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dimanche 16 février 2014

URGENT : L'Espagne s'embrase, manifestations et affrontements de masse dans toute l'Espagne...



Depuis 48 heures dans toute l'Espagne des manifestations éclatent un peu partout et la répression se donne libre cours et est de plus en plus violente contre la population civile...

mercredi 5 octobre 2011

DOSSIER : Comprendre la Libye (23 JUIN 2011) aujourd'hui


Excellent débat sur la Libye pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce pays...


 Voici aussi le compte-rendu de mission d'évaluation du Centre International de Recherches et d'Études sur le Terrorisme & l'Aide aux victimes du Terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R ), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation internationale d'experts s'est rendue tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril 2011), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril 2011), afin d'évaluer la situation libyenne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux parties. 

mercredi 27 avril 2011

Un prof arrêté à Abu Dhabi : la Sorbonne fait l'autruche

Partisan de réformes démocratiques aux Emirats, un prof de l'université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi a été arrêté. La fac se défile.Lire la suite l'article
Depuis le 10 avril, Nasser Bin Ghaith, professeur d'économie à l'université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi (PSUAD), est derrière les barreaux. A plusieurs reprises, l'expert en finance internationale a exprimé son désir de transition démocratique. L'université française estime ne pas avoir à le défendre.
En trois jours, trois hommes ont été arrêtés dans trois émirats différents de la fédération des Emirats arabes unis (EAU).
le 8 avril, Ahmed Mansour, blogueur, a été cueilli chez lui à Dubaï ;
le 9 avril, Fahad Saleh al-Shehhy, établi à Ajman, était emmené par la police ;
le 10 avril, Nasser Bin Ghaith, d'Abu Dhabi, était interpellé par un groupe d'hommes, certains en uniforme, d'autres non.
Revendications démocratiques : le régime réagit
Il semblerait que le président des Emirats arabes unis, Khalifa ben Zayed Al Nahyane, n'ait pas envie que le vent de la révolte arabe vienne souffler sur ses côtes. Ce cheikh, également émir d'Abu Dhabi, a choisi de réprimer des militants avides de démocratie. Les trois détenus ont en effet pour point commun de réclamer des réformes.
Fahad Saleh al-Shehhy a contribué à Hiwar, un forum pro-démocratique administré par Ahmed Mansour et depuis bloqué aux Emirats arabes unis. Nasser bin Ghaith, économiste renommé dans son pays, a lui écrit des articles sur un autre site, Dar-us-Salam. Les deux premiers ont également signé une pétition demandant que l'intégralité des membres du Conseil national fédéral, organe législatif consultatif, soient élus et non nommés.
« Ce sont des choses qui peuvent arriver »
Du côté de la Sorbonne, personne ne s'affole. Joint par Rue89, un employé de l'administration de l'antenne émirienne avoue ne pas avoir entendu parler de cette arrestation. A Abu Dhabi comme à Paris, ce sont les vacances, les universités tournent au ralenti.
Dans la capitale française, personne ne s'est attelé à faire pression pour demander la libération du professeur. Pire, on se défile. Joint par Rue89, Michel Fichant, professeur ...

dimanche 24 avril 2011

Bahreïn : la terreur secrète

Des courriels désespérés parlent de « génocide », alors que des rafles
visent les médecins qui ont soigné les manifestants blessés



Une équipe médicale s'active autour d'un Chiite blessé, à l'hôpital Salmaniya, dans la capital bahreïnie, Manama (photo : GETTY IMAGES)
 
Au Bahreïn, l’intimidation et la détention des médecins qui ont soigné des manifestants pour la démocratie, agonisants ou blessés, a été révélé hier, dans une série de courriels effrayants obtenus par The Independent.
Au cours du dernier mois, au moins 32 docteurs, dont des chirurgiens, des médecins généralistes, des pédiatres et des obstétriciens, ont été arrêtés et détenus par la police bahreïnie dans une campagne d’intimidation qui va directement à l’encontre de la Convention de Genève, laquelle garantit des soins médicaux aux personnes qui sont blessés dans un conflit. Les docteurs dans le monde entier ont exprimé leur choc et leur indignation.

Une doctoresse, spécialiste des soins intensifs, a été détenue après avoir été photographiée en train de pleurer sur le corps d’ n manifestant décédé. Un autre médecin a été arrêté en pleine salle d’opération alors qu’il pratiquait une intervention sur un patient.

Un grand nombre de médecins, âgés de 33 à 65 ans, ont « disparu » - ils sont détenus sans contact avec l’extérieur ou dans des endroits tenus secrets. Leurs familles ne savent pas où ils se trouvent. Infirmières, aide-soignants et ambulanciers ont également été détenus. Des courriels entre un chirurgien bahreïni et son collègue britannique, que The Independent a pu voir, donnaient une description crue de la menace à laquelle les personnels médicaux sont confrontés, alors qu’ils se battent pour soigner les victimes de la violence. Ces courriels apportent une vue furtive sur la terreur et l’épuisement que subissent les médecins et le personnel médical.

Depuis le début des troubles, le 15 février dernier, les forces du gouvernement bahreïni, soutenues par les troupes saoudiennes, ont violemment sévi contre les manifestants – et la dureté de leur riposte a désormais été étendue à ceux qui soignent les blessés.

Les auteurs de ces courriels, un chirurgien chevronné du complexe médical de Salmaniya, le principal hôpital civil du Bahreïn, a été emmené au quartier général du ministre de l’intérieur, à Manama, pour y être interrogé. Il n’a jamais reparu. Aucune raison n’a été donnée sur son arrestation, ni d’information sur son état de santé.

Dans une série de courriels, transmise dans l’espoir d’attirer l’attention sur sa détresse et celle de son collègue, le chirurgien décrit des scènes épouvantables à l’hôpital de Salmaniya, avec les personnels qui sont menacés et détenus en nombre croissant, parce qu’ils assurent des soins aux manifestants pro-démocratie blessés. « Des comités d’interrogatoires m’ont questionné sur notre rôle dans les soins aux manifestants blessés, qui sont désormais considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement », a-t-il dit, peu de temps avant sa détention. « Nous avons dit que nous étions là pour soigner les patients et que nous ne mous mêlions pas de politique.

« J’ai un mauvais pressentiment sur la façon dont les choses se déroulent au Bahreïn. Un nombre si important de nos collègues chirurgiens et médecins spécialistes ont été arrêtés lors de rafles effectuées avant l’aube et ont disparu. »

Le 17 février, au début des manifestations, il écrivait : « La journée a été longue dans la salle d’opération avec un très grand nombre de patients, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et j’espère qu’il n’y aura plus de morts. »

Dès la mi-mars, la situation s’était détériorée rapidement. « A cet instant, je suis à l’hôpital, épuisé et débordé par le nombre de jeunes victimes mortellement blessées, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale, parce qu’ils aident les patients ; tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Des ambulances sont détruites ou prises pour cible par les militaires.

