jugent « protectionnistes » et menacent de mesures de rétorsion.
dimanche 19 février 2012
Pour faire face à la crise, faut-il une gouvernance mondiale ?
Par Renaud Dozoul
Renaud DOZOUL, 34 ans, est architecte de formation. Il crée une agence à Paris en 2004 après avoir exercé pendant deux ans à Mexico. Il se consacre désormais à la recherche économique à l’Institut Economique Molinari, et à l’écriture. Il publie notamment en 2011 « 10 bonnes raisons de restaurer la Monarchie » aux éditions Muller et travaille actuellement sur un ouvrage consacré aux fondements de la liberté en occident.
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L’idée fait son chemin depuis longtemps, mais la crise tombe à point nommé pour accompagner l’irénisme qui motive ce genre de constructions politiques. Pour certains, comme le problème est global, la solution doit être globale : il faudrait mettre en place des pouvoirs publics globaux, internationaux, pour essayer de régler les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés.
Outre la logique un peu sommaire qui voudrait que plusieurs causeurs de problèmes deviennent en se réunissant des créateurs de solutions, l’idée d’un État planétaire pose le problème essentiel de la toute puissance de l’État et des limites de son expansion.
lundi 13 février 2012
SYRIE : Dernier point
7S7 MISE À JOUR Les ministres arabes des Affaires étrangères réunis aujourd'hui au Caire envisagent de se mettre en contact avec l'opposition syrienne et de former une mission de paix conjointe avec l'ONU, selon un projet de résolution.
La Ligue envisage d'"ouvrir des canaux de communication avec l'opposition syrienne et de lui fournir toutes les formes de soutien politique et matériel", d'après ce texte. L'organisation prévoit aussi de "mettre fin à la mission des observateurs de la Ligue arabe (...) et d'inviter le Conseil de sécurité à adopter une résolution formant des forces de maintien de la paix arabo-onusienne conjointe".mardi 7 février 2012
Slovaquie : Silence de l'Europe sur la dérive autoritaire de l'un de ses membres...
Pas souvent dans l'actualité, pourtant membre de l'UE... Étonnant comment, quel que soit le pays observé, ça pue la corruption et le glissement vers la restriction de liberté..une vraie vague autoritaire...Une dizaine de milliers de personnes sont attendues dans les rues de Bratislava, le 4 février, malgré la vague de froid sibérien, pour protester contre "le monde politique du Gorille” et “exprimer leur dégoût de la classe politique corrompue", écrit SME. Elles réclameront également que les élections législatives anticipées prévues en mars soient repoussées en septembre.
Explosif et mystérieux, un dossier nommé Gorila rassemble les preuves de la corruption de l’élite politique et économique slovaque.
A deux mois des législatives anticipées, à qui profitent ces révélations ?
A deux mois des législatives anticipées, à qui profitent ces révélations ?
Le dossier, baptisé du nom de code Gorila par un expert anonyme des Services de renseignement slovaques (SIS), révèle au grand jour les rapports existant entre le groupe financier Penta et des responsables politiques dans les années 2005-2006, sous le gouvernement de droite de Mikuláš Dzurinda.
Il a été constitué à partir d’écoutes téléphoniques effectuées dans un appartement, théâtre d’une conspiration, dans lequel le représentant de Penta, Jaroslav Haščák, y a notamment rencontré à plusieurs reprises Jirko Malchárek, ministre de l’Economie de l’époque, et Anna Bubeníková, l’ex-directrice du Fonds du patrimoine national.
Toute l’affaire repose sur la retranscription de ces enregistrements. Il y est fait état des montants, des millions de couronnes, qui doivent être versées à tel ou tel responsable politique ou parti pour la privatisation d’entreprises, notamment dans le domaine de l’énergie et des transports.
Le scandale ouvre un conflit générationnel
mardi 7 juin 2011
Le chef de la police new-yorkaise est-il un ami de Sarkozy ?
Un journaliste américain, spécialiste de la police, décrit sur son blog les nombreux liens, qui existent entre le chef de l'Etat français et l'un des principaux protagonistes de l'affaire DSK.
Dans l'affaire DSK, les premiers rôles sont joués par l'accusé, la victime, les avocats, le procureur, mais aussi les policiers new-yorkais, et particulièrement leur chef, Ray Kelly.
