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dimanche 24 novembre 2013

GÉOPOLITIQUE : Afghanistan, Yougoslavie, Syrie... mais quel-est donc ce double jeu occidental ?

En ce jour de Saint Valentin de l’année 1945, Cupidon a su réunir de sa flèche le président américain Roosevelt et le fondateur du royaume d’Arabie Saoudite Ibn Al Saoud. Nous appelons cette rencontre sur le croiseur américain le pacte du Quincy (1). 

La stabilité de l’Arabie Saoudite et de la péninsule arabique fait alors partie des « intérêts vitaux » des Etats-Unis qui assurent en contre-partie la protection du royaume contre toute menace extérieure. Le monopole des puits de pétrole passe ainsi dans le giron des états-uniens.

lundi 27 mai 2013

Libye/Syrie : l'Horreur absolue continue...

C'est une fillette de sept ans qu'une pourriture salafiste tripolitain au Liban encourage à tirer et elle tire contre qui et quoi? Et bien contre les alaouites du quartier Jabal Mohsen du nord-Liban ! 

Ces images ont un l'air de déjà vu ....
Les enfants soldats en Syrie, les gourrous salafistes les encourageant à tirer , ça vous dit quelque chose ?

samedi 6 avril 2013

SCOOP MEDIAPART : Sarkozy-Kadhafi : voici la preuve du financement


Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. 

Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. 

Ce document ci-joint en bas, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.

vendredi 1 mars 2013

LA LETTRE : Lettre d’Hugo Chavez à l’Afrique (21 février 2013)...

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc.), les Latino-Américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. « Formons un seul peuple, un seul continent, nous ne pouvons rien attendre sinon de nous-mêmes ».

Au moment où une part croissante de la gauche européenne se convertit au « droit d’ingérence » qu’elle critiquait il y a quelques années et où, complices de l’impunité, les médias occidentaux minimisent les milliers de victimes civiles de bombardements « humanitaires » ou « laïcs » (Afghanistan, Libye, Mali, etc.), les Latino-Américains ne sont pas dupes des habits neufs du colonialisme. Ils savent qu’au-delà du contrôle des matières premières, c’est l’unité politique du Sud qui est visée. 

La volonté des gouvernements progressistes latino-américains de développer des relations Sud-Sud (suivant la ligne tracée du Congrès de Panama organisé par Bolivar en 1828 au sommet de Bandoeng en 1956…) n’a rien à voir, contrairement à ce que martèlent les médias occidentaux, avec un quelconque « appui aux dictateurs ». 


MALI/ALGERIE In Amenas : une « aubaine » pour installer une base de l’AFRICOM au Niger ?



La situation au Mali et l’attaque sur le site du pétrolier britannique British Petroleum à In Amenas, en Algérie, auront-elles servi au final les intérêts des Etats-Unis ?  
Cela y ressemble bigrement … et bien au delà de la stratégie du chaos que le Pentagone et les lobbies pétroliers et militaires US semblaient vouloir orchestrer ces derniers temps.

mardi 13 mars 2012

LIBYE : Démocratie meurtrie et peuple Libyen abandonné à son sort


Désertée par les Occidentaux, la Libye sans Kadhafi risque d’être divisée en deux, trois ou plusieurs morceaux... rien que cela.
Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce surprise, mardi, par des chefs de tribus et de milices de l’est du pays, de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. « La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé devant des milliers de personnes près de 300 miliciens et chefs de tribu. Ceux-ci ont désigné un Conseil intérimaire, composé de portefeuilles aussi importants que le Pétrole ou la Défense. À la tête de la nouvelle entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte (centre-nord), a été nommé Ahmed Zoubaïr, cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi, renversé par Kadhafi en 1969.