« Je dois partir maintenant, la loi martiale a été imposée il y a juste quelques heures. Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces dernières jours ».

Puis, un long silence a suivi avant qu’il n’écrive à nouveau : « Trois semaines d’enfer. L’armée a pris le contrôle de l’hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, personnel paramédical et patients sont traités comme des suspects par les soldats et les policiers. Interrogatoires quotidiens et détention pour certains de nos collègues. » Il ajoutait : « [Je suis] très intimidé et effrayé. »

Le collègue britannique de ce chirurgien a déclaré mardi : « Mon ami est un chirurgien très gentil, qui travaille dur et qui est complètement apolitique. Il a été emmené pour interrogatoire et n’a pas été revu depuis. »

« Lui et ses collègues ont connu des moments affreux. Ils étaient de bons médecins qui soignait tous ceux qui se présentaient. Sa détention est scandaleuse. Les docteurs sont censés soigner les patients quels qu’ils soient, pas emprisonnés parce qu’ils prennent soin de dissidents présumés. »

John Black, le président du Royal College of Surgeons of England a déclaré : « Ces rapports de harassement du personnel médical dans les troubles en cours au Bahreïn, dont des chirurgiens formés au Royaume-Uni, sont très préoccupants. La protection et les soins des personnes blessées lors d’un conflit est un droit fondamental garanti par la Convention de Genève, que tout médecin ou institution médicale devrait être libre d’exercer. »

Michael Wilks, vice président de l’Association Médicale Britannique et ancien président du comité d’éthique, a déclaré : « La Convention de Genève et les normes internationales d’éthique médicale sont absolument claires - punir des médecins parce qu’ils sont identifiés comme soignant des patients que le régime désapprouve est totalement inacceptable ».

La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, la Baronne Ashton, a exprimé son inquiétude au sujet des tueries et des passage à tabac au Bahreïn, avant de se rendre là bas.

Voici des extraits des courriels de l’un de ces médecins

Jeudi 17 février 2011 à 21h24
La journée a été longue dans la salle d’opération avec énormément de blessés, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et [j’] espère qu’il n’y aura plus de morts.

Mardi 1er mars 2011 à 8h43
J’ai été très occupé avec tant de blessés, dont certains très sévèrement.

Mardi 15 mars 2011 à 16h05
En ce moment-même, je suis à l’hôpital, épuisé et submergé par un grand nombre de jeunes mortellement blessés, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale parce qu’ils aident les patients, tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Les ambulances sont détruites ou prises pour cible par l’armée. Je ferais mieux de partir maintenant, la loi martiale vient d’être imposée, il y a quelques heures.
Il doit aller voir mes enfants.
Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces derniers jours.

Vendredi 8 avril 2011 à 6h42
3 semaines d’enfer.
L’armée a pris le contrôle de l’Hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, aides-soignants et patients, traités comme des suspects par les soldats et les policiers, subissent quotidiennement des interrogatoires et certains de nos collègues sont détenus.
Des comités d’interrogatoires me questionnent sur notre rôle dans les soins apportés aux manifestants blessés, qui sont considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement ; nous avons dit que nous sommes là pour soigner les patients et que nous n’avons rien à voir avec la politique. Je n’ai pas un bon sentiment que la façon dont les choses se passent au Bahreïn, tant de nos collègues chirurgiens-conseils et médecins généralistes ont été arrêtés lors de rafles avant l’aube et ont disparu.
Pas seulement des docteurs, mais des infirmières paramédicales, des joueurs de football, des universitaires, un doyen d’université… tout le monde est suspect, [je ne suis] pas sûr, mais [je] subis beaucoup de pression et [je suis] très effrayé.
Je viens juste de me lever et j’ai ressentis le besoin de vous envoyer ce courriel, j’espère que cela ne vous dérange pas, sachant que vous vous préoccupez beaucoup de nous.
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]

samedi 16 avril 2011

Bahreïn massacre pour "sa vison" de démocratie royale

Open in new windowMANAMA, Bahreïn — Le gouvernement du Bahreïn a ordonné, jeudi, la dissolution du principal parti chiite du pays, accusé de «menacer la paix» dans le royaume après des semaines de manifestations chiites contre la monarchie sunnite au pouvoir depuis plus de 200 ans.

La décision prise contre le parti Al Wefaq s'inscrit dans la vague de répression contre l'opposition, après que les forces gouvernementales eurent écrasé les manifestations menées par la majorité chiite du pays, qui demande des droits égaux à ceux des sunnites, une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu.






Al Wefaq, le parti le plus influent de l'opposition chiite du Bahreïn, a été le principal soutien politique du soulèvement populaire dans ce petit royaume du golfe Persique. Les protestataires ont manifesté devant les institutions financières et les palais royaux et ont occupé les principales places de la capitale, Manama, durant un mois, dans ce qui a constitué les plus importantes manifestations jamais organisées contre les dirigeants du pays.
 
Le ministre bahreïni de la Justice, Khaled bin Ali Al-Khalifa, a indiqué dans un communiqué qu'un autre parti chiite, Al Amal, avait aussi reçu l'ordre de se dissoudre.
Les ordres de dissolution doivent encore être approuvés par les tribunaux, qui se pencheront sur le dossier d'ici un mois, a précisé le ministre. L'approbation de la mesure semble acquise puisque les juges bahreïnis sont nommés par le roi.
 
Le ministre a accusé les deux partis de «mener des actes qui posent une menace à la paix» et «d'inciter au manque de respect envers les institutions de l'État», selon l'agence de presse officielle. Si les partis se dissolvent, leurs membres seront autorisés à en former d'autres, a indiqué le ministre.
La décision est susceptible de mécontenter davantage les chiites, dont le ressentiment n'a fait que s'accroître depuis que les troupes gouvernementales ont donné l'assaut contre les manifestants sur la place de la Perle de Manama, le 16 mars.
Les autorités du royaume ont décrété la loi martiale pour écraser le soulèvement et ont arrêté de nombreux dirigeants de l'opposition, manifestants et militants des droits de la personne.

Plus tôt cette semaine, les autorités ont accusé le principal journal de l'opposition de menacer la sécurité nationale. Trois anciens dirigeants du journal seront jugés pour «fabrication de nouvelles» et «fausses photos».
Au moins 30 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, le 14 février, dont quatre militants de l'opposition morts en détention. La liberté de la presse bafouée, la démocratie muselée, l'expression populaire censurée, la liberté de conscience et de religion maltraitée, décidément les démocraties du monde semblent oublier le cas du Bahreïn. Deux poids deux mesure. 

Source : The Associated Press

samedi 2 avril 2011

Oman : La police tue à Oman

Open in new windowDes tirs de la police ont dispersé un cortège demandant la libération de prisonniers dans le port de Sohar.

