mardi 20 septembre 2011

Extension des attaques économiques contre l'Europe


Standard & Poor's abaisse la note de l'Italie :



par James Mackenzie
ROME (Reuters) - Standard & Poor's a accentué mardi la pression sur la zone euro, toujours empêtrée dans la crise de la dette, en abaissant d'un cran la note de crédit de l'Italie pour la ramener à un niveau inférieur à celle de la Slovaquie.
Cette annonce n'a toutefois pas semblé prendre de court les Bourses, qui ont accusé brièvement le coup en Europe avant de repartir à la hausse, portées notamment par des rachats de positions à découvert. L'euro est lui tombé à 1,3593 dollar dans les transactions en Asie après cette annonce... Lire la suite

Standard & Poor's défend sa position sur l'Italie :

L'agence américaine, qui a abaissé d'un cran la note italienne, assure que son évaluation se fonde sur des analyses indépendantes. Silvio Berlusconi dénonce un jugement motivé par des considérations politiques et médiatiques. Lire la suite

mercredi 14 septembre 2011

Goldman Sachs prévoit un effondrement économique et un krach mondial

Goldman Sachs prévoit un effondrement économique et un krach mondial (source BOURSORAMA)

«Le monde financier est sur le point d’entrer en mode panique»- Goldman Sachs recommence. Goldman annonce au public que tout va bien, mais ils conseillent en même temps à leurs plus gros clients de parier sur un énorme effondrement financier. Un rapport de 54 pages écrit par Alan Brazil, leur tacticien, a été distribué aux clients de l’établissement. Le grand public n’est pas censé lire ce rapport. Des gens du Wall Street Journal ont heureusement mis la main sur une copie et nous ont informés de quelques détails.

Il semble que Goldman Sachs pense en secret à un futur effondrement financier, et ils ont de très intéressantes idées sur la manière de gagner de l’argent dans cet environnement financier turbulent où nous allons bientôt pénétrer. Brazil précise dans le rapport que le problème de la dette US ne peut être résolu par une dette supplémentaire, que la crise de la dette souveraine de l’Europe va encore s’aggraver et qu’un grand nombre d’établissements financiers européens sont au bord du gouffre. Si les plus hautes sphères du monde financier en parlent, nous devrions commencer à nous y intéresser.

Selon le Wall Street Journal, Brazil pense qu’un capital d’au moins mille milliards de dollars serait nécessaire pour renflouer les banques européennes ; que de petites entreprises américaines, autrefois source d’emplois sont languissantes ; et que la croissance chinoise peut ne pas être durable.

La communauté financière mondiale vit actuellement dans la peur. Comme je l’écrivais l’autre jour, le monde financier est sur le point d’entrer en mode panique. Les choses pourraient commencer à se disloquer n’importe quand. La plupart de ces grandes banques ne vont pas admettre publiquement à quel point les choses vont mal en ce moment, mais il y a une grande panique en privé.

Le plus surprenant peut-être dans tout ce qu’indique le rapport concerne les problèmes de dettes américaine et européenne. Par exemple, l’extrait suivant semble tout droit sorti du blog »The Economic Collapse Blog » (« Le Blog de l’Effondrement Économique »)…

Régler un problème de dette avec une dette supplémentaire n’est pas résoudre le problème sous-jacent. La croissance de la dette du Trésor américain a financé le consommateur mais n’a pas eu suffisamment d’impact sur la croissance de l’emploi. Les USA ont-ils la capacité de déprécier la monnaie mondiale de base ? »

Rappelez-vous que cette affirmation ne vient pas d’un gars quelconque sur Internet. C’est un analyste de haut niveau qui l’a mise dans un rapport pour des investisseurs spécialisés. Le rapport entre aussi dans les détails de la crise financière européenne. Brazil écrit comment l’euro se dirige vers des problèmes et comment des douzaines d’institutions financières d’Europe pourraient être en danger d’effondrement.

Mais quel que soit l’environnement, Goldman Sachs pense pouvoir gagner de l’argent. Voici le résumé des conseils de Brazil par Business Insider sur la manière de gagner de l’argent sur le dos de l’effondrement européen à venir…

  • - Achetez une option de 6 mois sur l’euro contre le franc suisse, en pariant ainsi que l’euro chutera contre le franc (le franc étant la monnaie estimée par Goldman comme la plus surévaluée au monde)
  • - Achetez un »credit default swap » de 5 ans indexé sur la dette européenne, le iTraxx 9. Ceci en pariant que certaines de ces sociétés seront en défaut et que votre police d’assurance paiera.
Ceci est tellement typique de Goldman Sachs. Ils vont dire quelque chose en public et puis tourneront casaque et feront exactement le contraire en privé.

