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dimanche 16 février 2014
mardi 19 mars 2013
Chypre : le Président tente de limiter l’impact de la taxe sur dépôts bancaires
Alors que samedi à Bruxelles, la zone euro et le FMI se sont accordés sur les grandes lignes d’un plan de sauvetage pour Chypre, en échange d’une taxe exceptionnelle sur les dépôts bancaires, le président chypriote Nicos Anastasiades a toutefois laissé entendre dimanche qu’il espérait que l’Eurogroupe amende ces décisions dans les prochaines heures. L’un de ses objectifs principaux : limiter l’impact sur les petits déposants...
mardi 13 mars 2012
LIBYE : Démocratie meurtrie et peuple Libyen abandonné à son sort
Désertée par les Occidentaux, la Libye sans Kadhafi risque d’être divisée en deux, trois ou plusieurs morceaux... rien que cela.
Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce surprise, mardi, par des chefs de tribus et de milices de l’est du pays, de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. « La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé devant des milliers de personnes près de 300 miliciens et chefs de tribu. Ceux-ci ont désigné un Conseil intérimaire, composé de portefeuilles aussi importants que le Pétrole ou la Défense. À la tête de la nouvelle entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte (centre-nord), a été nommé Ahmed Zoubaïr, cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi, renversé par Kadhafi en 1969.
lundi 12 mars 2012
FINANCE EUROPÉENNE : Entre Solidarité et Marché
Un Etat-Nation unitaire classique – surtout s’il assure depuis longtemps l’identité entre citoyenneté et nationalité - avec sa monnaie elle même classique, peut à la limite ne pas concevoir de dispositif de redistribution face à l’inégale compétitivité entre régions : il y aura simplement exode des nationaux défavorisés, désertification, et concentration de ces mêmes nationaux vers les zones développées.
mardi 6 mars 2012
PLOUTOCRATIE : la zone euro à la merci des États
La ploutocratie (du grec ploutos : richesse ; kratos : pouvoir) consiste en un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir. D'un point de vue social, cette concentration du pouvoir dans les mains d’une classe sociale s’accompagne de fortes inégalités et d’une faible mobilité sociale1.
Selon Philippe Murer, depuis que Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs, est arrivé aux commandes de la BCE, les États ont un accès beaucoup plus facile au crédit. Belle réussite.
Ces baisses de taux auraient été beaucoup plus fortes si les États avaient pu emprunter à la BCE directement à 1 % ! Et surtout les potions amères de rigueur auraient été moins importantes, plus en rapport avec l’économie et non avec la finance.
mardi 21 février 2012
Aujourd'hui 21 février, à la demande du gouvernement, la France va-t-elle tourner la page de la démocratie ?
L’occasion pour l’essayiste Raoul-Marc Jennar de revenir sur ce qui s’apparente à un véritable coup d’état financier dans la zone euro.
Pour rappel :
- TUE : traité sur l’Union européenne, première partie du traité de Lisbonne
- TFUE : traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne
- Conseil européen : réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement
- Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG) : le traité Merkel-Sarkozy encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 chefs d’État et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents États signataires.
- TFUE : traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, deuxième partie du traité de Lisbonne
- Conseil européen : réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement
- Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG) : le traité Merkel-Sarkozy encore appelé Pacte budgétaire adopté par 25 des 27 chefs d’État et de Gouvernement le 30 janvier 2012. Il doit être signé le 1 ou le 2 mars avant la ratification par les différents États signataires.
Le mardi 21 février, à la demande du gouvernement, l’Assemblée nationale examinera en procédure d’urgence deux projets de loi :
- le projet de loi ratifiant la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE
- le projet de loi ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES)
- le projet de loi ratifiant la décision du Conseil européen de modifier l’article 136 du TFUE
- le projet de loi ratifiant le traité instituant le Mécanisme européen de stabilité (MES)
Ce qui se prépare dans un silence scandaleux alors que ces projets devraient être au cœur des débats dans toute la presse, va au-delà de tout ce qu’on a connu jusqu’ici, au niveau européen, en matière d’abandon de souveraineté, de recul démocratique et d’opacité.
