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mercredi 22 janvier 2014

2014 Bilan d’ouverture… RAS !



Ça pète de tous les côtés, pour l’instant le grabuge se situe encore de l’autre côté du périphérique, à quatre ou cinq heures d’avion de nos chaumières. Ainsi s’achève une année et commence une autre sous le signe du double attentat perpétré à Volgograd par des djihadistes du Caucase nord, soixante jours avant l’ouverture des Jeux olympiques de Sotchi. Pendant ce temps les gens de presse tapent à bras raccourci sur le président russe Vladimir Poutine très coupable à leurs yeux de ne pas assez aimer les déviances sexuelles et les pédomaniaques.

samedi 20 juillet 2013

INTERNATIONAL : Les pays du Golfe volent au secours de l'Egypte

Depuis la destitution du président Mohamed Morsi en Egypte, les monarchies du Golfe se pressent au chevet des nouvelles autorités mises en place par l'armée

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont annoncé leur intention d'apporter une aide financière équivalente à 12 milliards de dollars (9 milliards d'euros) pour sortir l'Egypte d'un état de quasi-faillite et soutenir la transition...

samedi 4 février 2012

100.000 soldats Américains déployés dans le détroit d’Hormuz d’ici mars


Au moment précis où les partisans du président Obama saluaient le retrait des troupes d’Irak après la déclaration de la fin de la guerre au Moyen-Orient, le Pentagone a secrètement dépêché troupes et armements sur deux îles situées au sud du détroit d’Hormuz, assez proches de l’Iran pour pouvoir lancer l’assaut.

En plus des 50.000 soldats Américains présents dans la région et attendant de recevoir des ordres (et qui ne sont donc pas retournés chez eux avant Noël comme cela leur avait été promis), le prix Nobel de la paix Barack Obama prévoit de déployer 50.000 hommes supplémentaires d’ici le mois de mars, dans l’éventualité où la situation se détériorerait. 

Des sources présentes à Washington ainsi que des sources militaires de DEBKA-Net-Weekly ont déclaré que le président Obama a récemment ordonné le déploiement de forces aériennes, navales et terrestres sur deux îles stratégiques – Socotra, faisant partie de l’archipel du Yémen dans l’Océan Indien, et l’île Masirah, appartenant à Oman, situées au sud du détroit d’Hormuz.

Depuis 2010, les Etats-Unis ont aménagé d’importantes bases navales et aériennes sur l’île de Socatra, permettant également l’accès de sous-marins, ainsi que des centres de commande de drones, dans le cadre du projet d’installation de forces armées dans les régions du Golfe Persique et de l’Océan Indien.

Les installations de Socatra sont gardées secrètes, et ne sont mentionnées dans aucun des catalogues répertoriant les lieux de déploiement des forces militaires Américaines dans cette région du monde, qui incluent les bases de Jebel Ali et d’Al Dahfra aux Emirats Arabes Unis, la base d’Arifjan au Koweït, et celle d’Al Udeid au Qatar –toutes étant situées à proximité aérienne de l’Iran.

Des troupes Américaines sont également déployées dans le Camp Justice, sur l’île aride de Masirah, au sud du détroit d’Hormuz, entre le Golfe Persique et la mer d’Arabie.

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dimanche 8 janvier 2012

Le combat d'une mère juive pour sa fille otage d'un prince saoudien



Il était une fois, une rencontre fortuite à Londres entre une jeune française de classe moyenne d’origine juive et un jeune riche et beau membre de la famille royale d’Arabie Saoudite. Ils vécurent heureux durant quelques années, eurent un enfant, mais la fin du conte de fée est loin d’être aussi magique que son commencement…

mardi 3 mai 2011

Arabie saoudite : Dictature monarchique à ciel ouvert


http://www.lib.utexas.edu/maps/cia05/saudi_arabia_sm05.gifLes gens, en Arabie saoudite, sont privés des plus petites libertés dont tous les pays du Moyen-Orient, voire, même les pays du tiers monde, jouissent, a écrit, le quotidien « al-Qods al-Arabi ». « L’Arabie saoudite, concernant la liberté de presse, est la lanterne rouge, si l’on considère la liste des pays dotés de la liberté de presse qui a été établie. Plus de 250.000 sites d’information ont été bloqués, dans ce pays.

Faisant allusion aux récents changements et restrictions imposés à la loi de la presse et de l’édition, en Arabie saoudite, le quotidien écrit que le changement de ladite loi montre que les Saoudiens ont un long chemin à parcourir, pour parvenir à leurs objectifs et pour créer des changements démocratiques. Les responsables saoudiens ont imposé, récemment, encore plus de restrictions aux médias du pays, ainsi que des amendes et des sanctions, pour les journaux qui critiquent le gouvernement et les personnalités religieuses et politiques.

vendredi 29 avril 2011

Arabie Saoudite, le Monarque a fait réduire brutalement, et contre toute attente, ses extractions de pétrole

L’Arabie Saoudite a réduit brutalement et contre toute attente ses extractions en mars, et fait savoir qu’elle veut accroître de presque 30 % le nombre de ses puits de forage : deux surprises qui viennent relancer les suspicions autour des capacités réelles de production de “la banque centrale du pétrole”.