Un manifestant a été tué vendredi 1er avril par des tirs de la police à Oman, un sultanat du Golfe où des heurts ont opposé en mars les forces de l'ordre à des protestataires réclamant de meilleures conditions de vie.

Selon des témoins, Khalifa al-Alawi a été touché à la tête lorsque la police a dispersé un cortège de quelques dizaines de personnes qui demandaient la libération de prisonniers dans le port de Sohar, à 200 km au nord de Mascate.

Nouvelobs.com avec AFP

jeudi 31 mars 2011

Tunisie: reprise des manifestations dans le centre de Tunis


Tunisie: reprise des manifestations dans le centre de Tunis
Le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, le 25 mars 2011 à Tunis
http://a10.idata.over-blog.com/300x168/1/06/13/86/photos-13/tunis-sit-in.jpg"Rien n'a changé en Tunisie, sauf la multitude des mises en scène successives de nos politiciens qui prennent les citoyens pour des ignorants", a lancé Jaber, 42 ans, un des manifestants rassemblés devant le théâtre municipal de Tunis.

"On ne sait pas ce que nos politiciens font exactement dans cette période importante de l'histoire de la Tunisie, rien de concret n'a été réalisé ni pour réduire le chômage ni pour instaurer la stabilité et la sécurité dans le pays", a renchéri Salem, 27 ans.

Depuis une semaine, des groupes de jeunes se regroupent chaque jour devant le théâtre de Tunis pour exprimer leur colère, et dénoncent sur haut-parleur "la passivité du gouvernement de transition qui ne fait que limoger un ministre ou condamner la corruption des partisans du président déchu Zine El Abidine Ben Ali", selon Mouna, une étudiante de 24 ans.

Le président par intérim Foued Mebazaa a démis lundi de ses fonctions le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, sur proposition du Premier ministre Béji Caïd Essebsi.
Il a été remplacé par Habib Essid, 61 ans, un diplômé en agronomie de l'Université du Minnesota aux Etats-Unis. Ce dernier est déjà contesté pour avoir occupé sous le régime Ben Ali (nov 1987-janv 2011) les postes de chef de cabinet du ministre de l'Agriculture de 1993 à 1997 puis du ministre de l'Intérieur de 1997 à 2001.

http://static.lexpress.fr/medias/1250/640018_.jpg"L'amélioration enregistrée au niveau sécuritaire demeure toujours insuffisante", a indiqué mercredi soir le Premier ministre par intérim Béji Caïd Essebsi dans une interview télévisée.

"Les protestations, les sit-in et les grèves ne sont plus tolérables et ne doivent pas continuer, même si elles s'appuient sur des revendications légitimes" a-t-il ajouté, alors qu'un appel a été lancé pour une grande manifestation vendredi place de la Kasbah, le quartier de la primature et des ministères, qui a longtemps été l'épicentre de la contestation après la chute de Ben Ali, le 14 janvier.

Par AFP
 

dimanche 20 mars 2011

Libye: plus de 90 morts à Benghazi

Libye: plus de 90 morts à BenghaziLa Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont pris le relais de la France samedi soir pour pilonner les positions de Mouammar Kadhafi.L

 
12h38. Au moins 18 avions de combat américains ont participé à l'opération de la communauté internationale ce dimanche matin.  

12h04. Trois bombardiers furtifs B-2 américains ont mené un raid contre une importante base aérienne libyenne, larguant 40 bombes. 
Selon la télé américaine CBS, l'opération avait pour objectif de détruire une bonne partie de l'aviation libyenne.  

12 heures. L'appareillage du porte-avions Charles-de-Gaulle, est prévu à 13h00 de Toulon. 
"Le porte-avions est à 24 heures de mer des côtes libyennes mais devrait mettre 36 à 48 heures pour les rejoindre, le temps d'embarquer les avions de chasse qui participeront aux opérations et de procéder à quelques exercices d'apontage", a précisé une source militaire.  

Son "groupe aérien" sera composé d'une vingtaine d'appareils, dont une quinzaine d'avions de chasse, en majorité des Rafale ainsi que des Super Etendard, plus anciens. A ceux-ci s'ajouteront des hélicoptères prévus en cas d'éjection de pilotes en mer ou sur le territoire libyen ainsi que deux Hawk-Eye, avions de contrôle aérien embarqués sur le porte-avions.
 
11h36 Trois bombardiers furtifs B-2 américains ont largué 40 bombes contre une importante base aérienne libyenne, rapporte la télévision CBS News.   

11h18 Plus de 90 tués à Benghazi. C'est le bilan donné par les sources hospitalières et des journalistes de l'AFP, des combats qui ont éclaté pendant l'offensive des forces pro-Kadhafi contre les insurgés.  

Dimanche, 11h. "Nous sommes les victorieux, vous êtes les vaincus. Nous ne nous replierons pas du champ de bataille car nous défendrons notre terre et notre dignité" Kadhafi continue de menacer l'Occident.  
 
Dimanche matin. Après une nuit d'intenses bombardements, les combats cessent dans Tripoli et aux alentours. 
Dans Benghazi, le bastion des rebelles dans l'est de la Libye, les bombardements avaient également cessé et la deuxième ville du pays était calme.  
 
1h30. Un bombardement aérien a visé dimanche avant l'aube Tripoli et la défense anti-aérienne déployée dans la capitale est entrée en action. 
Un avion a survolé le secteur de la résidence-caserne du dirigeant Mouammar Kadhafi à Bab al-Aziziya dans le sud de la capitale.  

22h50. Kadhafi poursuit sa surrenchère. Le dirigeant libyen menace d'attaquer des objectifs "civils et militaires" en Méditerranée et affirme que les "dépôts d'armes" sont ouverts pour défendre la Libye.  

22 heures. La télévision d'Etat libyenne affirme que des "objectifs civils" dans les villes côtières de Tripoli, Misrata, Zouara et Benghazi ont été la cible samedi de raids "ennemis". 
Quelques minutes plus tard, la même source assure qu'un avion français a été abattu par la défense antiaérienne libyenne dans la région de Tripoli. Paris dément fermement.  

A 21h40, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient lancé une première vague d'environ 110 missiles de croisière Tomahawk sur la Libye. 
Les missiles ont touché "plus de 20 objectifs" parmi lesquels des systèmes de défense anti-aérienne et des noeuds de communication stratégiques, tous situés sur la côte. 

Samedi soir. Les forces américaines et britanniques prennent le relais des Français avec les premiers raids aériens et des tirs de missiles de croisière depuis les navires et sous-marins au large de la Libye. 

lexpress.fr

jeudi 17 mars 2011

LIBYE : pas fini le colonel Khadafi !


Par Lysiane Gagnon

Pendant que les organismes internationaux dissertaient sur l'action à prendre en Libye, le régime du colonel Kadhafi reprenait le contrôle de l'est de la Libye, ville par ville, sans même avoir à mener des combats particulièrement violents, face à de petites bandes d'insurgés mal armés et mal dirigés.