Pour s’en rendre compte, il faut savoir ce qu’est le MES et de quelle procédure on use pour le faire adopter.
dimanche 19 février 2012
Pour faire face à la crise, faut-il une gouvernance mondiale ?
Par Renaud Dozoul
Renaud DOZOUL, 34 ans, est architecte de formation. Il crée une agence à Paris en 2004 après avoir exercé pendant deux ans à Mexico. Il se consacre désormais à la recherche économique à l’Institut Economique Molinari, et à l’écriture. Il publie notamment en 2011 « 10 bonnes raisons de restaurer la Monarchie » aux éditions Muller et travaille actuellement sur un ouvrage consacré aux fondements de la liberté en occident.
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L’idée fait son chemin depuis longtemps, mais la crise tombe à point nommé pour accompagner l’irénisme qui motive ce genre de constructions politiques. Pour certains, comme le problème est global, la solution doit être globale : il faudrait mettre en place des pouvoirs publics globaux, internationaux, pour essayer de régler les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés.
Outre la logique un peu sommaire qui voudrait que plusieurs causeurs de problèmes deviennent en se réunissant des créateurs de solutions, l’idée d’un État planétaire pose le problème essentiel de la toute puissance de l’État et des limites de son expansion.
jeudi 9 février 2012
La Roumanie se soulève contre le nouveau régime autoritaire
Publié par Marc Lafontan
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| Traian Basecu en compagnie de George Bush |
[ Note perso : Remarquez comment l'article est construit... On fait passer ça sur la pression populaire mais dans les faits quand on lit , voilà un autre gouvernement repris en main sans élection par des technocrates en Europe ]
La rumeur grandissait depuis la mi-janvier lorsque les "indignés" roumains ont pris d’assaut la place de l’Université de Bucarest pourdemander la démission du gouvernement de centre-droit dirigé par le premier ministre et président du Parti démocrate-libéral, Emil Boc.
Lundi 6 février, ce proche du président centriste, Traian Basescu, a annoncé la démission de son gouvernement après trois ans et demi de mandat. "Je dépose ma démission parce que je ne veux pas m’accrocher au pouvoir", a-t-il déclaré lundi matin après avoir passé la nuit au palais présidentiel en tête à tête avec le président.
La rumeur grandissait depuis la mi-janvier lorsque les "indignés" roumains ont pris d’assaut la place de l’Université de Bucarest pourdemander la démission du gouvernement de centre-droit dirigé par le premier ministre et président du Parti démocrate-libéral, Emil Boc.
Lundi 6 février, ce proche du président centriste, Traian Basescu, a annoncé la démission de son gouvernement après trois ans et demi de mandat. "Je dépose ma démission parce que je ne veux pas m’accrocher au pouvoir", a-t-il déclaré lundi matin après avoir passé la nuit au palais présidentiel en tête à tête avec le président.
mardi 7 février 2012
La crise distille son poison
En quelques mois de débat sur l’euro, nous avons vus les clichés les plus nauséabonds ressortir de l’album des mauvais souvenirs que nous avions cru fermé pour toujours.
En Grèce, on a demandé des "réparations de guerre pour l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale" en échange du paiement de la dette d’Athènes.
Les journaux allemands, Bild en tête, ont décrit les Grecs comme des paresseux et nous autres Italiens comme des partouzards dépensiers. En réponse aux critiques des économistes berlinois quant à nos comptes publics, les sites italiens regorgent de commentaires anonymes se limitant à dire “Allemands = SS”.
Frappée par la crise, la Grèce est également confrontée à une montée alarmante de violences contre les étrangers. Dans un reportage, leVolkskrant raconte comment les immigrés sont devenus les boucs émissaires : “la hausse du chômage et l’austérité douloureuse semblent stimuler davantage les violences contre les étrangers”, écrit le quotidien néerlandais. .../
Slovaquie : Silence de l'Europe sur la dérive autoritaire de l'un de ses membres...