L’Arabie Saoudite est aujourd’hui le seul pays capable d’augmenter significativement et sans délai sa production. [DR]

Riyad a pris de court le monde du pétrole en annonçant le 17 avril que sa production au mois de mars a été inférieure d’au moins 700 000 barils par jour à toutes les estimations, y compris celle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Le Wall Street Journal s’indigne : « Cette révélation met en lumière un problème dans lequel les marchés s’embourbent ces temps-ci : une disette d’informations solides concernant le vrai état de la production et de l’offre. »

L’annonce faite par le ministre du pétrole saoudien, Ali al-Naimi, a « crée la surprise à Washington, pour dire le moins », relève Javier Blas dans le Financial Times.

Que s’est-il passé au juste ? L’Arabie Saoudite avait initialement annoncé une augmentation de sa production de 500 000 barils par jour, destinée à calmer la hausse des prix du brut, et à compenser en partie l’arrêt presque total des exportations libyennes, qui a réduit de plus d’un million de barils par jour (Mb/j) l’offre mondiale. D’où l’étonnement d’apprendre que Riyad a ramené en mars sa production de 9,11 Mb/j à 8,29 Mb/j, alors que les affrontements en Libye se poursuivent.

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Le marché pétrolier est « suralimenté », a justifié Ali al-Naimi. Une affirmation tout aussi déconcertante. Certes, le tremblement de terre au Japon a pu réduire provisoirement la demande mondiale. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie a revu une nouvelle fois à la hausse en avril son estimation de la demande pour 2011. De plus, les prix du baril n’ont jamais aussi hauts depuis les records atteints en 2008. Mais d’après le ministre du pétrole saoudien, la hausse des cours est due à la spéculation : pour M. al-Naimi, le marché est « inondé » de pétrole.

Une déclaration du secrétaire général de l’Opep, rapportée par l’agence Platts, selon laquelle les raffineurs n’ont pas voulu des 2 Mb/j de « mélange spécial » proposé par les Saoudiens afin de compenser la perte du pétrole de haute qualité libyen, n’a fait qu’ajouter à la confusion.

L’Arabie Saoudite dispose officiellement d’une capacité de production totale de 12,5 Mb/j, « ce qui permet d’avoir un matelas d’environ 3,5 Mb/j au-dessus du niveau actuel de production, lequel est ajusté en fonction des conditions du marché », a redit le ministre du pétrole saoudien. Dans les années à venir, Riyad devra maintenir sa production au-dessus de 9 Mb/j, et envisage d’accroître ses capacités d’extraction pour faire face à la hausse de la demande mondiale, d’après Petroleum Intelligence Weekly.

Seulement depuis plusieurs années, le niveau réel des capacités de production saoudiennes est régulièrement mis en question. Des soupçons qui prospèrent sur le secret absolu entourant cette donnée fondamentale pour l’avenir de l’économie mondiale.

Les sceptiques viennent d’être confortés par une dépêche de l’agence Reuters, qui révèle que l’Arabie Saoudite a décidé d’augmenter de près de 30 % le nombre de ses forages en cours. L’information provient de Simmons & Co, une banque d’affaires réputée de Houston, spécialisée dans l’énergie, dont le fondateur, Matthew Simmons, mort en août, accusait l’Arabie Saoudite de surestimer ses réserves et capacités de production officielles.

D’après la banque Simmons & Co, des dirigeants de l’Aramco (la compagnie pétrolière nationale saoudienne) ont rencontré des représentants d’Halliburton et d’autres géants des services pétroliers au cours du dernier week-end de mars, pour leur présenter un plan qui vise à faire passer le nombre de tours de forage de 92 environ aujourd’hui à 118 dès l’an prochain.
http://lelivrescolaire.fr/upload/books/22_EtCas2_R%C3%A9serves&Infrastructures_Petrole_ArabieSaoudite.jpg
Deux représentants officiels de l’Aramco ont confirmé à Reuters que ces quelque 26 puits supplémentaires serviront uniquement à maintenir la capacité de production à son niveau actuel, et non à l’augmenter. En clair, l’Arabie Saoudite doit creuser de plus en plus de puits, uniquement pour compenser le déclin des extractions de ses puits plus anciens.

Plus que jamais, l’Arabie Saoudite demeure “la banque centrale du pétrole”. Les 3,5 Mb/j de capacités de production non-utilisées dont elle dispose officiellement font d’elle le seul pays producteur capable de compenser d’importantes chutes de production ailleurs dans le monde (comme c’est censé être aujourd’hui le cas avec la Libye), pour monter jusqu’à un maximum théorique de 12,5 Mb/j.

Des câbles diplomatiques américains mis au jour par Wikileaks ont pourtant confirmé qu’il serait difficile pour l’Arabie Saoudite de maintenir longtemps une production réelle de 12 Mb/j.

L’Agence internationale de l’énergie table toutefois dans son dernier rapport annuel sur une production saoudienne future de 14,6 Mb/j, un niveau jugé indispensable pour compenser le déclin en cours ou attendu de nombreux autres grands producteurs historiques.