Hier, l'armée était aux portes de Benghazi, le bastion de la rébellion... et l'on n'avait toujours pas entendu parler des massacres massifs de civils annoncés par ceux qui réclamaient l'intervention militaire des forces étrangères. Ce qui s'est passé semble plutôt avoir été une brève guerre civile qui sera vite terminée en raison de la faiblesse de la faction rebelle.

Ces événements mettent en relief le manque de jugement de ceux qui, parmi les dirigeants occidentaux, ont tenu pour acquis dès le début du soulèvement que le colonel Kadhafi était fini, Nicolas Sarkozy au premier chef.

Dans une tentative désespérée de rehausser son image et de faire oublier les cafouillages de la France en Tunisie, il a officiellement reconnu le « Conseil national » des insurgés sans même en discuter avec ses alliés européens, ni même avec son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé... Une autre de ces décisions impulsives dont est friand le président français, celle-là prise sous l'influence de l'écrivain Bernard-Henri Lévy, qui signait la semaine précédente dans le Journal du Dimanche un « reportage » exalté qui contredisait tous les comptes rendus des envoyés spéciaux de la presse française, lesquels avaient tout de suite vu que cette insurrection était une affaire d'amateurs.

La France paiera cher d'avoir misé sur le mauvais cheval. Kadhafi a immédiatement rompu les relations diplomatiques avec Paris et il invite maintenant les Russes et les Chinois à remplacer les Occidentaux dans l'exploitation des faramineuses ressources pétrolières de son pays.

Barack Obama, de même qu'Angela Merkel ont été plus sages, en refusant de s'engager à intervenir militairement avant d'avoir pu évaluer le sérieux de la rébellion et la représentativité du « Conseil national de transition » basé à Benghazi.

Il fallait se poser les bonnes questions avant de sauter dans le train d'un groupe dont on connaissait fort peu de choses, à commencer par celle de savoir s'il était représentatif du peuple, à tout le moins d'une majorité de Libyens. Dans ce pays sans presse libre ni instituts de sondage, on ne sait pas ce que pensent les citoyens en leur for intérieur, mais pour l'instant, rien n'indique qu'une majorité souhaitait une révolution au profit de la partie orientale du pays.

Il fallait aussi se demander qui menaient les insurgés, dont les seules personnalités politiques sont deux anciens ministres qui ont eu longtemps partie liée avec le régime de Kadhafi.

Tout le monde a d'abord cru que ce dernier délirait quand il a accusé les rebelles d'être des « drogués » à la solde d'al-Qaïda... mais il apparait de plus en plus qu'il y a du vrai dans ces affirmations. Rémy Ourdan, du Monde, a décrit des groupes de « chabab » (les jeunes qui ont servi de chair à canon à cette « armée » sans chef ni stratégie) complètement intoxiqués au hachisch. Et avant-hier, le responsable d'al-Qaïda au Sahara, Abou Yahya, dans un message sur vidéo, a appelé les insurgés à « poursuivre leur combat »...

Selon Tanguy Berthemet du Figaro, sur les 31 membres que compterait le « Conseil national », seuls sept noms ont été révélés au public. Il cite un avocat proche des islamistes, qui se réjouit de ce que le mouvement a maintenant l'appui des « musulmans radicaux ».

INTERVIEW EXCLUSIVE de Saïf Al-Islam Kadhafi



EXCLUSIF – Saïf Al-Islam Kadhafi réclame à Sarkozy de rembourser (16/03 14:42 CET)

Dans une interview exclusive, Saïf Al-Islam Kadhafi, un des fils du dirigeant libyen accuse sévèrement Nicolas Sarkozy. Interrogé par Riad Muasses à Tripoli, il demande au président français de rembourser l’argent que la Libye lui avait versé pour financer sa campagne électorale. Selon Saïf Al-Islam, les forces pro-Kadhafi auront repris le contrôle du pays entier d’ici 48heures.


Riad Muasses – euronews :
Saïf Al-Islam Kadhafi, avant ces évènements, vous vous présentiez comme le nouveau visage réformiste de la Libye. Aujourd’hui que proposez-vous à ceux qui manifestent contre le régime ?

Saïf Al-Islam Kadhafi:

Ce que vous avez vu durant des semaines, ce que nous avons vu dans les rues, ce ne sont pas des manifestations, mais des milices armées qui font peur aux gens et les tuent. Elles ont exécuté des policiers à Albaida; elles ont pendu des gens sur des ponts à Darna; elles ont brûlé un homme sur la place publique à Misrata. Ces hommes ne croient ni au dialogue, ni aux droits de l’Homme, ni à la démocratie. Ce sont des criminels. Et ils le prouvent en prenant des photos et des vidéos de leurs actes.

Aujourd’hui, on voit le peuple libyen se révolter pour défendre sa terre et son pays. Chaque jour, l’armée libyenne libère une ville et le peuple sort dans les rues pour célébrer la victoire. Tout le peuple libyen est uni contre ces milices. Même au sein de l’armée, il y a plein de volontaires qui se sont engagés pour combattre ces terroristes.

Nous mènerons les réformes politiques quand la paix et le calme seront revenus dans notre pays. Avant ces conflits, nous étions prêts à conduire des réformes, à changer la Constitution et accroître les libertés. Mais aujourd’hui, c’est le temps du combat. Nous devons libérer la Libye de ces terroristes.

Euronews :
Pensez-vous que la Libye a besoin de réformes majeures?

Saïf Al-Islam Kadhafi:

Oui, nous en sommes convaincus. Mais aujourd’hui, la rue est surtout préoccupée par sa propre sécurité. Les projets de construction, les projets d’infrastructure… Ce n’est pas la priorité du peuple libyen. Il est terrorisé aujourd’hui par ces milices armées. Ce que la rue demande en priorité, c’est le retour de la paix et de la sécurité.

Nous conduirons les réformes dans deux semaines ou dans un mois quand la situation sera stabilisée. Ce sera alors le temps de proposer le nouveau visage de la Libye avec des nouvelles lois, une nouvelle Constitution. Nous allons assister à la naissance d’une Libye moderne.

Euronews:
Confirmez-vous la présence d’Al Qaida ou d’autres groupes terroristes parmi les rebelles?

Saïf Al-Islam Kadhafi:
Al Qaida avait une présence limitée à Zawiya, Darna et Bayda. Nous avons surtout vu apparaître des meurtriers, des criminels qui se sont organisés en milices armées. Ils ont même recruté des jeunes. On les a vu à la télévision boire de l’alcool, écouter de la musique, prendre de la drogue. Donc, il y a parmi les rebelles aussi bien des milices criminelles que des organisations islamistes extrémistes. Et tous, sont les ennemis de la Libye.

Euronews:
Donc personne en Libye ne manifeste contre le régime? Il y a seulement des milices armées et des islamistes extrémistes ?