lundi 12 mars 2012

DIPLOMATIE : Vive tensions entre Otan et Russie


Selon l’AFP, le président Obama a promis des fournitures d’armes et des ravitailleurs pour Israël en échange d’une attaque de l’Iran après les élections présidentielles américaines.
Dans le même temps, Vitaly Churkin (l’ambassadeur russe à l’Onu) a demandé que les responsables de l’OTAN présentent des excuses aux victimes civiles lors du soulèvement en Libye, l’année dernière.

jeudi 19 janvier 2012

AFRIQUE - COMBATS: Les pro-Kadhafi encore plus nombreux qu'avant


Des affrontements faisant plusieurs morts ont éclaté mardi dans le nord du Mali entre l’armée et des rebelles Touareg, les premiers depuis le retour de centaines d’entre eux qui avaient combattu aux côtés du leader libyen avant sa chute.
Ces combats illustrent l’insécurité grandissante dans l’immense territoire désertique qu’est le nord malien, où opère déjà Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y a installé des bases d’où elle «rayonne» dans plusieurs pays du Sahel, enlevant en particulier des Occidentaux.
Les affrontements ont éclaté près et dans la ville de Ménaka (nord-est), non loin de la frontière avec le Niger et ont duré plusieurs heures. L’intervention d’un hélicoptère de l’armée malienne qui a bombardé les rebelles a apparemment entraîné l’arrêt des combats.
Selon un communiqué du gouvernement, le bilan des combats est, «côté assaillants», de «plusieurs morts et blessés» et «côté Mali d’un mort». «Six véhicules» des rebelles «ont été détruits» et «des assaillants faits prisonniers».
«Ce mardi à 06h00 du matin, les assaillants comprenant des militaires rentrés de Libye auxquels se sont joints d’autres éléments se faisant connaître sous l’appellation du Mouvement national de nibération de l’Azawad (MNLA), ont attaqué la ville de Ménaka», selon le communiqué.
Les Forces armées ont riposté avec le soutien d’un «escadron d’hélicoptères de combat et l’aviation légère d’appui», qui ont désormais «rejoints leur base», ajoute-t-il
Un porte-parole rebelle touareg se présentant comme «Moussa Salam» a affirmé que les rebelles tenaient toujours mardi soir deux camps militaires de la ville, ce que l’armée a «catégoriquement» démenti.
De sources concordantes, les rebelles qui étaient entrés un moment dans Ménaka, se sont repliés à deux kilomètres de la ville, dans une zone boisée.
C’était «pour éviter de tuer de civils», mais «nous sommes revenus», a affirmé le porte-parole touareg, ajoutant qu’il «n’y a plus de combats».
L’armée a renforcé sa présence dans le nord du Mali la semaine dernière, en concentrant plusieurs centaines d’hommes à Tinzawaten (ou Tinzaouatène), localité située à la frontière avec l’Algérie.
Retour dans l’Azawad
En accédant à cette localité, elle est passée par la zone montagneuse de Zakac où étaient installés des rebelles touareg qui ont alors abandonné leurs positions et se sont éparpillés en trois groupes, dont l’un est à l’origine de l’attaque de Ménaka, selon une source indépendante.
Des centaines de Touareg lourdement armés sont rentrés après le conflit ayant abouti à la chute de Mouammar Kadhafi l’an dernier.
Certains ont intégré le processus de paix offert par le gouvernement du président malien Amadou Toumani Touré, mais d’autres sont toujours retirés dans les montagnes du désert.
Parmi les Touareg qui ont repris les armes, figurent des hommes rentrés de Libye, des officiers déserteurs de l’armée malienne, des combattants du groupe d’Ibrahim Ag Bahanga, ex-chef rebelle mort en 2011 dans un accident de voiture, et ceux d’Iyad Ag Ghaly, figure de l’ex-rébellion des années 1990, devenu un moment artisan de la paix et négociateur dans la libération d’otages européens.
Communauté nomade d’environ 1,5 million de personnes, les Touareg, membres de diverses tribus, sont répartis entre le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye, le Burkina Faso. Des rébellions ont touché le Mali et le Niger dans les années 1990 et au début des années 2000, avec une résurgence de 2006 à 2009.
A la fin de ces rébellions qui combattaient pour la reconnaissance de l’identité touareg, voire pour la création d’un Etat, de nombreux militants et combattants sont partis en Libye où ils ont été accueillis par le régime de Mouammar Kadhafi, nombre d’entre eux étant intégrés dans ses forces de sécurité.
Avec la chute de Kadhafi, ces hommes sont retournés avec leurs armes dans le nord du Mali, plus particulièrement dans la région de l’Azawad, berceau des Touareg, situé entre l’ouest et le nord du Mali, entre Tombouctou et Kidal.
Cyberpress