Or, un journaliste, spécialiste du milieu policier new-yorkais, Leonard Levitt raconte sur son blog, que le même Ray Kelly est proche de Nicolas Sarkozy. De quoi alimenter la théorie, selon laquelle des fuites préjudiciables à DSK seraient organisées en haut lieu.
Leonard Levitt écrit qu'en 2006, le Président français, alors ministre de l'Intérieur, a décoré l'Américain de la légion d'honneur pour sa lutte contre le terrorisme.
Cet ancien responsable des douanes américaines sous Bill Clinton, francophile, a été également invité l'été dernier par le Président à la remise de la légion d'honneur à Alain Bauer, criminologue et expert français des questions de sécurité. Ce qui fait dire à Leonard Levitt que les relations du chef d'Etat et du commissaire ont "prospéré" depuis 2006, soulignant la tendance de Ray Kelly à accorder des faveurs aux "personnes puissantes et influentes qui sont susceptibles de lui rendre des services".
Il pointe ensuite le manque d'entrain de Ray Kelly à identifier l'origine des fuites concernant l'ancien directeur du FMI, aux conséquences pourtant dévastatrices pour l'accusé, alors qu'il avait déployé des moyens considérables lors de fuites similaires dans l'affaire Imette St. Guillen.
Sur la base de cet article de Leonard Levitt, Bruno Roger-Petit, chroniqueur politique du Nouvel Observateur, s'interrogeait ce matin sur le silence de la presse française à propose de cette amitié. Une connivence décrite comme "éclairante" dans la lecture du traitement de l'affaire DSK.
Une proximité entre procureurs également
mercredi 11 mai 2011
TENSION : Damas menace Israël
''S'il n'y a pas de stabilité ici (en Syrie) il n'y a aucun chance qu'il y ait la stabilité en Israël'', a ainsi déclaré Rami Makhlouf, un cousin de Bachar al-Assad.
''Rien ni personne ne peut garantir ce qui arrivera après, Dieu interdit que quelque chose n'arrive à ce pays (la Syrie)'', a-t-il ajouté.
Interrogé pour savoir si ces déclarations étaient un avertissement ou une menace, il a affirmé : ''Je n'ai pas dit la guerre…Ce que je dis c'est ne nous laissez pas souffrir, ne faites pas trop pression sur le Président, ne poussez pas la Syrie à faire quelque chose de malheureux''.
Se référant à la lutte du régime pour rester au pouvoir, il a souligné que les dirigeants du pays se battraient jusqu'à la fin. ''La décision du gouvernement maintenant est qu'il a décidé de se battre. Nous appelons ça une bataille jusqu'à la fin'', a-t-il continué.
De son côté, Bouthaina Shaaban, le principal conseiller de Bachar al-Assad a déclaré que le régime avait maintenant la haute main sur les manifestants syriens.
''J'espère que nous assistons à la fin de cette histoire. Je pense que maintenant, nous avons passé le moment le plus dangereux. Je l'espère et je le pense'', a-t-il affirmé.
jeudi 5 mai 2011
Libye : la guerre a déjà coûté 50 millions d'euros à la France

Le coût total du conflit est encore difficile à évaluer mais cette dépense non prévue devra bien être financée.
Au moment des réductions de déficit budgétaire, la tâche s'annonce délicate.
Un mois et demi après le début des hostilités, la guerre en Libye a déjà coûté 50 millions d'euros à la France. Gérard Longuet, ministre de la Défense, a lâché ce chiffre mardi soir devant la commission de la Défense nationale, indique Les Echos .
La facture des missiles tirés par les avions de combat s'élève à près de 30 millions d'euros, chaque missile de croisière coûtant près d'un million. Il faut ajouter les coûts de fonctionnement des appareils : l'heure de vol d'un Rafale est évaluée à 40.000 euros et l'heure d'intervention du porte-avions Charles de Gaulle à 50.000 euros. Les primes versées aux militaires pèsent également sur la facture, à hauteur de près de 10 millions.
La guerre n'est pas terminée et le coût des opérations devraient s'accroître si les conflits s'enlisent. Mais quel que soit le coût final, ces dépenses non prévues devront être financées. Le budget prévisionnel du ministère de la Défense tablait sur 900 millions d'euros pour les opérations extérieures en 2011, montant identique à celui de 2010, dont environ 500 millions pour l'Afghanistan. Sur ce montant, 630 millions d'euros ont été budgétés et 50 millions sont attendus de la part de l'ONU, indique Les Echos .