Le livre réquisitoire contre l’Aramco publié par Matthew Simmons en 2005 est la source décisive de deux rapports récents du Pentagone envisageant des pénuries de pétrole « sévères » à partir de 2012 et jusqu’en 2015 au moins, ai-je appris auprès du département de la défense américain.

Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a annoncé en juillet avoir « ordonné d’interrompre toute exploration pétrolière, afin qu’une part de cette richesse soit préservée pour nos fils et nos successeurs, ...si Dieu le veut ».

LeMonde.fr

dimanche 24 avril 2011

Bahreïn : la terreur secrète

Des courriels désespérés parlent de « génocide », alors que des rafles
visent les médecins qui ont soigné les manifestants blessés



Une équipe médicale s'active autour d'un Chiite blessé, à l'hôpital Salmaniya, dans la capital bahreïnie, Manama (photo : GETTY IMAGES)
 
Au Bahreïn, l’intimidation et la détention des médecins qui ont soigné des manifestants pour la démocratie, agonisants ou blessés, a été révélé hier, dans une série de courriels effrayants obtenus par The Independent.
Au cours du dernier mois, au moins 32 docteurs, dont des chirurgiens, des médecins généralistes, des pédiatres et des obstétriciens, ont été arrêtés et détenus par la police bahreïnie dans une campagne d’intimidation qui va directement à l’encontre de la Convention de Genève, laquelle garantit des soins médicaux aux personnes qui sont blessés dans un conflit. Les docteurs dans le monde entier ont exprimé leur choc et leur indignation.

Une doctoresse, spécialiste des soins intensifs, a été détenue après avoir été photographiée en train de pleurer sur le corps d’ n manifestant décédé. Un autre médecin a été arrêté en pleine salle d’opération alors qu’il pratiquait une intervention sur un patient.

Un grand nombre de médecins, âgés de 33 à 65 ans, ont « disparu » - ils sont détenus sans contact avec l’extérieur ou dans des endroits tenus secrets. Leurs familles ne savent pas où ils se trouvent. Infirmières, aide-soignants et ambulanciers ont également été détenus. Des courriels entre un chirurgien bahreïni et son collègue britannique, que The Independent a pu voir, donnaient une description crue de la menace à laquelle les personnels médicaux sont confrontés, alors qu’ils se battent pour soigner les victimes de la violence. Ces courriels apportent une vue furtive sur la terreur et l’épuisement que subissent les médecins et le personnel médical.

Depuis le début des troubles, le 15 février dernier, les forces du gouvernement bahreïni, soutenues par les troupes saoudiennes, ont violemment sévi contre les manifestants – et la dureté de leur riposte a désormais été étendue à ceux qui soignent les blessés.

Les auteurs de ces courriels, un chirurgien chevronné du complexe médical de Salmaniya, le principal hôpital civil du Bahreïn, a été emmené au quartier général du ministre de l’intérieur, à Manama, pour y être interrogé. Il n’a jamais reparu. Aucune raison n’a été donnée sur son arrestation, ni d’information sur son état de santé.

Dans une série de courriels, transmise dans l’espoir d’attirer l’attention sur sa détresse et celle de son collègue, le chirurgien décrit des scènes épouvantables à l’hôpital de Salmaniya, avec les personnels qui sont menacés et détenus en nombre croissant, parce qu’ils assurent des soins aux manifestants pro-démocratie blessés. « Des comités d’interrogatoires m’ont questionné sur notre rôle dans les soins aux manifestants blessés, qui sont désormais considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement », a-t-il dit, peu de temps avant sa détention. « Nous avons dit que nous étions là pour soigner les patients et que nous ne mous mêlions pas de politique.

« J’ai un mauvais pressentiment sur la façon dont les choses se déroulent au Bahreïn. Un nombre si important de nos collègues chirurgiens et médecins spécialistes ont été arrêtés lors de rafles effectuées avant l’aube et ont disparu. »

Le 17 février, au début des manifestations, il écrivait : « La journée a été longue dans la salle d’opération avec un très grand nombre de patients, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et j’espère qu’il n’y aura plus de morts. »

Dès la mi-mars, la situation s’était détériorée rapidement. « A cet instant, je suis à l’hôpital, épuisé et débordé par le nombre de jeunes victimes mortellement blessées, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale, parce qu’ils aident les patients ; tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Des ambulances sont détruites ou prises pour cible par les militaires.

« Je dois partir maintenant, la loi martiale a été imposée il y a juste quelques heures. Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces dernières jours ».