Pas souvent dans l'actualité, pourtant membre de l'UE... Étonnant comment, quel que soit le pays observé, ça pue la corruption et le glissement vers la restriction de liberté..une vraie vague autoritaire...Une dizaine de milliers de personnes sont attendues dans les rues de Bratislava, le 4 février, malgré la vague de froid sibérien, pour protester contre "le monde politique du Gorille” et “exprimer leur dégoût de la classe politique corrompue", écrit SME. Elles réclameront également que les élections législatives anticipées prévues en mars soient repoussées en septembre.
Explosif et mystérieux, un dossier nommé Gorila rassemble les preuves de la corruption de l’élite politique et économique slovaque.
A deux mois des législatives anticipées, à qui profitent ces révélations ?
A deux mois des législatives anticipées, à qui profitent ces révélations ?
Le dossier, baptisé du nom de code Gorila par un expert anonyme des Services de renseignement slovaques (SIS), révèle au grand jour les rapports existant entre le groupe financier Penta et des responsables politiques dans les années 2005-2006, sous le gouvernement de droite de Mikuláš Dzurinda.
Il a été constitué à partir d’écoutes téléphoniques effectuées dans un appartement, théâtre d’une conspiration, dans lequel le représentant de Penta, Jaroslav Haščák, y a notamment rencontré à plusieurs reprises Jirko Malchárek, ministre de l’Economie de l’époque, et Anna Bubeníková, l’ex-directrice du Fonds du patrimoine national.
Toute l’affaire repose sur la retranscription de ces enregistrements. Il y est fait état des montants, des millions de couronnes, qui doivent être versées à tel ou tel responsable politique ou parti pour la privatisation d’entreprises, notamment dans le domaine de l’énergie et des transports.
Le scandale ouvre un conflit générationnel
samedi 28 janvier 2012
Russie et Occident : éléments de comparaisons !
Vladimir Poutine, crédité de 61 % d’opinions favorables, s’apprête à revenir au Kremlin pour un troisième mandat de six ans (au lieu de quatre ans) lors de la présidentielle du 4 mars 2012. Aux Etats-Unis, comme en Occident, les critiques fusent à l’encontre du personnage.
Commentaire du politologue Dmitri Orechkine: “Avant, on entendait : Poutine est malin, il remet l’Occident en place, augmente les salaires (…) et d’un coup, le sablier s’est retourné.” Selon lui, l’image du guide est entamée. A son arrivée au pouvoir, adoubé par Boris Eltsine en 2000, M. Poutine “était perçu comme un centriste. Les patriotes lui rendaient grâce pour le prestige retrouvé ; les communistes appréciaient qu’il ait rétabli l’hymne soviétique et mis les oligarques en prison ; aux yeux des libéraux, il incarnait la continuité de Boris Eltsine”. Désormais, “il est un libéral pour les patriotes, un oligarque pour les communistes, un dirigeant totalitaire pour les libéraux”.
Malgré cela, les Russes sont confrontés à des problèmes quotidiens et ne s’intéressent pas aux statistiques macro-économiques.Or, c’est sur ce point que les Occidentaux critiquent le pouvoir de Poutine.
On verra dans quelque temps, comment seront commentés les mouvements populaires en France ou ailleurs, quand les statistiques du chômage prendront une pente aussi haussière que celle des CDS des banques européennes ou des Etats européens.
Aujourd’hui, comment nos médias si démocratiques commentent-ils les manifestations, de plus en plus nombreuses aux Etats-Unis? Silence ou plutôt: CENSURE. Par contre, les clichés sur le Caire, la Syrie, tournent en boucle.
Mais revenons à Poutine : il est très silencieux. Comment va t-il réagir ? Il attend patiemment que l’Occident morde la poussière. Cela arrivera, il en a la certitude… nous aussi. Pour l’heure, nous pensons comme Elena Panfilova, qui dirige l’ONG Transparency international à Moscou: “Poutine et Russie unie sont deux choses différentes. Certains n’ont pas voté pour Russie unie avant-hier mais ils voteront pour Poutine en mars”.
dimanche 22 janvier 2012
"Yo No Pago" (Je ne paye pas) !
Publié par Marc Lafontan | Libellés : Résister
Ils sont déjà plus de 10 000 sur Facebook a avoir adhéré au concept d’ "insurrection économique" promu par le mouvement "Yo No Pago" (Je ne paye pas).