Saïf Al-Islam Kadhafi:
Le plus important, c’est ce qu’il s’est passé à Benghazi. Dans les prochains jours, nous allons pouvoir vous montrer des films et la vérité va éclater au grand jour.

Premièrement, il y a un certain nombre d’hommes d’affaires qui ont demandé aux Arabes de descendre dans la rue. La plupart des gens qui ont manifesté sont des Égyptiens et des Palestiniens qui étaient au chômage.

Deuxièmement, il se peut qu’il y ait des gens qui, à Benghazi, soient contre le colonel Kadhafi. Il y en a peut-être plusieurs milliers. Mais vous savez, il y a un million 500 mille habitants à Benghazi. Et il y a contre nous des dizaines de milliers de gens, ce n’est pas la fin du monde.

En Lybie, il y a des milliers de gens qui ne croient pas en Kadhafi et qui ne croient pas non plus en Dieu. Notre ancien ministre des Affaires étrangères, par exemple, est athée. Il ne s’en cache pas.

Je veux dire par là qu’il est normal que tout le peuple libyen ne soutienne pas Mouammar Kadhafi.

Euronews :
Donc selon, vous la révolte tunisienne et égyptienne ne se propage pas à la Libye?

Saïf Al-Islam Kadhafi:

Il n’est pas question ici de propagation de la révolte. C’est une sorte de mode, semblable aux révolutions qui se sont déroulées dans les années soixante en Europe.

N’oublions pas non plus qu’il y a des chaînes arabes qui mènent contre nous une véritable guerre médiatique en faisant circuler des mensonges et des rumeurs. Notre peuple en est conscient maintenant.

Par exemple, une de ces chaînes a dit que les forces libyennes attaquaient le port de Mezda. Mais Mezda est une ville située en plein coeur du désert. Les chaînes de nos frères arabes sont arrivées à un niveau très bas et humiliant.

Et aujourd’hui, le peuple libyen se moque de ces chaînes. Ces télévisions arabes ennemies disent que Tripoli est tombée entre les mains de ce qu’elles appellent « la Libye Libre » et que les combats sont en cours dans les rues de Tripoli

Euronews:
Il y des informations qui circulent qui prétendent que vos forces armées sont proches de Benghazi et même de la frontière avec l’Égypte. Qu’allez-vous faire de ceux qui ont manifesté contre vous?

Saïf Al-Islam Kadhafi:
La plupart ont fui. Nos partisans nous ont demandé de les laisser partir, de laisser ces traitres qui collaborent avec les états unis, la Grande-Bretagne et la France de partir.
Tous ceux qui ont demandé l’intervention des troupes américaines, britanniques ou de l’OTAN, fuient vers l’Égypte. Nous ne voulons pas les tuer. Nous ne voulons pas nous venger de ces traîtres qui ont trahi le peuple. Nous leur disons tout simplement qu’ils peuvent aller en Égypte en toute sécurité et qu’ils n’ont plus leur place en Libye. Et je peux vous dire qu’ils sont déjà nombreux à avoir fui.

Euronews:
Que pensez-vous de la résolution qu‘étudie l’ONU pour imposer une éventuelle zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye?

Saif al-Islam Gaddafi :

Quelle résolution et contre qui? C’est trop tard. Dans 48 heures, nos opérations militaires seront quasiment terminées. Nos forces sont presque à Benghazi.

Euronews:
La Ligue arabe a estimé que le régime libyen était illégitime. Comptez-vous rester membre au sein de la Ligue?

Saif al-Islam Gaddafi :
C’est ridicule. Ces régimes ne sont pas démocratiques. Leurs présidents ne sont pas élus. Ils n’appliquent ni la Constitution ni les lois de leurs pays. Tous ces régimes sont illégitimes.

Amr Moussa, le Secrétaire de la Ligue arabe, reçoit de l’argent du Qatar pour préparer la présidentielle en Égypte. Nos frères qatariotes lui ont demandé de jouer ce rôle. Amr Moussa n’est pas légitime tout comme les autres présidents arabes qui ont hérité du pouvoir et qui règnent en dictateurs.

Ils se prennent pour l’Union européenne ou les États-Unis. La Ligue arabe est une véritable pièce de théâtre.

La priorité aujourd’hui n’est pas de décider si nous allons rester ou non dans la Ligue arabe. Nous prendrons cette décision plus tard.
Notre priorité est de terminer le combat contre les milices armées et de libérer le pays.

Euronews:

La France fut le premier pays à reconnaître le Conseil national de la révolution. Que pensez du régime du Président Sarkozy?

Saïf Al-Islam Kadhafi:

Tout d’abord, il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l’on demande à ce clown, c’est de rendre l’argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu’il oeuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement.

Euronews:
Dernière question : le régime compte-t-il instaurer le principe du pouvoir héréditaire en Libye?

Saif al-Islam Gaddafi :

Je ne veux plus répondre à cette question. J’en ai déjà parlé. Je ne veux plus en parler.


mercredi 16 mars 2011

Bahreïn : Bain de sang


http://berthoalain.files.wordpress.com/2011/02/267b14d6-3b83-11e0-9a89-84f6cc39b65d.jpg?w=493&h=277 

Les forces de sécurité bahreïnies appuyées par des hélicoptères ont lancé mercredi une violente attaque contre les manifestants antigouvernementaux qui ont été chassés de la place de la Perle à Manama, lieu symbolique du mouvement de protestation qui dure depuis un mois.

Les affrontements, au lendemain de la proclamation de la loi martiale, ont fait au moins six morts, trois policiers et trois civils, a-t-on appris de source hospitalière.

Un élu de l'opposition a fait également état de centaines de blessés.

Lundi, à la demande des autorités de Manama et avec le feu vert du Conseil de coopération du Golfe (CCG), un millier de soldats saoudiens et 500 policiers émiratis ont été envoyés dans le petit royaume bahreïni, peuplé majoritairement de chiites mais dirigé par la dynastie sunnite des Khalifa.


http://a21.idata.over-blog.com/600x336/4/20/03/98/Ville-de-Thala/bahrien_La_perle_18-02-2011.jpg

Cette initiative a été vivement dénoncée par l'Iran chiite et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié mercredi d'"injustifiable et irréparable" la répression à Bahreïn.

"C'est une guerre d'anéantissement. Ce genre de choses ne se produit même pas pendant des guerres, c'est inacceptable", a par ailleurs déclaré à Reuters Abdel Djalil Khalil, qui dirige le bloc parlementaire du Wefaq, principal parti politique chiite de Bahreïn.

RASSEMBLEMENTS ET DÉFILÉS INTERDITS

Il ne semble pas que les forces étrangères appelées en renfort par Manama aient été impliquées dans ces opérations.

vendredi 11 mars 2011

Bahreïn : Affrontement et violence ...