Puis, un long silence a suivi avant qu’il n’écrive à nouveau : « Trois semaines d’enfer. L’armée a pris le contrôle de l’hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, personnel paramédical et patients sont traités comme des suspects par les soldats et les policiers. Interrogatoires quotidiens et détention pour certains de nos collègues. » Il ajoutait : « [Je suis] très intimidé et effrayé. »

Le collègue britannique de ce chirurgien a déclaré mardi : « Mon ami est un chirurgien très gentil, qui travaille dur et qui est complètement apolitique. Il a été emmené pour interrogatoire et n’a pas été revu depuis. »

« Lui et ses collègues ont connu des moments affreux. Ils étaient de bons médecins qui soignait tous ceux qui se présentaient. Sa détention est scandaleuse. Les docteurs sont censés soigner les patients quels qu’ils soient, pas emprisonnés parce qu’ils prennent soin de dissidents présumés. »

John Black, le président du Royal College of Surgeons of England a déclaré : « Ces rapports de harassement du personnel médical dans les troubles en cours au Bahreïn, dont des chirurgiens formés au Royaume-Uni, sont très préoccupants. La protection et les soins des personnes blessées lors d’un conflit est un droit fondamental garanti par la Convention de Genève, que tout médecin ou institution médicale devrait être libre d’exercer. »

Michael Wilks, vice président de l’Association Médicale Britannique et ancien président du comité d’éthique, a déclaré : « La Convention de Genève et les normes internationales d’éthique médicale sont absolument claires - punir des médecins parce qu’ils sont identifiés comme soignant des patients que le régime désapprouve est totalement inacceptable ».

La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, la Baronne Ashton, a exprimé son inquiétude au sujet des tueries et des passage à tabac au Bahreïn, avant de se rendre là bas.

Voici des extraits des courriels de l’un de ces médecins

Jeudi 17 février 2011 à 21h24
La journée a été longue dans la salle d’opération avec énormément de blessés, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et [j’] espère qu’il n’y aura plus de morts.

Mardi 1er mars 2011 à 8h43
J’ai été très occupé avec tant de blessés, dont certains très sévèrement.

Mardi 15 mars 2011 à 16h05
En ce moment-même, je suis à l’hôpital, épuisé et submergé par un grand nombre de jeunes mortellement blessés, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale parce qu’ils aident les patients, tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Les ambulances sont détruites ou prises pour cible par l’armée. Je ferais mieux de partir maintenant, la loi martiale vient d’être imposée, il y a quelques heures.
Il doit aller voir mes enfants.
Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces derniers jours.

Vendredi 8 avril 2011 à 6h42
3 semaines d’enfer.
L’armée a pris le contrôle de l’Hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, aides-soignants et patients, traités comme des suspects par les soldats et les policiers, subissent quotidiennement des interrogatoires et certains de nos collègues sont détenus.
Des comités d’interrogatoires me questionnent sur notre rôle dans les soins apportés aux manifestants blessés, qui sont considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement ; nous avons dit que nous sommes là pour soigner les patients et que nous n’avons rien à voir avec la politique. Je n’ai pas un bon sentiment que la façon dont les choses se passent au Bahreïn, tant de nos collègues chirurgiens-conseils et médecins généralistes ont été arrêtés lors de rafles avant l’aube et ont disparu.
Pas seulement des docteurs, mais des infirmières paramédicales, des joueurs de football, des universitaires, un doyen d’université… tout le monde est suspect, [je ne suis] pas sûr, mais [je] subis beaucoup de pression et [je suis] très effrayé.
Je viens juste de me lever et j’ai ressentis le besoin de vous envoyer ce courriel, j’espère que cela ne vous dérange pas, sachant que vous vous préoccupez beaucoup de nous.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]

mardi 15 mars 2011

Bahreïn : Un risque de guerre civile ?

Open in new windowLes Etats-Unis ont mis en garde leurs ressortissants en leur demandant de ne pas se rendre à Bahreïn et, pour ceux qui y résident, de quitter le pays en raison des troubles dans la petite monarchie du Golfe.

"Nous recommandons aux citoyens américains de reporter tout voyage à Bahreïn en ce moment. Les citoyens qui résident à Bahreïn devraient envisager leur départ", écrit hier le département d'Etat dans un avis, ajoutant avoir autorisé le départ volontaire des proches de son personnel diplomatique à Manama. Le département d'Etat précise toutefois qu'"il n'y a aucune indication selon laquelle des citoyens américains sont menacés ou visés".

Bahreïn est secoué depuis plusieurs semaines par des troubles et des forces du Golfe ont été déployées pour aider au maintien de l'ordre. Plus de mille soldats saoudiens faisant partie de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés hier à Bahreïn.

Les Etats-Unis ont appelé hier à la retenue et au respect des droits à Bahreïn, la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, faisant part de sa "profonde préoccupation à propos de la situation dangereuse" à Bahreïn, lors d'une rencontre avec son homologue des Emirats arabes unis, le cheikh Abdallah ben Zayed, à Paris, selon un responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

Source: AFP et www.lefigaro.fr

lundi 14 mars 2011

Les militaires saoudiens envoyées à Bahreïn

Open in new windowCONFLIT - Le royaume appelle à l'aide, l'opposition chiite évoque une déclaration de guerre...
Des véhicules militaires saoudiens ont pénétré ce lundi à Bahreïn en empruntant le pont de 25 km de long séparant les deux royaumes, rapportent deux témoins.

Des centaines de manifestants bahreïnis se sont rassemblés derrière des barrages de fortune aux abords de la place de la Perle, haut lieu de la contestation politique dans la capitale.