Ainsi, 220 millions manquent déjà et il faut y ajouter le coût des dépenses en Libye. Une partie des sommes dépensées en Libye sont pour l'heure puisées sur les budgets d'entrainements de l'armée qui risqueraient toutefois de ne pas suffire. Et à l'heure des restrictions budgétaires, la somme pourrait être plus difficile à refinancer.
LeFigaro.fr,
mardi 3 mai 2011
Arabie saoudite : Dictature monarchique à ciel ouvert
Faisant allusion aux récents changements et restrictions imposés à la loi de la presse et de l’édition, en Arabie saoudite, le quotidien écrit que le changement de ladite loi montre que les Saoudiens ont un long chemin à parcourir, pour parvenir à leurs objectifs et pour créer des changements démocratiques. Les responsables saoudiens ont imposé, récemment, encore plus de restrictions aux médias du pays, ainsi que des amendes et des sanctions, pour les journaux qui critiquent le gouvernement et les personnalités religieuses et politiques.
Source: www.medialibre.eu
mercredi 6 avril 2011
mardi 5 avril 2011
International : les Syriens accusent les Qataris de tentative de déstabilisation
Les Syriens accusent directement les Qataris, et plus particulièrement le premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Hamad ben Jassem ben Jabr Al Thani, de jouer un rôle dans les protestations qui secouent les villes de Derâa et de Lattaquieh.
Les officiels syriens accusent ce dernier de financer les Frères musulmans et d’utiliser la chaîne Al Jazeera pour appeler à la révolution contre le régime « mécréant » de Syrie, allusion faite à la minorité allaouite qualifiée d’ « hérétique » par les musulmans sunnites. Ceci a été considéré par les responsables syriens comme un dépassement des lignes rouges. Craignant une riposte syrienne d’ampleur, l’émir du Qatar a dépêché son fils, le prince héritier, à Damas et non son premier ministre qui serait devenu persona non grata en Syrie, afin d’apaiser les esprits et de s’engager à réparer les dégâts par tous les moyens.
Le prince héritier du Qatar, qui est resté deux jours dans la capitale syrienne, a rencontré le président Bachar Al Assad, et son principal conseiller, le général Mohamad Nassif, mais il est néanmoins retourné bredouille. Les Syriens lui ont fait comprendre « qu’il n’y avait pas d’amour, mais seulement des preuves d’amour », et que toutes les promesses de son père aux chefs d’Etat arabes concernant l’arrêt des ingérences dans leurs affaires internes à travers Al Jazeera ou les courants islamistes, n’ont jamais été tenues.
Dans ce contexte, un haut responsable Koweitien a affirmé à « Maghreb Intelligence » qu’après l’annonce de sa participation aux frappes aériennes contre les brigades de Kadhafi et la reconnaissance du Conseil de Transition Libyen, le Qatar devrait payer « tôt ou tard » le prix de ses ambitions. A se faire trop d’ennemis, le petit émirat pourrait à son tour, être déstabilisé par des puissances régionales qui ont pris ombrage de son influence cathodique.
Les officiels syriens accusent ce dernier de financer les Frères musulmans et d’utiliser la chaîne Al Jazeera pour appeler à la révolution contre le régime « mécréant » de Syrie, allusion faite à la minorité allaouite qualifiée d’ « hérétique » par les musulmans sunnites. Ceci a été considéré par les responsables syriens comme un dépassement des lignes rouges. Craignant une riposte syrienne d’ampleur, l’émir du Qatar a dépêché son fils, le prince héritier, à Damas et non son premier ministre qui serait devenu persona non grata en Syrie, afin d’apaiser les esprits et de s’engager à réparer les dégâts par tous les moyens.