Open in new windowLa police bahreïnie a empêché vendredi une foule de plusieurs milliers de manifestants d'atteindre le palais royal situé à Riffa, ville d'environ 100.000 habitants au centre du royaume insulaire.

Brandissant des drapeaux de Bahreïn et des fleurs, les manifestants, issus essentiellement de la majorité chiite, sont partis du quartier d'Ali en direction de Riffa, où vivent des sunnites et certains membres de la famille régnante sunnite, les Al Khalifa.

Près d'une tour d'horloge de la ville, plusieurs centaines d'habitants, armés de gourdins et de couteaux, s'étaient rassemblés pour protéger leur quartier.

Plus de 200 policiers anti-émeutes, armés de matraques, ont quant à eux déployé des barbelés et bloqué la voie d'accès au palais, réussissant à convaincre la plupart des manifestants de faire demi-tour.

Les policiers ont repoussé un groupe de sunnites qui s'approchaient d'eux en les caillassant et ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des chiites qui tentaient de contourner leur barrage routier.

"Les membres de la famille royale ont beaucoup de palais et de villas par ici. Nous sommes pacifiques. Nous voulons aller les voir chez eux pour faire valoir nos droits", a déclaré Ahmed Djaafar, un manifestant. "Le pouvoir ne doit pas être entre les mains d'une seule famille, il doit être confié au peuple", estimait-il.

Bahreïn, qui abrite la Ve Flotte américaine, est secoué depuis le mois dernier par un mouvement de contestation sans précédent depuis les années 1990, inspiré des soulèvements populaires tunisien et égyptien.

Sept personnes ont péri dans des heurts entre manifestants et forces de sécurité et des milliers de militants du Mouvement de jeunesse du 14-Février campent sur la place de la Perle à Manama, mais l'opposition est de plus en plus divisée.

GRANDE MARCHE VERS LA PLACE DE LA PERLE

Redoutant des affrontements entre manifestants et partisans du gouvernement, les opposants modérés, emmenés par le parti chiite Wefak, avaient exhorté les radicaux à renoncer à leur marche sur le palais royal. Une partie du mouvement du 14-Février a refusé lui aussi de prendre part à la manifestation, craignant "des victimes innocentes".

Ceux qui ont appelé à marcher sur le palais exigent le renversement de la monarchie et l'établissement d'une république.

Quelques heures avant le début de la marche, le plus haut dignitaire chiite de Bahreïn, le cheikh Issa Kassim, avait exhorté les manifestants à ne pas provoquer un conflit intercommunautaire, qui saperait selon lui les efforts engagés depuis des semaines par l'opposition pour obtenir des réformes politiques.

Arabie saoudite : journée de la colère et risque de guerre civile ?

Open in new windowDes dizaines de voitures de police ont pris position dans la capitale, alors qu'une manifestation doit avoir lieu malgré l'interdiction des autorités.

La police s’est déployée vendredi 11 mars à Ryad, en prévision d’une manifestation prévue dans le quartier nord de la capitale saoudienne après la grande prière. Un appel à une "journée de la colère" a été lancé sur les réseaux sociaux Internet, afin d’obtenir des réformes politiques dans le pays.

Trois manifestants blessés par la police

La situation est tendue, alors que jeudi soir trois manifestants chiites ont été blessés par des tirs de police dans l’est de l’Arabie Saoudite, d’après un témoin. Entre 600 et 800 personnes avaient manifesté à Al-Qalif pour demander la libération de neuf détenus chiites.

Les militants qui appellent à manifester vendredi réclament le respect de la liberté d’expression dans le royaume. Ils exigent aussi la mise en place d'institutions élues pour remplacer la Choura, conseil dont les membres sont nommés par le roi, et le gouvernement, lui aussi laissé à la discrétion du souverain.

Barrages de police

Vendredi matin, des dizaines de voitures de police ont pris position à Olaya, dans le nord de Ryad. Au moins un barrage a été mis en place pour contrôler l'identité des passagers des véhicules sur l'artère principale de ce district. Les autorités saoudiennes ont également rappelé à plusieurs reprises ces derniers jours que les manifestations étaient interdites dans le royaume, sous peine d’intervention policière.


Un point de vue que leur allié américain ne partage pas : "Ce que nous avons dit aux Saoudiens et à tout le monde dans la région (du Moyen-Orient), c'est que nous allons soutenir un ensemble de valeurs universelles", a déclaré jeudi un conseiller du président Barack Obama. Parmi ces valeurs figurent "le droit à se rassembler pacifiquement, à la liberté d'expression", a-t-il souligné.

mercredi 9 mars 2011

Koweït et Bahreïn : États policier... plus que jamais !

Open in new windowKoweït : Police en état d'alerte contre sa population !

La police a bloqué l'accès à une place de la capitale avant des manifestations destinées à réclamer de plus grandes libertés politiques.

Le petit émirat richissime, qui possède le Parlement le plus actif de la région, n'avait pas connu d'appel à manifestations depuis le début des révolutions arabes de ces derniers mois.


Open in new windowDe la démocratie au Bahreïn 


Trois mouvements d'opposition chiites radicaux, dont le mouvement Hak, à la pointe de la révolte de la majorité chiite qui secoue le royaume depuis quelques semaines, ont réclamé mardi l'abolition de la monarchie qui règne depuis plus de deux siècles, et exigé l'instauration d'une république.

Des milliers de manifestants continuent de camper sur la place de la Perle, au centre de la capitale. Dans l'espoir d'apaiser les tensions sociales, le gouvernement a annoncé un projet de construction de 50.000 logements.

Source: : www.lefigaro.fr
 

dimanche 6 mars 2011

Arabie Saoudite, le Monarque Sunnite face aux protestation de son peuple ?

Les autorités rappellent que les mouvements de protestation sont interdits, alors que de petits rassemblements ont vu le jour. L'Arabie saoudite a rappelé samedi 5 mars que les manifestations étaient interdites dans le royaume, par le biais de la télévision d'État.

Les forces de sécurité emploieront tous les moyens pour empêcher les troubles à l'ordre public, précise la chaîne al Ekhbaria dans une alerte, sans donner de détails.


Open in new window


Ce rappel émanant du ministère de l'Intérieur intervient alors que de petites manifestations de chiites ont éclatée dans le royaume, jusque là non concerné par les mouvements de révoltes qui agitent le monde arabe. 

La minorité, qui constitue environ 10% de la population, se concentre notamment dans l'est du pays, riche en pétrole. Cette communauté se plaint de marginalisation dans un pays régi par le wahhabisme, une doctrine rigoriste sunnite.

samedi 5 mars 2011

Arabie saoudite : Vers un risque de révolte ?

Open in new windowQuelques centaines de personnes ont manifesté aujourd'hui dans l'est à majorité chiite de l'Arabie saoudite pour réclamer la libération d'un dignitaire arrêté, au lendemain d'arrestation de manifestants, selon des témoins et des militants.