On ignore la destination finale du convoi militaire saoudien composé, selon ces témoignages, d'une centaine de véhicules militaires. Le gouvernement bahreïni a demandé l'aide militaire du grand voisin saoudien et des autres pays arabes du Golfe pour faire face à la contestation dont il fait l'objet.

Un millier de soldats saoudiens sont ainsi entrés sur le territoire du royaume, ont annoncé ce lundi des sources autorisées saoudiennes. Selon un conseiller de la monarchie bahreïnie, les forces du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) se limiteront à protéger des infrastructures stratégiques comme les installations pétrolières et électriques, ainsi que les banques.

Déclaration de guerre

Une coalition de partis d'opposition comprenant le premier parti chiite du pays, le Wefak, considéré comme modéré, a déclaré que toute intervention des forces régionales constituerait une déclaration de guerre et une occupation.

Bahreïn, dirigé par la famille régnante sunnite des Khalifa, est en proie depuis plusieurs semaines à d'importantes manifestations, menées pour l'essentiel par la majorité chiite de la population.
 

vendredi 11 mars 2011

Arabie saoudite : journée de la colère et risque de guerre civile ?

Open in new windowDes dizaines de voitures de police ont pris position dans la capitale, alors qu'une manifestation doit avoir lieu malgré l'interdiction des autorités.

La police s’est déployée vendredi 11 mars à Ryad, en prévision d’une manifestation prévue dans le quartier nord de la capitale saoudienne après la grande prière. Un appel à une "journée de la colère" a été lancé sur les réseaux sociaux Internet, afin d’obtenir des réformes politiques dans le pays.

Trois manifestants blessés par la police

La situation est tendue, alors que jeudi soir trois manifestants chiites ont été blessés par des tirs de police dans l’est de l’Arabie Saoudite, d’après un témoin. Entre 600 et 800 personnes avaient manifesté à Al-Qalif pour demander la libération de neuf détenus chiites.

Les militants qui appellent à manifester vendredi réclament le respect de la liberté d’expression dans le royaume. Ils exigent aussi la mise en place d'institutions élues pour remplacer la Choura, conseil dont les membres sont nommés par le roi, et le gouvernement, lui aussi laissé à la discrétion du souverain.

Barrages de police

Vendredi matin, des dizaines de voitures de police ont pris position à Olaya, dans le nord de Ryad. Au moins un barrage a été mis en place pour contrôler l'identité des passagers des véhicules sur l'artère principale de ce district. Les autorités saoudiennes ont également rappelé à plusieurs reprises ces derniers jours que les manifestations étaient interdites dans le royaume, sous peine d’intervention policière.


Un point de vue que leur allié américain ne partage pas : "Ce que nous avons dit aux Saoudiens et à tout le monde dans la région (du Moyen-Orient), c'est que nous allons soutenir un ensemble de valeurs universelles", a déclaré jeudi un conseiller du président Barack Obama. Parmi ces valeurs figurent "le droit à se rassembler pacifiquement, à la liberté d'expression", a-t-il souligné.

mercredi 9 mars 2011

Vers la fin de la monarchie saoudienne ?

Open in new windowToutes les conditions sont réunies pour un soulèvement contre la monarchie saoudienne.

À l'heure des révolutions arabes, les Saoudiens oseront-ils répondre à l'appel diffusé sur Facebook pour manifester contre le gouvernement, le 11 mars prochain ? Vont-ils envahir une grande place de Djeddah ? Ou le départ sera-t-il donné dans la région orientale de Qatif, où l'importante majorité chiite a davantage l'expérience de la contestation ? Riyad restera-t-elle drapée dans son voile de magnificence et de pouvoir, dissimulée au regard du peuple dans ses châteaux de sable ?

Une région riche en pétrole, mais aussi pleine de jeunes chômeurs diplômés


L'Arabie saoudite est mûre pour le changement. On dit le royaume fabuleusement riche et hôte d'une population passive et apolitique, mais il connaît la même situation économique, démographique, sociale et politique que ses voisins. Il n'y a donc aucune raison de penser que les Saoudiens ne seront pas gagnés par la fièvre protestataire qui se répand dans la région.

Si l'Arabie saoudite est effectivement riche, une grande part de sa jeunesse peine à trouver du travail, que ce soit dans le secteur public ou privé, de la même façon que la situation des jeunes en Europe. Mais a la différence de celle-ci, elle bénéficie d'une bonne croissance de l'économie, croissance qui pèse 430 milliards de dollars (environ 306 milliards d'euros) et aui a largement profité à l'élite des affaires -en particulier à tous ceux qui sont liés à la famille régnante- mais qui ne fournit plus d'emplois aux milliers de diplômés qui sortent chaque année de l'université. 

Ladite élite rechigne effectivement à embaucher des Saoudiens beaucoup trop chers, et contribue ainsi à l'augmentation du chômage des locaux en recourant à la main-d'oeuvre étrangère sous-payés et exploités. Or, la hausse du prix du pétrole depuis 2003, ainsi que la multiplication des investissements publics dans l'éducation, les infrastructures et les programmes sociaux, a dans le même temps créé une économie du désir explosive.