Et la phase de mise en pratique vient de commencer aux tourniquets des métros espagnols.
L’initiative du groupe, créé à la mi-décembre, s’inspire du mouvement "Den Plirono"(= "Je ne paye pas ") lancé en Grèce il y a un an, juste après l’augmentation brutale du prix des titres de transport (le ticket de métro était passé de 1 à 1,40 euros ) et des péages.
Dimanche dernier, le rendez-vous était pris dans les stations des métros de Madrid, Barcelone, Valence, Séville et Bilbao à partir de 17h pour un resquillage général sous les yeux des forces de police.
Si ces actions se sont passées relativement calmement dans la plupart des villes, à Madrid, les forces de polices sont violemment intervenues contre une quarantaine de resquilleurs à la station Callao en fin d’après-midi (vidéo ci-dessous). Quatre personnes ont été arrêtées pour résistance et désobéissance civile.
Et la phase de mise en pratique vient de commencer aux tourniquets des métros espagnols.
L’initiative du groupe, créé à la mi-décembre, s’inspire du mouvement "Den Plirono"(= "Je ne paye pas ") lancé en Grèce il y a un an, juste après l’augmentation brutale du prix des titres de transport (le ticket de métro était passé de 1 à 1,40 euros ) et des péages.
Dimanche dernier, le rendez-vous était pris dans les stations des métros de Madrid, Barcelone, Valence, Séville et Bilbao à partir de 17h pour un resquillage général sous les yeux des forces de police.
Si ces actions se sont passées relativement calmement dans la plupart des villes, à Madrid, les forces de polices sont violemment intervenues contre une quarantaine de resquilleurs à la station Callao en fin d’après-midi (vidéo ci-dessous). Quatre personnes ont été arrêtées pour résistance et désobéissance civile.
"On paye quasiment le même prix qu’en France, alors que notre SMIC équivaut à moins de la moitié du SMIC français"
Alex, 30 ans, commercial à Bilbao, au nord de l'Espagne, et membre du mouvement des "Indignados", a lancé la page Facebook " Yo No Pago" en Espagne.
Nous avons lancé ce mouvement après les nombreuses augmentations qui ont touché tous les secteurs publics espagnols, et notamment les transports. Récemment, plusieurs rumeurs de privatisation nous ont laissé penser que ça n’allait pas s’arrêter là [La privatisation de l’AENA, l'organisme chargé de la gestion des aéroports espagnols, prévue par le précédent gouvernement vient d’être reportée]. Le ticket de métro est passé d’1 € à 1,50 € ici à Bilbao. [Il est passé de 1.45 à 2€ à Barcelone entre 2011 et 2012]. Et quand on compare avec les autres pays européens, on réalise qu’on paye désormais quasiment le même prix que les usagers du métro français [1,70€ pour la RATP] alors que le SMIC en Espagne n’est que de 641€ [contre 1365 € en France].
"Nous prévoyons aussi des actions aux péages des autoroutes mais c’est plus compliqué"
Comme en Grèce, nous nous organisons via les réseaux sociaux notamment Facebook. Nos zones d’interventions sont les métros, les bus et les parcmètres. Nous prévoyons de mener aussi des actions aux péages des autoroutes mais c’est plus compliqué à organiser et nous devons être certains d’avoir l’opinion publique avec nous. [En Grèce, les actions des militants aux péages, comme lever les barrières pour laisser passer les voitures ou bloquer les machines de paiement se seraient faite grâce à la "permissivité" de certains employés].
En ce qui concerne le métro, on précise aux resquilleurs que sauter le tourniquet ne justifie pas une amende, il faut avoir voyagé sans billet. Par ailleurs, la plupart des gens ignorent que les agents de sécurité [guardia jurado] des transports publics n’ont pas le droit de vous dresser une contravention. Seul un policier ou un représentant officiel de l’autorité de l’Etat est en mesure de le faire. Il s’agit d’une sorte de faille juridique dont peu de gens ont connaissance, ce qui fait que la plupart acceptent de payer quand même.