Le prince héritier du Qatar, qui est resté deux jours dans la capitale syrienne, a rencontré le président Bachar Al Assad, et son principal conseiller, le général Mohamad Nassif, mais il est néanmoins retourné bredouille. Les Syriens lui ont fait comprendre « qu’il n’y avait pas d’amour, mais seulement des preuves d’amour », et que toutes les promesses de son père aux chefs d’Etat arabes concernant l’arrêt des ingérences dans leurs affaires internes à travers Al Jazeera ou les courants islamistes, n’ont jamais été tenues. Dans ce contexte, un haut responsable Koweitien a affirmé à « Maghreb Intelligence » qu’après l’annonce de sa participation aux frappes aériennes contre les brigades de Kadhafi et la reconnaissance du Conseil de Transition Libyen, le Qatar devrait payer « tôt ou tard » le prix de ses ambitions. A se faire trop d’ennemis, le petit émirat pourrait à son tour, être déstabilisé par des puissances régionales qui ont pris ombrage de son influence cathodique.
Source: www.maghreb-intelligence.com
dimanche 3 avril 2011
Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro et Gérard Longuet : «Ne pas exposer de Français comme otages»
Invité du «Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro», le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé que la «responsabilité de la France est de protéger nos compatriotes.
La question d'un éventuel rapatriement des Français de Côte d'Ivoire, où la situation est de plus en plus tendue, est une «question qui se pose et qui sera réglée dans les heures qui viennent », a annoncé dimanche le ministre français de la Défense, Gérard Longuet. «Il appartiendra au ministre des Affaires étrangères de le dire », a indiqué M. Longuet, qui était l'invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», après avoir participé à une réunion de crise sur la Côte d'Ivoire à l'Élysée.
Le Quai d'Orsay évalue à 12 200 le nombre de Français actuellement en Côte d'Ivoire, dont 11 800 à Abidjan. Quelque 7 300 ont la double nationalité. (je suis curieux de savoir d'où proviennent les armes dans chaque camps, qui les leur fournit ?)
« Celui qui est pressé est toujours perdant»
Cependant, la France «n'a aucune vocation à intervenir, sauf si l'ONU le lui demande» (en ferait-il la demande, et qui va payer les frais... le contribuable français une fois de plus ?).
Interrogé sur la crise libyenne, Gérard Longuet a reconnu que les frappes aériennes ne suffiraient pas à gagner la guerre. Le but de cette intervention est de «démontrer que Kadhafi ne l'emportera pas par la force». «Dans un rapport de forces, a-t-il ajouté, celui qui est pressé est toujours perdant. » Gérard Longuet a démenti la présence de forces spéciales françaises sur le sol libyen.
Côte d'Ivoire : la guerre civile dégénère en catastrophe humanitaire
Après les affrontements à l'arme lourde de samedi autour du palais présidentiel et de la résidence de Gbagbo. Dimanche, les combats ont diminué d'intensité. La force française Licorne a pris le contrôle de l'aéroport d'Abidjan.
La bataille pour le contrôle d'Abidjan s'annonce rude. Les deux camps qui s'opposent, les troupes et les miliciens des « jeunes patriotes » fidèles à Laurent Gbagbo et les combattants de Guillaume Soro et d'Alassane Ouattara, le président élu et reconnu par la communauté internationale, se préparent aux confrontations finales dans une ville tenaillée par la peur.
La nouvelle des massacres dernièrement découverts glace les esprits.
La Croix-Rouge estime à plus de 800 les personnes exécutées dans la seule journée de mardi à Duékoué, une ville dans l'ouest du pays, dans le cadre de « violences intercommunautaires ». Selon la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, les féroces tueries auraient été perpétrées « pour la plupart » par les partisans de Ouattara et de Soro : des quelque 330 victimes découvertes, une centaine environ auraient été exécutées par les affidés de Gbagbo et les autres par les miliciens ennemis. Le porte-parole des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) d'Ouattara et de Soro nie toute responsabilité dans les tueries en prétendant ne s'être attaqué qu'à des miliciens.
La Croix-Rouge estime à plus de 800 les personnes exécutées dans la seule journée de mardi à Duékoué, une ville dans l'ouest du pays, dans le cadre de « violences intercommunautaires ». Selon la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, les féroces tueries auraient été perpétrées « pour la plupart » par les partisans de Ouattara et de Soro : des quelque 330 victimes découvertes, une centaine environ auraient été exécutées par les affidés de Gbagbo et les autres par les miliciens ennemis. Le porte-parole des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) d'Ouattara et de Soro nie toute responsabilité dans les tueries en prétendant ne s'être attaqué qu'à des miliciens.