Comme leurs voisins, les Saoudiens demandent du travail, des logements, de l'éducation, mais ils désirent aussi autre chose... un avenir.

dimanche 6 mars 2011

Arabie Saoudite, le Monarque Sunnite face aux protestation de son peuple ?

Les autorités rappellent que les mouvements de protestation sont interdits, alors que de petits rassemblements ont vu le jour. L'Arabie saoudite a rappelé samedi 5 mars que les manifestations étaient interdites dans le royaume, par le biais de la télévision d'État.

Les forces de sécurité emploieront tous les moyens pour empêcher les troubles à l'ordre public, précise la chaîne al Ekhbaria dans une alerte, sans donner de détails.


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Ce rappel émanant du ministère de l'Intérieur intervient alors que de petites manifestations de chiites ont éclatée dans le royaume, jusque là non concerné par les mouvements de révoltes qui agitent le monde arabe. 

La minorité, qui constitue environ 10% de la population, se concentre notamment dans l'est du pays, riche en pétrole. Cette communauté se plaint de marginalisation dans un pays régi par le wahhabisme, une doctrine rigoriste sunnite.

samedi 5 mars 2011

Arabie saoudite : Vers un risque de révolte ?

Open in new windowQuelques centaines de personnes ont manifesté aujourd'hui dans l'est à majorité chiite de l'Arabie saoudite pour réclamer la libération d'un dignitaire arrêté, au lendemain d'arrestation de manifestants, selon des témoins et des militants.

Des appels avaient été lancés sur Facebook pour une "journée de colère" aujourd'hui dans l'est du royaume, pour réclamer la libération de cheikh Toufic al-Aamer, un prédicateur chiite arrêté dimanche.

Dans la ville d'al-Houfouf, quelques centaines de personnes ont manifesté après la prière du vendredi, appelant à la libération des détenus, dont cheikh al-Aamer, selon des témoins.

Une manifestation similaire s'est également déroulée dans la ville d'al-Qatif avant d'être dispersée sans incident par la police, selon des témoins.

Hier soir, 22 personnes avaient été arrêtées lors de la dispersion d'une manifestation dans la ville de al-Qatif qui réclamait également la libération de détenus, selon Ibrahim Al-Mugaiteeb, président de l'organisation Human Rights First en Arabie saoudite.
Source AFP et www.lefigaro.fr

jeudi 3 mars 2011

La crainte que la contestation gagne l'Arabie Saoudite

Open in new windowLes investisseurs sont en alerte devant la possibilité que la révolte au Bahreïn atteigne le pays. En effet l'Arabie Saoudite détient la clef du prix du pétrole.

La révolution en Lybie n'a pas fait exploser le prix du pétrole parce que l'Arabie Saoudite s'est dite prête à augmenter sa production de 2 Millions de barils par jour si nécéssaire. On a vu une modeste augmentation de 9% mais Wall Street n'était pas pris de panique.

Mais tout d'un coup la situation s'est tendue et les investisseurs sont sur le qui-vive. On a peur que l'épidémie de révolte qui touche le voisin Bahreïn n'atteigne l'Arabie Saoudite. À noter qu'en Arabie Saoudite 60% de la population a moins de 18 ans et que 28% des jeunes en âge de travailler sont au chômage. C'est donc une véritable poudrière. De plus la majorité Shiite est dirigée par une dynastie Sunnite.

Mercredi dernier le Roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud annonçait des aides de 36 milliards de dollars pour son peuple dans le but évident de désamorcer une situation dangereuse. Le Roi peut d'ailleurs être tenté d'intervenir militairement au Bahreïn pour réduire la révolte des Shiites et aider le Roi Hamad. Ceci le mettrait en choc avec Obama qui essaie d'apaiser les choses au Bahreïn, port de la 5ème flotte Américaine.

Mais le souci principal est indiscutablement le prix du pétrole. L'Arabie Saoudite en détient la clef depuis longtemps ayant souvent augmenté sa production pour contenir une montée des prix. Ce pays a aujourd'hui un cinquième des réserves mondiales soit 267 Milliards de barils. En plus on estime qu'elle devrait découvrir encore environ 900 Milliards de barils dont 51% pourraient être exploités.

Le monde va donc retenir son souffle dans les prochains jours. Si la révolte explose en Arabie Saoudite le prix du pétrole atteindra des sommets. Ceci pourrait facilement être l'étincelle qui déclencherait une autre crise économique mondiale.

En lâchant Mubarak les Etats Unis ont clairement démontré leur nouvelle politique qui est d'opter pour les populations et d'abandonner leurs anciens alliés. Le Roi Abdullah le sait et est par conséquent isolé lui aussi pour contenir une révolte de son peuple.

samedi 26 février 2011

Arabie Saoudite, le roi aurait-il peur des révoltes ?


http://www.tunisiecomex.com/commun/images/atlas/cartes/carte_arabie-saoudite_fr.gifRentré précipitamment chez lui, Abdallah d’Arabie saoudite arrose ses sujets.Le roi tente de prémunir son pays du tsunami révolutionnaire arabe.Fait inédit, la colère arabe souffle également sur le Golfe où elle soulève une inquiétude grandissante dans les monarchies pétrolières, à commencer par l’Arabie Saoudite.