Avant la crise financière de 2008, par exemple, Goldman Sachs a collecté des titres hypothéqués qu’ils savaient être de la foutaise et les ont vendus à des investisseurs comme s’ils étaient cotés triple A. Le pire c’était que Goldman pariait souvent en privé contre ces mêmes garanties. Le PDG de Goldman Sachs a même reconnu que sa banque d’affaires avait eu un comportement indécent durant les années 2006 et 2007.

Pour en savoir plus sur toute cette histoire, lisez cet article : « Comment Goldman Sachs s’est fait des dizaines de milliards de dollars sur le dos de l’effondrement économique américain en 4 faciles étapes. » Goldman Sachs va-t-il en payer les pots cassés ? Non, bien sûr que non.

Ils se feront bien un peu taper sur les doigts de temps en temps, mais la réalité est que les plus hauts niveaux du gouvernement se trouvent essentiellement composés d’ex-employés de Goldman Sachs. Goldman est l’une des banques »trop grosses pour couler » et ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent.

Le pouvoir des banques « trop grosses pour couler » continue malheureusement de s’accroître. A l’heure actuelle, les « six grosses » banques (Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Bank of America et Wells Fargo) possèdent maintenant des avoirs équivalents à 60% du PNB américain.

Goldman Sachs fut le deuxième plus gros donateur dans la campagne de Barack Obama de 2008, donc ne vous attendez pas à ce qu’Obama fasse quelque chose à ce sujet. Nous avons un système financier très profondément corrompu et toute cette corruption est la raison principale pour laquelle les choses partent en morceaux.

Le rapport de 54 pages mentionné ci-dessus est malheureusement exact – nous faisons réellement face à un krach mondial dû à la dette et nous nous dirigeons vers un effondrement économique. Vous n’entendrez pas la vérité par les médias dominants ou par la voix de nos hommes politiques, parce que « garder le calme chez les gens » est beaucoup plus une priorité pour eux que de dire la vérité.

La crise de la dette aux USA est non viable et la crise de la dette en Europe est non viable. Nous sommes justes dans le calme précédant la tempête, et personne ne sait exactement quand la tempête va se déchaîner. Mais qu’il ne subsiste aucun doute, elle surviendra.

La stupéfiante prospérité dont nous avons joui pendant ces dernières décennies a été largement une illusion générée par la dette. Ce fut une grande fête tant qu’elle a duré mais, maintenant elle touche à sa fin et les conséquences du krach à venir vont être absolument horribles.

Soyez vigilants et préparez-vous. Nous ne savons pas exactement quand l’effondrement aura lieu mais il est définitivement en route et maintenant même Goldman Sachs l’admet.

lundi 12 septembre 2011

Banques : le marché reste sourd aux appels au calme


Les banques européennes bénéficieront des liquidités "nécessaires", clament le président de la Banque centrale européenne, ainsi que le gouverneur de la Banque de France et le ministre français de l'économie, alors que les valeurs bancaires continuent de plonger. 


Face à l'affolement général sur les banques françaises, Jean-Claude Trichet, Christian Noyer et François Baroin ont tenté de calmer le jeu. Ils martèlent que comme les autres banques européennes, elles ne seront pas à court de liquidités. La crise grecque conjuguée aux menaces de l'agence de notation Moody's et aux inquiétudes de Christine Lagarde ont particulièrement effrayées les investisseurs.


Pour tenter de les rassurer, le président de la Banque centrale européenne a affirmé que les banques centrales sont prêtes "à fournir aux banques les liquidités demandées" en "quantité illimitée" et à "taux fixe" pour la zone euro."  Lire la suite ici >>>> 




Plombé par les banques, sous le coup d'une possible dégradation de leurs notes par Moody's, le CAC 40 a effacé 2 ans et demi de gains. Malgré les déclarations visant à rassurer le marché sur la santé des établissements financiers, le secteur bancaire a chuté de 10,62 %. 


CAC40 - Evolution du cours de Bourse
La Bourse de Paris a entamé la semaine comme elle a terminé la précédente : en forte baisse. Une chute emmenée par les valeurs financières qui représentent 14 % de l'indice CAC 40. Après avoir décroché jusque 5,17 % dans le sillage de l'annonce de l'explosion sur le site nucléaire de Marcoule dans le Gard, le CAC 40 a quelque peu réduit ses pertes notamment grâce à la bonne tenue de Wall Street pour finalement terminer sur un repli de 4,03 % à 2.854,81 points.