Notre projet est aussi une façon de dire que nous ne paierons pas les pots cassés des autres. J’estime que s’il y avait eu une meilleure gestion des affaires publiques de la part des politiques, mais aussi des banques, et moins de corruption, nous n’aurions pas à faire face à ces hausses de prix."
samedi 21 janvier 2012
PAKISTAN: Vers un coup d’Etat militaire
Au pays de la bombe nucléaire musulmane, principale allié de la Chine, la tension monte.
Les militaires sont exaspérés par la “mollesse” du gouvernement civil face aux attaques des drones US et la population majoritairement anti-occidental n’a plus confiance dans la classe politique.
Les militaires sont exaspérés par la “mollesse” du gouvernement civil face aux attaques des drones US et la population majoritairement anti-occidental n’a plus confiance dans la classe politique.
A Islamabad, des rumeurs de coup d’Etat des forces armées sont de retour. L’économie, elle, est exsangue, livrée à l’incompétence et à la corruption d’une classe politique discréditée.
Des “indignés” au “pays des Purs” ? A Karachi, capitale économique du Pakistan, ils étaient plus de 100 000, le 25 décembre 2011, à manifester leur ras-le-bol, à l’appel de l’ex-star de cricket Imran Khan, champion de la lutte anticorruption. Rumeurs de coup d’Etat sur fond de tension entre militaires et dirigeants politiques incapables, violence endémique, croissance en berne: le Pakistan est dans un piètre état. Un délabrement d’autant plus inquiétant que le pays est aussi, après la Chine et l’Inde, la troisième puissance nucléaire d’Asie.
Porté au pouvoir en 2008, huit mois après l’assassinat de son épouse, Benazir Bhutto, le président Asif Ali Zardari est aujourd’hui totalement discrédité. Accusé d’avoir sollicité, au printemps dernier, l’aide des Etats-Unis afin de prévenir un éventuel coup d’Etat, il a perdu la confiance de la toute-puissante armée. Car les militaires n’ont jamais pardonné à Washington de les avoir tenus à l’écart, le 2 mai 2011, de l’opération menée contre le chef d’Al-Qaeda, Oussama Ben Laden.
L’attaque sanglante de l’ambassade des Etats-Unis à Kaboul (Afghanistan), le 13 septembre, par le réseau Haqqani, une composante de la mouvance talibane implantée au Pakistan, a encore envenimé la situation, au point que les Etats-Unis s’appliquent désormais à prendre leurs distances à l’égard de cet “allié stratégique” dans la lutte antiterroriste, décidément imprévisible.
Un secteur public sinistré, des usines au ralenti
Les tensions entre l’armée et le gouvernement sont d’autant plus vives que l’économie va à vau-l’eau – une situation directement liée à la mauvaise gestion du pays par le président Zardari et son équipe. En septembre dernier, le Pakistan a purement et simplement claqué la porte du Fonds monétaire international (FMI), refusant de mettre en place les réformes exigées par l’institution internationale, notamment en matière de fiscalité. “Le pays est administré par des incapables, accuse l’économiste Sakib Sherani.
Le gouvernement a placé des incompétents et des corrompus à la tête des grandes entreprises, avec des résultats désastreux. C’est du pillage ! Et maintenant, après avoir mis le secteur public à genoux, ils s’en prennent au privé. Nous sommes gouvernés par une kleptocratie.” Patron d’une entreprise métallurgique, Mohsin Khalid fait le même constat: “Il n’y a eu aucun investissement sérieux depuis 2010. Des entreprises européennes ont même rebroussé chemin, il y a quelques mois, tant les demandes de pots-de-vin émanant de cadres gouvernementaux étaient hallucinantes.” Les experts de la Banque mondiale soulignent dans un récent rapport que 1 entreprise sur 2 se plaint des effets de la corruption.