mercredi 5 octobre 2011

DOSSIER : Comprendre la Libye (23 JUIN 2011) aujourd'hui


Excellent débat sur la Libye pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce pays...


 Voici aussi le compte-rendu de mission d'évaluation du Centre International de Recherches et d'Études sur le Terrorisme & l'Aide aux victimes du Terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R ), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation internationale d'experts s'est rendue tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril 2011), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril 2011), afin d'évaluer la situation libyenne en toute indépendance et neutralité et de rencontrer les représentants des deux parties. 

dimanche 2 octobre 2011

Libye : Le CNT en pleine débâcle a Syrte et Bani Walid


Les victoires, même symboliques, semblent se multiplier en Libye en faveur de Mouammar Kadhafi, l’homme invisible. 


Le vert redevient peu à peu la couleur. Il n’a d’ailleurs jamais cessé de l’être, ce drapeau n’a jamais était aussi présent aux yeux des membres de l’OTAN qui se retrouvent au pied du mur. 


Le drapeau vert continue de flotter. Ibrahim Moussa a démenti sa capture, après s’être assuré d’être en lieu sûr, quelque part en Libye. Il nous est annoncé que le Colonel fera une déclaration la semaine prochaine. Ambiance.



La croix rouge confirme que le CNT et l’OTAN tire sur les civils


Les assiégés meurent parce qu’ils manquent des soins médicaux de base, a précisé Hichem Khadhraoui qui a indiqué avoir vu l’hôpital de la ville frappé par des roquettes pendant la visite de l’équipe du CICR.


« Plusieurs roquettes ont touché l’intérieur de l’hôpital pendant que nous y étions », a déclaré le représentant de l’organisation humanitaire qui a déploré « beaucoup de tirs aveugles » avec des roquettes, des canons anti-tanks et des mitrailleuses. L’origine exacte de ces tirs, à moins d’un kilomètre de l’hôpital, n’a pas pu être établie mais les combattants pro-Kadhafi ont riposté avec des tirs de mortiers et de snipers, a-t-il ajouté.


Tripoli: Depuis trois jours, il y a, à Tripoli, des manifestations pro-Kadhafi. Les chasseurs de primes du CNT ne savent plus où donner de la tête. Khamis Kadhafi, l’homme aux sept vies, leur a donné un ultimatum pour déguerpir de Tripoli. En avant goût, ses troupes ont d’abord détruit les bureaux de l’OTAN et de la CIA, avant d’enchaîner avec les bureaux du CNT. Les pauvres gens qui s’y trouvaient, ont trouvé refuge à la Croix rouge…

Sud libyen: tout le sud libyen est aux mains des pro-Kadhafi. Les gens vaquent à leurs occupations et aucun avion tueur n’ose survoler le ciel de ce coin paisible de Libye. Les populations ont dit aux renégats qui voulaient s’aventurer dans le secteur, de quitter cette région illico presto.


Zawiya: le dépôt d’armes et de munitions de l’OTAN a été dévasté, après que les loyalistes aient recupéré nombre d’armes. Du coup, les renégats ont fui la ville pour se retrancher vers l’aéroport international de Tripoli. Dans ce lieu, ils sont en compagnie des agents américain, français et britannique, qui ont fui le centre de Tripoli et s’apprêtent à prendre le premier avion car la situation est critique.