Proche du Liberia et de la Guinée, la ville de Duékoué est principalement habitée par les Wés, plutôt favorables au président sortant. Les affrontements intercommunautaires entre les Wés (ethnie constituée par les peuples Wobés et Guérés) et les ethnies du Nord, les Dioulas et les Burkinabés avant tout, qui constituent le fer de lance des FRCI, y sont récurrents La guerre civile les a rendus beaucoup plus violents.
Les massacres ethniques semblent ainsi s'ajouter aux exodes massifs. « Près de 500.000 personnes ont fui leur habitation depuis le début de la crise », avance Michel Galy, un sociologue spécialisé dans les conflits en Afrique de l'Ouest, dans un entretien à « L'Express ». « Les Sahéliens, les "Néo-Dioulas" du Nord, fuient davantage à l'extérieur du pays, vers le Burkina Faso et le Mali. Ceux qui sont en pays Bété (ouest) partent vers le Ghana ou le Liberia, qui a vu arriver depuis quelques semaines entre 80.000 et 100.000 réfugiés ivoiriens », précise-t-il. La crise humanitaire s'exporte en « Guinée, en Mauritanie, au Sénégal et au Nigeria, dont les ressortissants sont nombreux en Côte d'Ivoire ».
Si la guerre civile creuse un peu plus les divisions communautaires, le seul à en faire les frais sera Alassane Ouattara, dont la capacité de garder la Côte d'Ivoire unie en ressortira considérablement affaiblie. « Aucun des deux "présidents" ne peut prétendre pouvoir gouverner le pays dans son intégralité. Depuis plus de dix ans, la Côte d'Ivoire est coupée en deux et cette nouvelle crise n'a fait qu'approfondir la cassure », jugeait à la mi-mars déjà l'écrivaine et universitaire Véronique Tadjo, interrogée par RFI.Merci qui ? Si la France ne s'était pas mise ainsi les "pieds dans le plats" pour soutenir l'un au détriment de l'autre, rien de cela n'aurait pu avoir lieu.
Source de MASSIMO PRANDI
vendredi 1 avril 2011
Monde arabe : les manifestations, pays par pays
Source : Par Delphine Dauvergne de Témoignage Chrétien
Maroc
Les premières manifestations ont commencé il y a un mois, à l'appel du "Mouvement du 20 février" initié sur Facebook. L'appel est soutenu notamment par l'association Justice et Bienfaisance, principal mouvement islamiste au Maroc, ainsi que par l'Association marocaine des droits humains. Dimanche 27 mars, des milliers de Marocains ont défilé pour réclamer plus de justice sociale. Une semaine plus tôt, ils étaient déjà 35 000 à manifester pour la démocratie et contre la corruption, malgré les réformes annoncées le 9 mars par le roi Mohammed VI. Une commission de révision de la Constitution devrait y inscrire l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs et le renforcement des pouvoirs du Premier ministre. Un premier pas vers une monarchie parlementaire.
Syrie
Le 15 mars, des dizaines de personnes se sont rassemblées à Damas pour "une Syrie sans tyrannie, sans loi d'urgence ni tribunaux d'exception". Depuis, les manifestations se multiplient mais la répression est violente. A Deraa, ville au centre de la contestation, on évalue à plus d'une centaine le nombre de manifestants tués par les tirs des forces de sécurité. Malgré les promesses de mesures anti-corruption et d'augmentations de salaire pour les fonctionnaires, les manifestations se poursuivent.Le 25 mars, le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000, a annoncé la libération de 260 détenus politiques. Le lendemain, l'armée est entrée à Lattaquié dans le nord-ouest où des accrochages ont fait 13 morts et plus de 150 blessés.
Près d'un million de Syriens ont participé à des manifestations pro-Assad le 29 mars. Lors de son discours devant le Parlement mercredi 30 mars, le président a dénoncé la "conspiration" contre son pays. Il a accepté la démission du Premier ministre Naji Otri avant de le nommer Premier ministre par interim en attendant la formation d'un nouveau gouvernement. Une commission de juristes a été chargée d'examiner une levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, il devrait être remplacé par une législation sur la lutte contre le terrorisme. La commission terminera ses travaux d'ici le 25 avril.
Des appels à manifester ce vendredi 1er avril ont été lancés sur Internet, toujours pour réclamer une libéralisation du régime.