Les 176 millions de Pakistanais, quant à eux, subissent de plein fouet les conséquences du délabrement économique. “Depuis trois ans, s’énerve Reshad, les coupures d’électricité sont quotidiennes et de plus en plus longues. Plus de quinze heures parfois. C’est insupportable. En hiver, nous sommes gelés; en été, on évente les enfants toute la nuit afin qu’ils puissent dormir !” Ce père de famille habite Kohala, l’un des quartiers les plus pauvres de Rawalpindi, ville qui jouxte la capitale, Islamabad, et abrite notamment l’état-major des forces armées pakistanaises. “La mairie, fulmine-t-il, me renvoie sur le gouvernement. Et, dans les ministères, on m’explique que c’est à la municipalité que je dois m’adresser !” Ailleurs, c’est la distribution de l’eau qui fait défaut. Dans certains quartiers de grandes villes comme Karachi ou Lahore, les robinets sont à sec. “La situation n’a jamais été si catastrophique, affirme un diplomate. D’autant que le pays risque, en 2012, de ne pas pouvoir faire face à ses obligations financières.”
Longtemps fer de lance de l’économie nationale, le secteur du textile est sinistré. A Faisalabad, grande ville industrielle de l’est, les usines ne tournent plus qu’à la moitié de leur capacité, en raison des pénuries d’énergie. “La production est réduite à cinq heures par jour, se lamente Asif, ouvrier du textile depuis quinze ans et père de sept enfants. En 2008, ajoute-t-il, elle ne s’arrêtait jamais.” Les pénuries désorganisent aussi les transports. “Nous n’avons ni pièces de rechange ni combustible”, confie Mohamed Youssef, un machiniste qui, à l’image de nombreux employés du secteur public, n’a pas touché son salaire depuis quatre mois.
S’ouvrir à l’Inde et miser sur la Chine
Un tel déclin économique n’était pas écrit d’avance. Tandis que le taux de croissance a péniblement atteint 2,4 % en 2011, l’Inde voisine, pourtant à la traîne du Pakistan dans les années 1980, affiche désormais un taux de 8 %. Afin d’atténuer les effets d’un isolement régional autoinfligé, Islamabad a enfin normalisé, le mois dernier, ses relations commerciales avec Delhi, l’ennemi historique. Surtout, le gouvernement semble courtiser l’allié chinois. Armement, nucléaire civil, infrastructures : le poids de Pékin ne cesse de croître, au point que la Chine a volé au secours des autorités d’Islamabad, incapables de rembourser un prêt du FMI accordé en 2008, et dont la première échéance arrive en février.
L’ancien champion de cricket Imran Khan, aujourd’hui leader de l’opposition et personnalité préférée des Pakistanais.
Le rapprochement avec la Chine annonce-t-il une alternative à l’alliance américano-pakistanaise ? Peut-être. Pékin n’a jamais rom-pu ses relations avec Islamabad – sur le plan militaire, en particulier – car le Pakistan permet à la Chine de tenir à distance son grand rival indien.
Reste à voir si l’armée poussera vers la sortie le président Zardari, dont le mandat s’achève officiellement en 2013. Les militaires pourraient alors favoriser la candidature d’Imran Khan, le joueur de cricket, qui partage leur antiaméricanisme. Il est assurément l’homme le plus populaire du pays.
L’express
dimanche 2 octobre 2011
Libye : Le CNT en pleine débâcle a Syrte et Bani Walid
Les victoires, même symboliques, semblent se multiplier en Libye en faveur de Mouammar Kadhafi, l’homme invisible.
Le vert redevient peu à peu la couleur. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de l’être, ce drapeau n’a jamais était aussi présent aux yeux des membres de l’OTAN qui se retrouvent au pied du mur.
Le drapeau vert continue de flotter. Ibrahim Moussa a démenti sa capture, après s’être assuré d’être en lieu sûr, quelque part en Libye. Il nous est annoncé que le Colonel fera une déclaration la semaine prochaine. Ambiance.
La croix rouge confirme que le CNT et l’OTAN tire sur les civils
Les assiégés meurent parce qu’ils manquent des soins médicaux de base, a précisé Hichem Khadhraoui qui a indiqué avoir vu l’hôpital de la ville frappé par des roquettes pendant la visite de l’équipe du CICR.