Pressentant la propagation du vent de la colère en Arabie saoudite, le roi Abdallah est rentré précipitamment dans son pays pour annoncer sur le tarmac une première salve de mesures à visée sociale. Le feu de la révolte arabe est aux portes de son pays, l’Arabie saoudite en est même cernée. À l’ouest, les Yéménites sont plus que jamais déterminés à chasser leur tyran, un ex-socialiste reconverti au libéralisme version bazar, mais avec des lois liberticides pour sa population, au pouvoir depuis trente années. À l’est, dans le golfe Arabo-persique, les Bahreïnis on fait le même serment contre le prince qui s’est d’ailleurs empressé de consulter Abdallah dès le retour précipité de celui-ci à Ryad. Les insurgés, pour la plupart des chiites considérés comme des Bahreïnis de seconde classe, lui ont tout même laissé une porte de secours : le roi pourra rester s’il consent à cohabiter dans une monarchie parlementaire.

La couleur est ainsi annoncée pour tous les rois et princes de la région, menacés eux aussi malgré l’aisance matérielle dont bénéficient leurs populations. Abdallah, leur chef de file, est lui conscient de cette perspective qu’il tente d’éviter sinon de repousser. Il sait que l’Arabie saoudite n’est plus une exception, que le régime wahhabite n’est pas à l’abri d’un éventuel soulèvement populaire. N’en déplaise aux derniers amuseurs des dictatures et autocrates arabes, la théorie des dominos joue à plein tube.

http://www.emarrakech.info/photo/772398-916866.jpg?v=1238417833Les pouvoirs arabes sont aujourd’hui menacés, voire vacillants, contaminés par le vent de révoltes qui, en moins de deux mois, a déjà balayé deux dictatures (Ben Ali et Moubarak). Bientôt ce sera le tour du désormais fou et paranoïaque Khadafi. Les peuples arabes ont transcendé leur peur et divisions idéologiques pour recouvrer la dignité et les libertés démocratiques, malgré les violences de leur pouvoir dont la caricature est le génocide perpétré par Kadhafi et ses fils contre le six millions et demi de Libyens. Et fait inédit, ce vent souffle également dans le Golfe où il soulève une inquiétude grandissante dans les monarchies pétrolières, à commencer par l’Arabie saoudite. Déjà très impliquée à sa frontière sud, au Yémen où des troupes saoudiennes aident le régime du président Ali Abdallah Saleh à contenir une opposition composite, Riyad est tétanisé à l’est, sur le petit royaume insulaire de Bahreïn, sa porte sur le Golfe et le lieu de villégiature (alcool et sexe) pour ses classes moyennes, où des manifestants réclament la fin de la dynastie des El-Khalifa, des sunnites qui règnent sur une majorité chiite depuis le XVIIIe siècle.
http://www.rmc.fr/images/article/2011-02-19T090215Z_01_APAE71I0P3T00_RTROPTP_3_OFRTP-BAHREIN-TP-20110219.JPGLa famille El-Khalifa compte sur le soutien sans faille de son voisin saoudien. La flambée révolutionnaire se produit tout près de ses provinces pétrolières orientales, de l’autre côté du pont de 24 kilomètres qui relie la péninsule à Bahreïn. Mais que peut faire Abdallah qui n’est pas à l’abri d’une contamination bahreïnie ? 

Si Manama avait toléré son opposition chiite, en particulier le grand parti chiite Wefaq avec lequel vont s’ouvrir des discussions pour entamer des réformes réelles, Ryad a toujours nié et combattu ses chiites. Comme ses pairs autocrates et dictateurs, Riyad brandit aussi le spectre de l’ingérence étrangère et n’a de cesse de soupçonner l’Iran de vouloir entrer dans la bergerie pétrolière.
La querelle sur la nature arabe ou persique du Golfe n’est bien évidemment pas seulement sémantique, mais de toute évidence, cette fois, la grille de lecture sunnite-chiite ne suffit pas du tout à décrire la déchirure dans le Golfe arabe. Il y a aussi des sunnites aussi pour demander des réformes sinon les têtes des rois et princes. Changement de génération, des appels à des journées de colère prolifèrent sur le royaume des Wahhabites. Ce sont des jeunes, étudiants ou chômeurs qui donnent le tempo de la révolte. Dans les monarchies pétrolières, c’est toute une génération éduquée et au fait des affaires du monde qui ne parvient plus à trouver sa place dans les fonctions publiques civiles et militaires qui absorbaient jusqu’à récemment les intelligentsias nationales en mal de promotion sociale. 