Benghazi: là, c’est le bouquet. Moustapha Abdeljalil -l'ancien Ministre de l’Intérieur qui a retourné sa veste- est aux abonnés absents. Il se peut qu’il ne vit plus dans la ville. Une fatwa contre sa petite personne a été annoncée. Du moins, même s’il est à Benghazi, il ne peut plus se déplacer, cloîtré entre les quatre murs de son palais. Pire, 50% des quartiers de la ville sont désormais interdits pour les renégats. C’est le comble. Le drapeau vert y est hissé.

Le CNT en pleine débâcle a Syrte et Bani Walid


Dans leur fuite de Syrte dont ils affirment toujours encercler, et de Bani Walid, les va-nu-pieds du CNT se sont retrouvés dans des embuscades. 


La sortie de Syrte a vu le décès de près de 40 renégats avec la neutralisation d’une centaine qui ont été emprisonnés et la destruction de nombreuses voitures pick-up Toyota. Ceux qui ont réussi à s’enfuir, on compte environ 100 blessés qui ont pu atteindre la ville de Misrata. 


L’OTAN a été obligée de fournir des médicaments puisque l’hôpital de la localité est complètement infesté de renégats. Les équipes de l’hôpital sont débordées. 17 autres ont été grillés comme des…rats braisés, suite à l’incendie dans leurs véhicules après un attentat des forces pro-Kadhafi à la sortie ouest de la ville…


A Tripoli, ce n’est pas la joie. Dans sa périphérie, dans le lieu dit  Bab Gargaresh, plus de 45 rebelles ont été éliminés ce jour. A Tarhouna, les forces de Khamis Kadhafi harcèlent les renégats, pour essayer de libérer les noirs embastillés par les islamistes fous à lier de Benghazi.

A Bani Walid, les résistants fidèles a Kadhaffi ont éliminé 40 renégats. 
Pour la première fois, cette journée a été la seule où l’OTAN n’a pas bombardé des civils en Libye. Fait unique aussi, leur site est muet sur la situation en Libye. Dernière mise à jour: le 30 septembre. Est-ce un signe ?

On peut donc conclure en disant que les renégats marchent désormais en se retournant car le danger guette partout. En revanche, les loyalistes sont invisibles mais efficaces.

La pleine déroute subie ces dernières heures par les forces de l’OTAN à Syrte et Tripoli (destruction de la base de la CIA et des locaux du CNT), Sabha etc… se confirme.

 Source : Military Times

Sources : Alain Jules 

mercredi 7 septembre 2011

Libye : La guerre a coûté 320 millions d'euros à la France

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a chiffré à 320 millions d'euros à fin septembre les surcoûts de l'opération Harmattan en Libye. 

Le budget du ministère de la Défense est sous tension. Alors qu'il doit prendre en charge une partie de l'amende liée au contrat des frégates de Taïwan (230 millions d'euros), le surcoût de l'opération Harmattan en Libye est estimé par le ministre de la Défense Gérard Longuet à 320 millions d'euros à fin septembre. A partir du 1er octobre, le ministère devrait nettement réduire la voilure en Libye. Ce qui coûte cher a-t-il précisé lors d'un point presse organisé à l'occasion de l'université d'été de la défense qui s'est tenue lundi et mardi à Rennes, ce sont les heures de vol, les munitions et à degré moindre le maintien en condition opérationnel (MCO) des matériels et les salaires.

Pour autant, Gérard Longuet a affirmé que la facture de la guerre en Libye serait prise en charge par le budget de l'Etat et non celui de la Défense. L'enveloppe des surcoûts sera "mutualisée dans le budget global". "C'est acquis", a-t-il assuré. S'agissant du budget de la défense, il a souligné lors de son discours qu'il y avait "des schémas angoissants" qui circulaient, mais il les a repoussé. "En 2011, 2012 et 2013, nous avons les moyens grâce aux recettes exceptionnelles qui seront finalement au rendez-vous". 