Après avoir réagi vendredi aux propos de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, et à la démission de Jürgen Stark, l'économiste en chef de la BCE, le marché parisien s'est inquiété ce lundi d'une éventuelle dégradation de la note des banques françaises par Moody's. Le 15 juin dernier, l'agence de notation avait en effet indiqué avoir placé BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale sous surveillance avec une perspective négative, se donnant trois mois pour l'examen de leurs notes. Lire la suite ici >>>> 



 Voir aussi : 

La Grèce sera à court d'argent le mois prochain !
Ces déclarations vont dans le même sens que d'autres propos, tenus sous le sceau de l'anonymat par des responsables grecs, disant que les coffres du pays seraient vides d'ici quelques...

mercredi 7 septembre 2011

Ce que je sais c’est que je ne sais rien



« Ce que je sais c’est que je ne sais rien ». En ces temps troublés, il serait bon que chacun médite régulièrement cette phrase du philosophe Socrate. 
En effet, qu’ils soient dirigeants politiques, banquiers centraux, agents de notation, politologues, économistes, financiers, analystes en tous genres ou encore météorologues, il est frappant de voir avec quelle facilité et quelle rapidité, la grande majorité de ces soi-disant « sachants » ne cesse de se tromper et de lancer des contre-vérités, parfois lourdes de conséquences. 
L’été qui vient de s’écouler nous en a encore fourni des exemples flagrants.


Marre d'être manipulés !

Le plus récent réside dans les craintes sur le cyclone Irène qui, aux dires des experts américains, devait dévaster la Floride. Mais il n’en fut rien. Puis, ce fut au tour de Manhattan d’être l’objet de toutes les inquiétudes. A en croire les spécialistes et même le Maire de New York, le « Hurricane Irene », pourtant rétrogradé en catégorie 1, était en mesure de balayer les gratte-ciels new-yorkais…Finalement, les plus gros dégâts ont été enregistrés dans le Vermont, qui était pourtant présenté comme peu vulnérable, à tel point qu’aucun plan d’évacuation n’y avait été décidé... La période des cyclones venant de commencer outre-Atlantique, cela promet encore pas mal d’atermoiements et de grosses frayeurs. Espérons simplement que les erreurs à venir ne seront pas coûteuses en vies.

Comme nous le rappelons régulièrement, les économistes ont été créés par solidarité avec les météorologues, afin que ces derniers ne soient pas les seuls à se tromper. Il existe donc un parallèle naturel entre les erreurs des « Monsieur Météo » autour du cyclone Irène et celles des économistes, analystes et autres financiers autour de la crise de cet été. Et pour cause : tout et n’importe quoi a été dit sur les dettes publiques européennes et américaines, si bien que moins de trois ans après le cyclone de catégorie 5, Lehman Brothers, un nouvel ouragan était sur le point de détruire une bonne partie de la planète financière internationale. Tout ça pour quoi ? Parce que, dans un bureau new-yorkais, quelques « professeurs Nimbus » en puissance ont choisi de dégrader la note de la dette publique américaine de AAA à AA+.

Dans un contexte estival de faibles volumes d’échanges sur les marchés boursiers internationaux, et après avoir été déjà largement alimentée par la crise grecque, la spéculation s’est alors emballée, si bien qu’il paraissait impossible de stopper l’hémorragie. Toutes les rumeurs les plus folles se rependaient, alimentant le plongeon des bourses mondiales. En quelques jours, des entreprises saines, affichant des profits élevés et n’ayant rien à voir, de près ou de loin avec la dette publique américaine, voyaient leurs cours s’effondrer dans des proportions démesurées.

Face à de tels mouvements excessifs, il faut constamment se demander « à qui profite le crime ? ». Et ce d’autant qu’au plus fort de la dégringolade boursière, les principaux ordres de vente ne venaient pas des Institutions financières traditionnelles, mais plutôt de fonds d’investissement très court-termistes ayant intérêt à alimenter la volatilité. Dès lors, à partir du moment où les cours boursiers devenaient vraiment trop bas et sans véritable justification économique, ces mêmes fonds ont racheté massivement les actions qu’ils avaient tant vilipendées quelques jours plus tôt. Comme souvent, nous avons donc été manipulés. De là à imaginer qu’il s’agit d’une manœuvre orchestrée par la CIA pour affaiblir l’Europe, il y a néanmoins un fossé à ne pas franchir. De quoi rappeler combien le fonctionnement des marchés reste encore mal compris par le plus grand nombre.