Yémen
Depuis le 21 février, un sit-in est tenu devant l’université de la capitale, Sanaa, pour obtenir la chute du régime. A la tête du pays depuis 32 ans, le président Ali Abdallah Saleh a été obligé le 20 mars de limoger son gouvernement après la démission de trois ministres. Une mesure insuffisante pour l’opposition.La répression a déjà fait plus de 50 morts et des centaines de blessés. Suite à ces violences le Parlement avait approuvé l’instauration de l’état d’urgence le 23 mars. Deux jours plus tard, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur deux places distinctes de Sanaa : d’un côté les partisans du président et de l’autre ses opposants réclamant son départ.
Ali Abdallah Saleh a fait de nouvelles concessions mercredi 30 mars, proposant de demeurer à son poste jusqu'à la prochaine élection prévue en 2013 tout en transférant ses pouvoirs à un gouvernement de transition.
Des dizaines de milliers d'opposants ont manifesté à Sanaa jeudi 31 mars en mémoire des 82 manifestants morts depuis le début de la contestation et pour le départ du chef de l'Etat. Le président a appelé ses partisans à une nouvelle démonstration de force ce vendredi 1er avril, alors que ses opposants poursuivent leur mobilisation. Lâché par une partie des militaires, les tribus, les dignitaires religieux, le président s’apprêterait à quitter le pouvoir.
Jordanie
Les manifestations se poursuivent depuis trois mois, mais le départ du roi Abdallah II, au pouvoir depuis 12 ans, n'est pas exigé. Le 24 mars, des centaines de jeunes campaient sur la place Abdel Nasser à Amman pour réclamer des réformes et moins de corruption. Suite aux attaques de loyalistes contre les manifestants, la police a décidé de démonter le campement des « jeunes du 24 mars ».Les premiers affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants à Amman le 25 mars ont fait un mort et plus de 130 blessés. Le lendemain, l'opposition a exigé le départ du Premier ministre Maarouf Bakhit. Le roi Abdallah II a reçu le 29 mars la Commission de dialogue, suite à la démission de 15 ses membres qui ont voulu protester contre les violences des loyalistes. Le roi s'est engagé à ne pas permettre des obstructions au processus de réforme et a interdit aux loyalistes de manifester dans la capitale.
Avec des milliers de manifestants mobilisés pour soutenir leur roi, le pays n'est pas encore prêt à changer de régime. Néanmoins, des jeunes membres des Frères musulmans prévoient un sit-in ce vendredi 1er avril devant la mairie d'Amman.
Oman
Depuis fin février, les Omanais manifestent pour obtenir la démission de plusieurs ministres accusés de corruption, plus de liberté et des emplois accompagnés de salaires corrects. Le 5 mars, le sultan Qabous Ben Saïd Al-Saïd, au pouvoir depuis 40 ans, a limogé deux ministres et annoncé la création de 50 000 emplois, des aides pour les chômeurs, ainsi que la mise en place d'une commission pour donner plus de pouvoir à l'assemblée consultative élue.Le sultan a aussi décidé le 12 mars de transférer des pouvoirs législatifs qu’il monopolise. Les Omanais, lassés des annonces, manifestaient toujours le 23 mars à Muscat, la capitale.
A Sohar, à 200 km au nord de Mascate, l'armée a délogé mardi 29 mars une poignée de protestataires qui observaient depuis un mois un sit-in pour réclamer des réformes. Le site est devenu un symbole pour les protestataires omanais après la mort d'un manifestant, tué fin février par les forces de sécurité près d'un poste de police à Sohar. Malgré ces résistances, la situation n’a pas encore atteint l’ampleur des révoltes voisines.
Algérie
Depuis les émeutes contre la vie chère de janvier qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés, les Algériens continuent de se mobiliser malgré la levée de l'état d'urgence – instauré depuis 1992 - , le 24 février, et les réformes annoncées par le président Abdelaziz Bouteflika le 19 mars. Dimanche 27 mars quatre sit-in se sont tenus et un enseignant contractuel a tenté de s'immoler devant la présidence de la République. La veille une marche à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a été empêchée par la police à Alger.La CNCD-partis politiques a rendu publique le 27 mars une « plateforme pour le changement démocratique » et maintient les manifestations du samedi. L’agitation sociale continue mais a des difficultés à se transformer en contestation politique. Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a assuré mercredi 30 mars que "L'Algérie ne vit pas une crise politique mais plutôt des crises sociales qui ne nécessitent ni la dissolution du parlement ni un changement de système politique".