Elle est pas belle la vie ? Alors que l'on supprime a la pelle des milliers d'emplois, que des associations caritatives ne cessent de voir des milliers de pauvres affluer et que l'on coupe de plus en plus les crédits dans les secteurs publics en France on a un Ministre qui se félicite de partir en guerre et dépenser des millions pour des membres du CNT qui sont loin d'être les démocrates que l'on veut les faire passer... 
De qui se moque-t-on ? Des français...
 
Michel Cabirol à Rennes pour LA TRIBUNE

jeudi 5 mai 2011

Libye : la guerre a déjà coûté 50 millions d'euros à la France


Le coût total du conflit est encore difficile à évaluer mais cette dépense non prévue devra bien être financée. 

Au moment des réductions de déficit budgétaire, la tâche s'annonce délicate.


Un mois et demi après le début des hostilités, la guerre en Libye a déjà coûté 50 millions d'euros à la France. Gérard Longuet, ministre de la Défense, a lâché ce chiffre mardi soir devant la commission de la Défense nationale, indique Les Echos .
La facture des missiles tirés par les avions de combat s'élève à près de 30 millions d'euros, chaque missile de croisière coûtant près d'un million. Il faut ajouter les coûts de fonctionnement des appareils : l'heure de vol d'un Rafale est évaluée à 40.000 euros et l'heure d'intervention du porte-avions Charles de Gaulle à 50.000 euros. Les primes versées aux militaires pèsent également sur la facture, à hauteur de près de 10 millions.
La guerre n'est pas terminée et le coût des opérations devraient s'accroître si les conflits s'enlisent. Mais quel que soit le coût final, ces dépenses non prévues devront être financées. Le budget prévisionnel du ministère de la Défense tablait sur 900 millions d'euros pour les opérations extérieures en 2011, montant identique à celui de 2010, dont environ 500 millions pour l'Afghanistan. Sur ce montant, 630 millions d'euros ont été budgétés et 50 millions sont attendus de la part de l'ONU, indique Les Echos . 
Ainsi, 220 millions manquent déjà et il faut y ajouter le coût des dépenses en Libye. Une partie des sommes dépensées en Libye sont pour l'heure puisées sur les budgets d'entrainements de l'armée qui risqueraient toutefois de ne pas suffire. Et à l'heure des restrictions budgétaires, la somme pourrait être plus difficile à refinancer.
,
LeFigaro

lundi 2 mai 2011

Libye : Des dignitaires religieux appellent au cesser-le feux et au dialogue



La frappe de l'OTAN samedi a provoqué la mort de trois petits-enfants âgés de 2 ans et un de 4 mois.

Selon la correspondante de l'AFP à Tripoli, des manifestants ont mis le feu tôt dimanche aux bâtiments de l'ambassade d'Italie et des résidences des ambassadeurs d'Italie et de Grande-Bretagne à Tripoli, deux des pays participants aux frappes.
L'évêque de Tripoli, Giovanni Innocenzo Martinelli, qui a confirmé la mort de Saif al-Arab Kadhafi, a lancé un appel pour que cessent les bombardements sur la Libye.

« Du fond du coeur, je demande, s'il vous plaît, par respect pour la douleur liée à la perte d'un fils, un moment de trêve », a déclaré Mgr Martinelli.

«L'accélération des bombardements a aiguisé les tensions de manière inhumaine. Il faut un geste de civilisation, montrer que l'OTAN n'est pas seulement barbarie», a souligné le prélat, qui a critiqué dès le début l'opération militaire internationale en Libye.


Les ambassades de Grande-Bretagne, d'Italie et des États unis à Tripoli ont été vandalisées par une foule en colère qui réagissait à la mort d'un fils du colonel Kadhafi et de ses trois petits-fils lors d'une attaque de l'OTAN.

L'OTAN indique pourtant avoir procédé avec précision (??!) à des frappes aériennes contre des installations militaires en Libye, dont un centre de commandement et de contrôle, et dit regretter toute perte de vies humaines.