« Plusieurs roquettes ont touché l’intérieur de l’hôpital pendant que nous y étions », a déclaré le représentant de l’organisation humanitaire qui a déploré « beaucoup de tirs aveugles » avec des roquettes, des canons anti-tanks et des mitrailleuses. L’origine exacte de ces tirs, à moins d’un kilomètre de l’hôpital, n’a pas pu être établie mais les combattants pro-Kadhafi ont riposté avec des tirs de mortiers et de snipers, a-t-il ajouté.
Tripoli: Depuis trois jours, il y a, à Tripoli, des manifestations pro-Kadhafi. Les chasseurs de primes du CNT ne savent plus où donner de la tête. Khamis Kadhafi, l’homme aux sept vies, leur a donné un ultimatum pour déguerpir de Tripoli. En avant goût, ses troupes ont d’abord détruit les bureaux de l’OTAN et de la CIA, avant d’enchaîner avec les bureaux du CNT. Les pauvres gens qui s’y trouvaient, ont trouvé refuge à la Croix rouge…
Sud libyen: tout le sud libyen est aux mains des pro-Kadhafi. Les gens vaquent à leurs occupations et aucun avion tueur n’ose survoler le ciel de ce coin paisible de Libye. Les populations ont dit aux renégats qui voulaient s’aventurer dans le secteur, de quitter cette région illico presto.
Zawiya: le dépôt d’armes et de munitions de l’OTAN a été dévasté, après que les loyalistes aient recupéré nombre d’armes. Du coup, les renégats ont fui la ville pour se retrancher vers l’aéroport international de Tripoli. Dans ce lieu, ils sont en compagnie des agents américain, français et britannique, qui ont fui le centre de Tripoli et s’apprêtent à prendre le premier avion car la situation est critique.
Benghazi: là, c’est le bouquet. Moustapha Abdeljalil -l'ancien Ministre de l’Intérieur qui a retourné sa veste- est aux abonnés absents. Il se peut qu’il ne vit plus dans la ville. Une fatwa contre sa petite personne a été annoncée. Du moins, même s’il est à Benghazi, il ne peut plus se déplacer, cloîtré entre les quatre murs de son palais. Pire, 50% des quartiers de la ville sont désormais interdits pour les renégats. C’est le comble. Le drapeau vert y est hissé.
Le CNT en pleine débâcle a Syrte et Bani Walid
Dans leur fuite de Syrte dont ils affirment toujours encercler, et de Bani Walid, les va-nu-pieds du CNT se sont retrouvés dans des embuscades.
La sortie de Syrte a vu le décès de près de 40 renégats avec la neutralisation d’une centaine qui ont été emprisonnés et la destruction de nombreuses voitures pick-up Toyota. Ceux qui ont réussi à s’enfuir, on compte environ 100 blessés qui ont pu atteindre la ville de Misrata.
L’OTAN a été obligée de fournir des médicaments puisque l’hôpital de la localité est complètement infesté de renégats. Les équipes de l’hôpital sont débordées. 17 autres ont été grillés comme des…rats braisés, suite à l’incendie dans leurs véhicules après un attentat des forces pro-Kadhafi à la sortie ouest de la ville…
A Tripoli, ce n’est pas la joie. Dans sa périphérie, dans le lieu dit Bab Gargaresh, plus de 45 rebelles ont été éliminés ce jour. A Tarhouna, les forces de Khamis Kadhafi harcèlent les renégats, pour essayer de libérer les noirs embastillés par les islamistes fous à lier de Benghazi.
A Bani Walid, les résistants fidèles a Kadhaffi ont éliminé 40 renégats.
Pour la première fois, cette journée a été la seule où l’OTAN n’a pas bombardé des civils en Libye. Fait unique aussi, leur site est muet sur la situation en Libye. Dernière mise à jour: le 30 septembre. Est-ce un signe ?
On peut donc conclure en disant que les renégats marchent désormais en se retournant car le danger guette partout. En revanche, les loyalistes sont invisibles mais efficaces.
La pleine déroute subie ces dernières heures par les forces de l’OTAN à Syrte et Tripoli (destruction de la base de la CIA et des locaux du CNT), Sabha etc… se confirme.
Source : Military Times
Sources : Alain Jules
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