Des appels avaient été lancés sur Facebook pour une "journée de colère" aujourd'hui dans l'est du royaume, pour réclamer la libération de cheikh Toufic al-Aamer, un prédicateur chiite arrêté dimanche.

Dans la ville d'al-Houfouf, quelques centaines de personnes ont manifesté après la prière du vendredi, appelant à la libération des détenus, dont cheikh al-Aamer, selon des témoins.

Une manifestation similaire s'est également déroulée dans la ville d'al-Qatif avant d'être dispersée sans incident par la police, selon des témoins.

Hier soir, 22 personnes avaient été arrêtées lors de la dispersion d'une manifestation dans la ville de al-Qatif qui réclamait également la libération de détenus, selon Ibrahim Al-Mugaiteeb, président de l'organisation Human Rights First en Arabie saoudite.
Source AFP et www.lefigaro.fr

mercredi 2 mars 2011

Libye : Intervention militaire des USA ou pas ???

Open in new windowLes Etats-Unis réfléchissent à de nombreuses solutions pour faire plier Kadhafi. Une interdiction de survol du pays serait une possibilité.

L'UE est pour l'instant réticente à une intervention militaire.
L'Iran met en garde contre une intervention américaine.

Kadhafi tient toujours Tripoli. De violents combats se déroulent à Brega, un important terminal pétrolier, à 200 km de Benghazi.

La situation humanitaire est de plus en plus dramatique. 1,5 millions d'immigrés tenteraient de fuir la Libye, selon l'Italie.

11h15. Les insurgés libyens affirment avoir repris le contrôle de Brega (est), cible d'une contre-offensive des forces du dirigeant Mouammar Kadhafi, selon plusieurs de leurs cadres à Ajdabiya. La situation reste très confuse.

11 heures. Ajdabiya sous les bombes. Les forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi viennent de lancer des raids aériens sur la région d'Ajdabiya, contrôlée par les insurgés dans l'Est de la Libye, indiquent des témoins à l'AFP.

Les raids visent apparemment un dépôt de munitions à l'extérieur de la ville déjà attaqué il y a deux jours, selon un témoin, tandis que des habitants affirment que la cible était une base de l'armée tombée aux mains de l'insurrection, à 3 km de la ville d'Ajdabiya.

Cette ville est située à 160 km au sud-ouest de Benghazi, épicentre de la contestation dans l'est du pays.

Jean-Pierre Perrin, envoyé spécial de Libération en Libye, a justement visité mardi ce dépôt de munitions. Lire son reportage, dans notre zone abonnés.

La vidéo ci-dessus montrerait des bombardements dans cette même ville, le 28 février.
(car RIEN n'est sur... on en a pas l'impression... tellement l'image bouge et reste toujours sur un même point de fixation... par ailleurs notons que l'on a pas encore vu d'images sur les supposés bombardements de Khadafi sur les civils tant décriés, ni de l'impact de ceux-ci sur les villes de Benghazi par exemple, ni d'image sur des supposes massacres de masse... un doute est permit de s'installer quand aux images et les dires. N'oublions pas que la Libye reste un grand pays exportateur de pétrole important pour l'Europe et que l'on note aussi que ses champs pétrolifères sont exploitées par des grandes compagnies occidentales tel que BP, Texaco, TOTAL...se repartissant plus de 90 % des bénéfices bruts). 


mardi 1 mars 2011

Oman toujours sous tension


http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2011/02/28/photo_1298886529577-3-0_w350.jpgL'armée d'Oman est intervenue mardi à Sohar, grand port industriel du nord du pays, pour tenter de disperser des manifestants exigeant des emplois et des réformes démocratiques dans le sultanat, ont rapporté des témoins.


L'armée omanaise, qui s'attendait à une quatrième journée de manifestations anti-gouvernementales mardi, s'est déployée au nord de Mascate, la capitale du sultanat, et près de la frontière avec les Emirats arabes unis (EAU), selon un responsable omanais. Elle a également mobilisé de l'équipement léger, a-t-il ajouté, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Une manifestation de soutien, la aussi favorise par les éléments du régime au sultan d'Oman, pour le sultan Al Qabous ben Saïd, était prévue mardi à Mascate.
Pour tenter d'apaiser la colère, le souverain a ordonné dimanche la création de 50.000 nouveaux emplois publics et une allocation mensuelle de 150 rials (282 euros) pour les chômeurs. La veille, au premier jour des manifestations, il avait remplacé six ministres de son cabinet.

Le sultanat d'Oman, situé dans le golfe Arabo-persique, est le dernier pays en date gagné par le vent de contestation qui souffle sur le monde arabo-musulman et qui pourrait continuer de s'étendre dans la région, avec des appels à manifester lancés au Koweït et en Arabie saoudite.

Oman partage avec l'Iran le contrôle du détroit d'Ormuz, à l'embouchure du golfe, la route qu'empruntent environ 40% des pétroliers du monde. Le sultanat joue également un rôle important de médiateur entre l'Iran et l'Occident du fait de ses liens forts avec Téhéran et Washington.

Lundi, le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, P.J. Crowley, a déclaré que les Etats-Unis avaient été en contact avec le gouvernement omanais et l'avait encouragé "à engager des réformes" notamment économiques et d'ouverture politique.

AP

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Une personne a été blessée lors de cette quatrième journée de manifestations à Oman, théâtre de troubles politiques et sociaux comme de nombreux autres pays arabes.

"Nous étions entre 200 et 300 dans la rue. L'armée a commencé à tirer en l'air", a dit un manifestant ayant requis l'anonymat. "Beaucoup de personnes ont fui. L'homme blessé par balles tentait de calmer l'armée."

La foule s'est dispersée puis s'est de nouveau rassemblée sur un carrefour près du port, ont rapporté des témoins. L'armée s'est retirée.

Six personnes sont mortes dimanche à Sohar lorsque la police a ouvert le feu sur des manifestants, selon un médecin et des infirmières. Les autorités ont fait état d'un seul mort.

Jason Benham et Bertrand Boucey 
pour le service français

Par Reuters

Les laics de Gaza traqués par le Hamas


http://medias.lepost.fr/ill/2009/06/21/h-20-1587627-1245615512.jpgpar David Koskas
Que reste-il, dans la bande de Gaza, des Palestiniens non-religieux, laïcs, de tous ceux qui n'adhèrent pas au fondamentalisme religieux du Hamas...

En quatre années de pouvoir, le Hamas a causé de sérieux dégâts à la communauté séculière en imposant sa vision extrême de l'Islam.

Policiers qui vérifient les certificats de mariage des couples dans la rue, tenues conformes exigées, livres confisqués, interdiction récente aux coiffeurs d'avoir des femmes pour clientes, interdiction pour les femmes de fumer le narguilé en public, la liste est longue.