Égypte
La réforme de la constitution a été acceptée par 77,2% des Égyptiens le 19 mars. Le texte prévoit notamment d'imposer une limite de deux mandats présidentiels de quatre ans. Le pays n'est pas encore apaisé. Le 25 mars, des heurts ont éclaté entre des partisans d'Hosni Moubarak et des opposants qui demandent que le nom du président déchu soit retiré des institutions publiques. Au Caire une manifestation est prévue place Tahrir le 1er avril, à l'appel de mouvements ayant participé au soulèvement, notamment pour réclamer un jugement du président, de sa famille proche et de plusieurs figures de l'ancien régime. Le Conseil suprême des forces armées envisage de reporter de six mois le scrutin présidentiel initialement prévu en décembre 2011.Tunisie
Ancien ministre sous Bourguiba, réputé libéral, Béji Caïd Essebsi est Premier ministre de la Tunisie depuis un mois. Le 7 mars, son gouvernement a été approuvé par le président par intérim Fouad Mébazzaâ. Cette nouvelle équipe ne compte plus aucun ministre ayant servi dans le dernier gouvernement du président Ben Ali. Autre symbole, lundi 28 mars, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de Ben Ali, a été définitivement dissout. Les Tunisiens sont conviés aux urnes le 24 juillet prochain pour élire une assemblée constituante. Cette assemblée sera chargée de rédiger une nouvelle constitution et de mettre fin à la transition en cours.Béji Caïd Essebsi s’est exprimé mercredi 30 mars pour tenter de rassurer l’opinion tunisienne sur l’évolution de la transition. Mais un nouveau sit-in est prévu ce vendredi 1er avril à la Kasbah, où deux précédentes manifestations avaient conduit à la chute des deux premiers gouvernements de transition.
Arabie Saoudite
Les manifestations ne rassemblent que quelques dizaines de personnes, mais le roi Abdallah a préféré prendre les devants. Le 18 mars, il a annoncé un plan de subventions sociales de plus de 70 milliards de dollars (!), incluant des aides aux chômeurs et aux secteurs de l'habitat et de la santé, la création de 60.000 emplois dans le domaine de la défense et la mise en place d'un comité de lutte contre la corruption. Malgré cela, plusieurs centaines de chiites ont manifesté dans deux villes de l'est de l'Arabie saoudite le 25 mars pour demander la libération de détenus et le retrait des troupes saoudiennes envoyées à Bahreïn.Bahreïn
Depuis février, le roi Hamad al-Khalifa est confronté à de nombreuses manifestations. Mi-mars, le pays comptait 70% de grévistes dans presque tous les secteurs de l’économie. En réponse, le roi a institué la loi martiale et un couvre-feu. Avec l’aide de 1500 soldats et policiers envoyés par l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, une vague de répression s'exerce contre les manifestants et a déjà fait au moins 20 morts et des centaines de blessés. Malgré tout, les rassemblements continuent. Les arrestations d'opposants et de blogueurs se sont multipliées ces derniers jours à Bahreïn, où plus de 300 personnes ont été placées en détention et plusieurs dizaines d'autres sont portées disparues selon l'opposition. Le Wefaq, première formation de l'opposition chiite à Bahreïn, a accepté dimanche 27 mars l'offre de médiation du Koweït dans la crise politique que traverse le royaume.Koweït
L'émir cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah a accepté la démission de son Premier ministre, Nasser Mohammed al-Ahmad Al-Sabah, jeudi 31 mars, sous la pression de députés de l'opposition qui réclament un nouveau Premier ministre. Depuis cinq ans, le pays est soumis à des crises à répétition, le gouvernement a déjà dû démissionner six fois et le Parlement dissous à trois reprises. Depuis un mois, la dynastie sunnite au pouvoir dans ce pays à majorité chiite était confrontée à des manifestations pour la démocratie. L'état d'urgence a été déclaré et au moins 20 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations. Les opposants accusent la famille régnante d'abus de pouvoir, d'irrégularités financières et d'atteintes aux libertés.jeudi 31 mars 2011
Tunisie: reprise des manifestations dans le centre de Tunis
| Le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, le 25 mars 2011 à Tunis |
"On ne sait pas ce que nos politiciens font exactement dans cette période importante de l'histoire de la Tunisie, rien de concret n'a été réalisé ni pour réduire le chômage ni pour instaurer la stabilité et la sécurité dans le pays", a renchéri Salem, 27 ans.