Car, ne l’oublions pas : la spéculation ne tombe pas du ciel. Elle commence toujours à cause d’un mobile objectif. Ainsi, si la crise de la dette publique a explosé dans la zone euro, ce n’est pas parce que l’Oncle Sam l’a décidé, mais parce que la politique économique menée dans l’UEM a été constamment inefficace, générant de plus en plus de dette publique et de moins en moins de croissance. Et, sauf à penser que Jean-Claude Trichet et les dirigeants politiques eurolandais soient des agents de la CIA, cela n’est pas de la faute des Etats-Unis. En outre, si la crise avait été commanditée par ces derniers, pourquoi auraient-ils demandé à une agence de notation de dégrader leur propre dette publique ? Si la manipulation financière existe, il faut donc arrêter de laisser croire qu’elle serait le fruit d’un grand complot international. Cela rappelle d’ailleurs de tristes moments de l’histoire du vingtième siècle et montre comment certaines dérives dangereuses peuvent revenir sans crier gare... Pour autant, il est clair que les conditions dans lesquelles l’abaissement de la note de la dette américaine a été décidé sont particulièrement opaques. Elles font d’ailleurs l’objet d’une enquête de la SEC, notamment parce que la chute des cours boursiers s’est bizarrement intensifiée quelques jours avant l’annonce de cette dégradation.

En fait, ces évolutions rappellent simplement que les risques de manipulations sont permanents et que le seul moyen de les éviter réside dans une meilleure connaissance des mécanismes économiques et surtout une grande prise de recul par rapport aux annonces des dirigeants politiques et des « experts ». La liste des « forfaitures » serait trop longue pour être dressée. Ne serait-ce que depuis le début d’année, que n’avons-nous pas entendu : « l’hyper-inflation va s’installer en Europe, le taux de chômage français va passer sous les 8 %, les déficits publics de la France et de l’ensemble de la zone vont se réduire fortement, la crise grecque n’est pas une crise de la zone euro, il n’y aura pas d’effet de contagion aux autres pays eurolandais, la croissance va dépasser les 2 % dans l’Hexagone et dans l’UEM en 2011… » Bref, tout était faux.

Pour notre part, si nous avons réussi à dénoncer ces contre-vérités, parfois seuls contre tous, nous avons également commis quelques erreurs, notamment sur la flambée des cours de l’or et le ralentissement de la croissance américaine, qui ont été plus forts que prévu. Plus que jamais et à l’instar de Socrate, il faut donc faire preuve d’humilité et de retenue, non seulement en matière de prévisions mais aussi de comportement global. Espérons que les dirigeants politiques et monétaires, ainsi que tous les soi-disant «sachants» de la planète sauront s’en souvenir. En attendant, et pour éviter d’être trop manipulés, rappelons-nous simplement que sur la plupart des annonces de ces derniers, il n’y a qu’environ 20 % de vrai…

Marc Touati
Directeur des études économiques d’Assya Compagnie Financière
et Président du cabinet de conseil ACDEFI

www.assya.eu
www.acdefi.com

Libye : La guerre a coûté 320 millions d'euros à la France

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a chiffré à 320 millions d'euros à fin septembre les surcoûts de l'opération Harmattan en Libye. 

Le budget du ministère de la Défense est sous tension. Alors qu'il doit prendre en charge une partie de l'amende liée au contrat des frégates de Taïwan (230 millions d'euros), le surcoût de l'opération Harmattan en Libye est estimé par le ministre de la Défense Gérard Longuet à 320 millions d'euros à fin septembre. A partir du 1er octobre, le ministère devrait nettement réduire la voilure en Libye. Ce qui coûte cher a-t-il précisé lors d'un point presse organisé à l'occasion de l'université d'été de la défense qui s'est tenue lundi et mardi à Rennes, ce sont les heures de vol, les munitions et à degré moindre le maintien en condition opérationnel (MCO) des matériels et les salaires.

Pour autant, Gérard Longuet a affirmé que la facture de la guerre en Libye serait prise en charge par le budget de l'Etat et non celui de la Défense. L'enveloppe des surcoûts sera "mutualisée dans le budget global". "C'est acquis", a-t-il assuré. S'agissant du budget de la défense, il a souligné lors de son discours qu'il y avait "des schémas angoissants" qui circulaient, mais il les a repoussé. "En 2011, 2012 et 2013, nous avons les moyens grâce aux recettes exceptionnelles qui seront finalement au rendez-vous". 

Elle est pas belle la vie ? Alors que l'on supprime a la pelle des milliers d'emplois, que des associations caritatives ne cessent de voir des milliers de pauvres affluer et que l'on coupe de plus en plus les crédits dans les secteurs publics en France on a un Ministre qui se félicite de partir en guerre et dépenser des millions pour des membres du CNT qui sont loin d'être les démocrates que l'on veut les faire passer... 
De qui se moque-t-on ? Des français...
 
Michel Cabirol à Rennes pour LA TRIBUNE