Mais le Hamas ne porte pas seul la responsabilité de l'essor de l'Islam dans la région.
Les bars et les cinémas, tolérés sous le contrôle égyptien d'avant 1967, ont fermé peu à peu leurs portes les années suivantes, à mesure que le fondamentalisme religieux s'installait, souvent au rythme des conflits avec Israël.
Le dernier cinéma s'est éteint en 1987, alors que la première Intifada éclatait.

Séculiers, laïques, non-religieux, les qualificatifs se confondent pour désigner ceux qui ne s'identifient pas avec l'Islam du Hamas : ce sont les femmes qui s'habillent à l'occidentale, les hommes qui ne prient pas, ceux qui demandent une séparation entre la foi et la politique.

Ils n'étaient déjà pas nombreux, ils sont de moins en moins, souvent militants dans des associations pour les droits de l'homme, artistes, jeunes attirés par les valeurs occidentales.

Et quand ils obtiennent un visa pour l'Europe, en tant qu'étudiant ou comme réfugié, ils partent et ne reviennent pas toujours.

"À la fin, ceux qui pensent différemment s'en vont", confie Rami, activiste d'un groupe laïc qui préfère ne pas dévoiler son nom de famille par crainte de représailles. (sources Ynet)

samedi 26 février 2011

Arabie Saoudite, le roi aurait-il peur des révoltes ?


http://www.tunisiecomex.com/commun/images/atlas/cartes/carte_arabie-saoudite_fr.gifRentré précipitamment chez lui, Abdallah d’Arabie saoudite arrose ses sujets.Le roi tente de prémunir son pays du tsunami révolutionnaire arabe.Fait inédit, la colère arabe souffle également sur le Golfe où elle soulève une inquiétude grandissante dans les monarchies pétrolières, à commencer par l’Arabie Saoudite.

Pressentant la propagation du vent de la colère en Arabie saoudite, le roi Abdallah est rentré précipitamment dans son pays pour annoncer sur le tarmac une première salve de mesures à visée sociale. Le feu de la révolte arabe est aux portes de son pays, l’Arabie saoudite en est même cernée. À l’ouest, les Yéménites sont plus que jamais déterminés à chasser leur tyran, un ex-socialiste reconverti au libéralisme version bazar, mais avec des lois liberticides pour sa population, au pouvoir depuis trente années. À l’est, dans le golfe Arabo-persique, les Bahreïnis on fait le même serment contre le prince qui s’est d’ailleurs empressé de consulter Abdallah dès le retour précipité de celui-ci à Ryad. Les insurgés, pour la plupart des chiites considérés comme des Bahreïnis de seconde classe, lui ont tout même laissé une porte de secours : le roi pourra rester s’il consent à cohabiter dans une monarchie parlementaire.

La couleur est ainsi annoncée pour tous les rois et princes de la région, menacés eux aussi malgré l’aisance matérielle dont bénéficient leurs populations. Abdallah, leur chef de file, est lui conscient de cette perspective qu’il tente d’éviter sinon de repousser. Il sait que l’Arabie saoudite n’est plus une exception, que le régime wahhabite n’est pas à l’abri d’un éventuel soulèvement populaire. N’en déplaise aux derniers amuseurs des dictatures et autocrates arabes, la théorie des dominos joue à plein tube.

http://www.emarrakech.info/photo/772398-916866.jpg?v=1238417833Les pouvoirs arabes sont aujourd’hui menacés, voire vacillants, contaminés par le vent de révoltes qui, en moins de deux mois, a déjà balayé deux dictatures (Ben Ali et Moubarak). Bientôt ce sera le tour du désormais fou et paranoïaque Khadafi. Les peuples arabes ont transcendé leur peur et divisions idéologiques pour recouvrer la dignité et les libertés démocratiques, malgré les violences de leur pouvoir dont la caricature est le génocide perpétré par Kadhafi et ses fils contre le six millions et demi de Libyens. Et fait inédit, ce vent souffle également dans le Golfe où il soulève une inquiétude grandissante dans les monarchies pétrolières, à commencer par l’Arabie saoudite. Déjà très impliquée à sa frontière sud, au Yémen où des troupes saoudiennes aident le régime du président Ali Abdallah Saleh à contenir une opposition composite, Riyad est tétanisé à l’est, sur le petit royaume insulaire de Bahreïn, sa porte sur le Golfe et le lieu de villégiature (alcool et sexe) pour ses classes moyennes, où des manifestants réclament la fin de la dynastie des El-Khalifa, des sunnites qui règnent sur une majorité chiite depuis le XVIIIe siècle.
http://www.rmc.fr/images/article/2011-02-19T090215Z_01_APAE71I0P3T00_RTROPTP_3_OFRTP-BAHREIN-TP-20110219.JPGLa famille El-Khalifa compte sur le soutien sans faille de son voisin saoudien. La flambée révolutionnaire se produit tout près de ses provinces pétrolières orientales, de l’autre côté du pont de 24 kilomètres qui relie la péninsule à Bahreïn. Mais que peut faire Abdallah qui n’est pas à l’abri d’une contamination bahreïnie ? 

Si Manama avait toléré son opposition chiite, en particulier le grand parti chiite Wefaq avec lequel vont s’ouvrir des discussions pour entamer des réformes réelles, Ryad a toujours nié et combattu ses chiites. Comme ses pairs autocrates et dictateurs, Riyad brandit aussi le spectre de l’ingérence étrangère et n’a de cesse de soupçonner l’Iran de vouloir entrer dans la bergerie pétrolière.
La querelle sur la nature arabe ou persique du Golfe n’est bien évidemment pas seulement sémantique, mais de toute évidence, cette fois, la grille de lecture sunnite-chiite ne suffit pas du tout à décrire la déchirure dans le Golfe arabe. Il y a aussi des sunnites aussi pour demander des réformes sinon les têtes des rois et princes. Changement de génération, des appels à des journées de colère prolifèrent sur le royaume des Wahhabites. Ce sont des jeunes, étudiants ou chômeurs qui donnent le tempo de la révolte. Dans les monarchies pétrolières, c’est toute une génération éduquée et au fait des affaires du monde qui ne parvient plus à trouver sa place dans les fonctions publiques civiles et militaires qui absorbaient jusqu’à récemment les intelligentsias nationales en mal de promotion sociale. 

La jeunesse piaffe d’impatience pour bousculer les anciens équilibres des pouvoirs, comme en Égypte et en Tunisie, pour entrer dans le jeu politique.  Et puis, en voie de paupérisation depuis une dizaine d’années pour cause de tarissement des budgets pétroliers, c’est aussi toute une classe sociale en Arabie saoudite qui a vu s’effacer l’État providence de sa monarchie pétrolière. Avec un taux de chômage au dessus des 10 % (dont 40 % pour les moins de 30 ans) c’est aussi dans la péninsule arabique que le système de redistribution des recettes pétrolières s’essouffle et la génération montante frappe à la porte du pouvoir.