La jeunesse piaffe d’impatience pour bousculer les anciens équilibres des pouvoirs, comme en Égypte et en Tunisie, pour entrer dans le jeu politique.  Et puis, en voie de paupérisation depuis une dizaine d’années pour cause de tarissement des budgets pétroliers, c’est aussi toute une classe sociale en Arabie saoudite qui a vu s’effacer l’État providence de sa monarchie pétrolière. Avec un taux de chômage au dessus des 10 % (dont 40 % pour les moins de 30 ans) c’est aussi dans la péninsule arabique que le système de redistribution des recettes pétrolières s’essouffle et la génération montante frappe à la porte du pouvoir.

jeudi 24 février 2011

L'Arabie Saoudite est-elle au bord de la révolte ?


http://www.monde-du-voyage.com/arabie-saoudite/voyage-arabie-saoudite-1.jpgL'Arabie Saoudite prend des mesures sociales pour éviter toute révolte
Face aux révoltes populaires qui embrasent le monde arabe, le roi Abdallah d'Arabie Saoudite prend les devants. De retour dans son pays après trois mois d'absence, le souverain a annoncé hier une série de mesures sociales, dont le coût est évalué à 36 milliards de dollars.

Parmi les mesures phares : une revalorisation des salaires des fonctionnaires, un soutien financier accru aux jeunes saoudiens étudiant à l'étranger, de nouvelles aides au logement ou encore une amnistie pour les personnes emprisonnées pour délits financiers, selon des décrets relayés par l'agence de presse saoudienne.

L'Arabie Saoudite a pour le moment échappé aux mouvements de révolte, qui ont déjà renversé les régimes tunisiens et égyptiens et qui menacent désormais la Libye de Kadhafi. Mais des signes de mécontentement commencent à paraître, notamment sur les réseaux sociaux ou certains appellent à un "jour de la colère" le 11 mars prochain.

Malgré ses richesses pétrolières, l'Arabie Saoudite reste plombée par un taux de chômage de plus de 10%, d'après les données du Fonds monétaire international. Il atteindrait même de plus de 40% chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans, selon des chiffres communiqués l'an dernier par le gouvernement local.

dimanche 20 février 2011

Ben Ali est mort

Ben Ali, le président déchu, serait mort en Arabie Saoudite. Il n’aurait pas résisté à sa chute.
Depuis quelques heures, les coulisses diplomatiques ébruitent un message persistant : sa famille aurait discrètement annoncé qu’il n’aurait pas survécu à son accident cardiaque et que dans la nuit de vendredi à samedi, il aurait rendu l’âme.

D’après JSS News, l’annonce officielle de sa mort pourrait être retardée de plusieurs jours de manière à pouvoir justifier un enterrement « le jour-même de sa mort », selon le rite musulman.
Leila Trabelsi, toujours en Lybie, aurait donné son accord pour « débrancher » son mari, profitant notamment « de la pleine Lune ».
Dernière information donnée par les sites spécialisés : personne n’aurait rendu visite à Ben Ali durant sa retraite médicale, alors que tous savaient qu’il vivait ses derniers jours.

samedi 19 février 2011

Bahreïn : Les enjeux politiques

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La tension ne retombe pas à Bahreïn, minuscule royaume posé sur deux îles entre l'Arabie saoudite et le Qatar. Les chars sont déployés aux principaux carrefours. Des hélicoptères militaires tournoient dans le ciel. Mais environ 4000 manifestants en colère sont toujours massés, ce soir, devant le principal hôpital, scandant des slogans hostiles au gouvernement.

C'est là que sont soignées la plupart des 195 personnes blessées, dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque les forces de sécurité ont donné l'assaut à un rassemblement de manifestants chiites, après quatre jours de troubles. Cet assaut a fait au moins trois morts. Une partie du personnel hospitalier a pris fait et cause pour les révoltés et manifeste à l'intérieur même de l'établissement.

Ce qui est en jeu à Bahreïn dépasse largement les rivages de ces îlots confetti:

Localement: le roi Hamad ben Issa al-Khalifa, 61 ans, héritier d'une dynastie sunnite au pouvoir depuis le 17e siècle, règne sur une population chiite aux deux tiers. Les chiites exigent le départ du Premier mininistre, qui est l'oncle du monarque, et une meilleure représentation de leur communauté, qui se sent marginalisée non seulement par rapport aux sunnites, mais également par rapport aux expatriés qui font tourner la place financière de Bahreïn. 54% des 1,2 million d'habitants sont étrangers.

Régionalement: le roi est soutenu par la monarchie saoudienne, championne du sunnisme; elle redoute que Bahrein puisse devenir une tête de pont iranienne si près de ses côtes. Mais cette peur, quel que soit le jeu de Téhéran, relève largement du fantasme: les chiites de Bahreïn, pour la plupart, appartiennent à une branche du chiisme qui ne reconnaît pas les ayatollahs; ils sont Arabes et n'ont aucune envie de passer sous la coupe persane.

Mondialement: Bahreïn n'est pas qu'une place financière; si le royaume dispose de beaucoup moins d'hydrocarbures que ses voisins, il est une assez grosse base régionale de raffinage. 270 000 barils/jour, ce n'est pas énorme, mais c'est suffisant en cas de trouble pour faire flamber un peu plus un baril de brut déjà à 100 $. Surtout, Bahreïn "héberge" la 5e flotte américaine, une pièce maîtresse de la sécurité dans cette région qui recèle 2/3 des réserves mondiales prouvées de pétrole et près de la moitié des réserves de gaz.