Source Cyberpresse, BBC Afrique


 Lire aussi :La Chine préoccupée par la mort de civils libyens : porte-parole  
Radio Chine Internationale ‎La Chine a exprimé son inquiétude lundi concernant la mort et les blessures de civils libyens suite au rapport stipulant que le plus jeune fils de Mouammar Kadhafi et trois de ses petits-enfants ont été tués dans un bombardement aérien de l'OTAN...

dimanche 1 mai 2011

l'Otan aurait tué un autre des fils Kadhafi lors d'un bombardement intensif

Le porte-parole du gouvernement a accompagné la presse sur les lieux d'une habitation bombardée à Tripoli.
Le porte-parole du gouvernement a accompagné la presse sur les lieux d'une habitation bombardée à Tripoli. Crédits photo : LOUAFI LARBI/REUTE


Tripoli a annoncé dans la nuit la mort du cadet du dirigeant libyen et de trois de ses petits enfants. Le Guide se serait trouvé dans la maison de son fils mais serait sain et sauf. L'Otan n'a pas encore confirmé le décès de Saif al-Arab mais assure ne pas viser des individus.


Le colonel aurait réchappé de peu à un raid de l'Otan Le colonel Kadhafi est touché en plein coeur . Tripoli a annoncé dans la nuit la mort du cadet du dirigeant libyen et de trois de ses petits-enfants dans une frappe de l'Otan. Le régime a sous-entendu que le colonel a réchappé de peu à un sort similaire.
«La maison de Saif al-Arab a été attaquée avec de puissants moyens. Le Guide et sa femme étaient dans la maison avec des amis et des proches» mais est «sain et sauf. Cependant, d'autres personnes ont été blessées», a déclaré le porte-parole du gouvernement. «Il s'agissait d'une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays», a-t-il accusé. Il a accompagné la presse sur les lieux d'une habitation bombardée à Tripoli. Au vu de l'ampleur des destructions, il semblait peu vraisemblable qu'il puisse y avoir eu des survivants, a estimé un correspondant de l'AFP. Ainsi c'est le second fils qui meurt dans des bombardements de l'Otan (voir article ici).

Saif al-Arab selon la télévision libyenne d’État, un jeune homme, père de famille et loin de son père...

...et le même Saif al-Arab que l'on présente dans la presse aujourd'hui, lors de sa mort, un jeune homme resté toujours loin de la politique et loin du pouvoir, un jeune civil assassiné dont certains fanatiques fêtes sa mort (comme-si la mort d'un civil et de trois jeunes enfants sont devenus une réjouissance. Cela en dit long !)... Quelle est la vrai photo ?

Toutefois, la mort de Saif al-Arab, 29 ans, n'a pas été confirmée par l'Otan même si l'organisation admet avoir mené des frappes dans le secteur de Bab al-Aziziya à Tripoli, contre un bâtiment de commandement et de contrôle.


L'alliance rappelle ne pas « viser d'individus dans ses raids ». «Toutes les cibles de l'Otan sont de nature militaire (Saïf al-Arab, 29 ans, ne possède pas de poste ou de fonction dans le gouvernement libyen, il n'avait pas d'enfants, mais trois de ses jeunes nièces et neveux ont été tués dans le raid de samedi). 
Je suis au courant d'informations non confirmées des médias selon lesquelles certains membres de la famille Kadhafi pourraient avoir été tués», a déclaré le général Charles Bouchard, commandant en chef de l'opération. «Nous regrettons toute perte de vie, particulièrement celle de civils innocents», a-t-il ajouté. L'Otan «remplit son mandat de l'ONU pour arrêter et empêcher les attaques contre les civils avec précision et attention, contrairement aux forces de Kad... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Le Figaro lefigaro.fr

jeudi 7 avril 2011

Sarkozy en échec en Chine, enlisé en Libye, dépassé en Côte d’Ivoire...