Depuis une semaine, des groupes de jeunes se regroupent chaque jour devant le théâtre de Tunis pour exprimer leur colère, et dénoncent sur haut-parleur "la passivité du gouvernement de transition qui ne fait que limoger un ministre ou condamner la corruption des partisans du président déchu Zine El Abidine Ben Ali", selon Mouna, une étudiante de 24 ans.
Le président par intérim Foued Mebazaa a démis lundi de ses fonctions le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, sur proposition du Premier ministre Béji Caïd Essebsi.
Il a été remplacé par Habib Essid, 61 ans, un diplômé en agronomie de l'Université du Minnesota aux Etats-Unis. Ce dernier est déjà contesté pour avoir occupé sous le régime Ben Ali (nov 1987-janv 2011) les postes de chef de cabinet du ministre de l'Agriculture de 1993 à 1997 puis du ministre de l'Intérieur de 1997 à 2001.
"Les protestations, les sit-in et les grèves ne sont plus tolérables et ne doivent pas continuer, même si elles s'appuient sur des revendications légitimes" a-t-il ajouté, alors qu'un appel a été lancé pour une grande manifestation vendredi place de la Kasbah, le quartier de la primature et des ministères, qui a longtemps été l'épicentre de la contestation après la chute de Ben Ali, le 14 janvier.
Par AFP
Côte d'Ivoire : la bataille d'Abidjan a commencé
| Partisans en arme à Abidjan, 31 mars 2011 © afp |
Depuis lundi et le début de leur offensive lancée dans le Nord-Ouest, les Forces républicaines, proches d'Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, ont conquis une grande partie du pays.
Tour à tour, elles ont avancé vers le Sud et l'Est, au point de s'emparer, parfois sans combattre après le départ de leurs adversaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo, de nombreuses villes, dont San Pedro, le grand port du cacao, et Yamoussoukro, la capitale politique.
Crainte de bain de sang
Ce jeudi, elles ont continué leur facile percée et ont atteint les portes d'Abidjan, la capitale économique, leur but ultime, en milieu d'après-midi. Là, c'est une tout autre situation qui les attend. Les partisans de Laurent Gbagbo, notamment les Jeunes patriotes, ont par exemple multiplié les barrages en prévision d'une éventuelle bataille à laquelle ils pourraient participer aux côtés des Forces de défense et de sécurité.
Désormais, pour les observateurs, Laurent Gbagbo n'a plus d'autre choix que de se retirer ou de livrer une bataille que chacun envisage et redoute. Elle pourrait en effet être sanglante dans une métropole qui compterait à présent au moins quatre millions d'âmes après l'exode de centaines de milliers d'habitants apeurés, et où les partisans des deux rivaux sont souvent voisins. De fait, les premiers échanges de tirs à l'arme lourde ont eu lieu dès la fin de l'après-midi dans une ville désertée et déjà victime de pillages.
Défections en masse
Guillaume Soro, le Premier ministre d'Alassane Ouattara, a appelé Laurent Gbagbo à se rendre et ses partisans à changer de camp. Une première victoire a eu lieu avec la défection du chef d'Etat-Major de l'armée régulière, qui s'était réfugié dès mercredi soir à l'ambassade d'Afrique du Sud. Selon l'Onuci, après les nouvelles défections des gendarmes et des policiers, seules les forces spéciales soutiennent d'ailleurs encore Laurent Gbagbo, dont les heures semblent comptées à la tête du pays.
Alassane Ouattara, dont le quartier général de l'hôtel du Golf n'est plus bloqué, a promis à l'ambassadeur de France qu'il respecterait "l'intégrité physique" de son adversaire si ce dernier se rendait.
Les Etats-Unis semblent par ailleurs suivre la situation avec attention puisque Washington a prévenu Laurent Gabgo qu'il serait tenu pour responsable en cas de violences dans la capitale économique ivoirienne. De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé jles deux camps opposés à éviter tout acte de "vengeance"...
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