Cette semaine qui s’achève fut marquée par une succession d’évènements internationaux qui furent autant d’échecs pour la diplomatie de Nicolas Sarkozy. 


http://www.linternaute.com/actualite/dossier/05/presidentielles-2007/patrimoine-candidats/images/2-nicolas-sarkozy.jpgEn Chine, le Monarque français a été snobé par son hôte chinois. Pas question de toucher au surpuissant Yuan. 

En Libye, la coalition occidentale s’enlise. En Côte d’Ivoire, la diplomatie française a été prise de vitesse par les forces d’Alassane Ouattara.

Dépassé en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire, très tôt, Nicolas Sarkozy avait exigé le départ de Laurent Gbagbo dès le résultat de l’élection présidentielle connue. Sa position rejoignait celle de la fameuse communauté internationale. Elle n’avait qu’une spécificité, historique : la Côte d’Ivoire est une ancienne colonie française. Et la France, de de Gaulle à Sarkozy, y a conservé de sérieux intérêts et une sacrée influence. Le poids de cette Françafrique justifiait officiellement que Nicolas Sarkozy reste prudent.

Pas question d’intervenir même si des forces françaises stationnent à proximité. Pendant quatre mois durant, la Sarkofrance a donc peu fait excepté parler à propos de la Côte d’Ivoire. Même quand des rumeurs de massacres de civils secouaient les opinions locales et françaises, Nicolas Sarkozy avait donné l’ordre de ne pas bouger. L’ONU a déjà quelques soldats sur place. En Libye, ancienne colonie italienne, Nicolas Sarkozy n’eut pas ces précautions. Et ce fut tant mieux, dans les premières heures au moins de l’intervention occidentale, pour les insurgés de Benghazi. Mais comment comprendre ce double traitement ?

Le 25 mars dernier, la France se joignait au Nigéria pour demander à l’ONUCI, la force onusienne présente sur place, d’intervenir à Abidjian pour faire stopper les tirs à l’arme lourde contre les populations civiles. Mais sans crier gare, les forces d’Alassane Ouattara, le président élu et reconnu, fondaient sur Abidjian en début de semaine dernière.
La Croix Rouge évoqua « au moins 800 personnes » décédées, civiles ou militaires, dans l’Ouest du pays. Ces massacres ne suscitent aucune réaction concrète française, comme en Libye. Samedi, le pays était quasiment conquis et les combats faisaient rage dans l’ancienne capitale du pays. On aurait trouvé une centaine de corps près de la ville de Duékoué.

Vendredi soir, Sarkozy organisait une « réunion de crise » sur la Côte d’Ivoire à l’Elysée. Il s’en suivit un joli communiqué où « la France appelle M. Laurent Gbagbo, conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité, à se retirer immédiatement, à faire cesser les violences et à céder le pouvoir pacifiquement au Président Ouattara.» Nicolas Sarkozy s’empressait d’appeler Ouattara. Trop tard. « Gbagbo vit ses derniers jours de chef d’Etat » comment Juppé.

En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo espérait un soutien chinois. Selon Alain Léauthier, pour Marianne2, le timing de l’offensive de Ouattara serait lié à la perspective d’une récolte prochaine de cacao que le rival Gbagbo entendait vendre à une société chinoise.

Contredit en Chine

De son voyage en Chine, en fin de semaine dernière, on n’a retenu qu’une anecdote, sa visite expresse au Japon, pour rassurer les Français expatriés, saluer le gouvernement local et, surtout, sauver ce qui pouvait l’être encore du nucléaire civil. La catastrophe de Fukushima restera dans les mémoires. Mais lors de ce voyage, Nicolas Sarkozy avait bien d’autres choses à faire, dans son programme officiel.

Les médias locaux, sous la coupe d’une censure gouvernementale hors normes qui frappe désormais Google, s’amusèrent à relater quelques détails et gros échecs du Monarque français sur place. A Nankin, où il ouvrait la réunion des ministres des finances du G20, le président français fut logé dans une suite « présidentielle » de 800 mètres carrés, à l’hôtel Sofitel Zhongshan. « Le tarif ordinaire de la suite présidentielle est de 40 000 yuans (4291 euros environ) par jour », a révélé un responsable commercial de l’hôtel. 
En Chine, le salaire moyen est estimé à quelques dizaines d’euros par mois.

Mais le plus grave était ailleurs : la réunion de Nankin n’a débouché sur rien. C’est le premier revers, peu commenté, de cette fameuse présidence française du G20. Nicolas Sarkozy souhaitait convaincre la Chine d’intégrer sa devise, le Yuan-renminbi, dans le panier de valorisation des Droits de Tirage Spéciaux du Fonds monétaire international (FMI). Ces DTS ont été inventés en 1969 pour servir d’actif de réserve « relais » entre les Etats, en sus de l’or et du dollar. Si le Yuan chinois servait, comme le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling à valoriser les DTS, son cours serait davantage figé. Or, justement, Européens et Américains souhaitent que la Chine cesse d’utiliser le faible cours de change de sa mon,naie pour doper ses exportations.

Mercredi soir, le président Hu Jintao a botté en touche. Pas question de figer son Yuan. La Chine veut d’abord internationaliser sa devise, via le développement de ses exportations et échanges en Asie. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy s’est pris un vent. Echec total. La première dictature du global, grande financière des démocraties occidentales surendettées a sèchement boudé l’initiative française.

Enlisé en Libye

On ne sait plus quoi penser de la situation libyenne. Samedi 2 avril, les forces de l’OTAN ont tué 9 insurgés et 4 civils, près de Brega. Un responsable des forces rebelles a indiqué qu’un avion de l’OTAN a pris un tir de joie pour une attaque, et a ouvert le feu sur un convoi de cinq véhicules, dont une ambulance…

Depuis mardi, la situation militaire est figée. Le colonel Kadhafi a repoussé l’offensive des insurgés. le mauvais temps, en fin de semaine, a bloqué les interventions occidentales. Les Etats-Unis retirent peu à peu leurs avions. Ils fournissaient jusqu’alors l’essentiel du contingent aérien (90 avions contre 33 pour la France).

Sarkozy et Cameron se retrouveront-ils seuls en tête-à-tête guerrier avec Kadhafi ?


Source : Marianne2.fr

dimanche 3 avril 2011

Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro et Gérard Longuet : «Ne pas exposer de Français comme otages»

Invité du «Grand Jury-RTL-LCI-Le Figaro», le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé que la «responsabilité de la France est de protéger nos compatriotes.


La question d'un éventuel rapatriement des Français de Côte d'Ivoire, où la situation est de plus en plus tendue, est une «question qui se pose et qui sera réglée dans les heures qui viennent », a annoncé dimanche le ministre français de la Défense, Gérard Longuet. «Il appartiendra au ministre des Affaires étrangères de le dire », a indiqué M. Longuet, qui était l'invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», après avoir participé à une réunion de crise sur la Côte d'Ivoire à l'Élysée. 

Selon le ministre, la plupart des Français de Côte d'Ivoire «sont en situation d'observation ». La «responsabilité de la France est de protéger nos compatriotes. Nous n'exposerons pas de Français comme otages ou comme victimes indirectes d'un affrontement entre les forces», du président sortant, Laurent Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir, et celles d'Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale.

Le Quai d'Orsay évalue à 12 200 le nombre de Français actuellement en Côte d'Ivoire, dont 11 800 à Abidjan. Quelque 7 300 ont la double nationalité. (je suis curieux de savoir d'où proviennent les armes dans chaque camps, qui les leur fournit ?)

« Celui qui est pressé est toujours perdant» 

Le président sortant, Laurent Gbagbo, a poursuivi Gérard Longuet, «se maintient avec l'énergie du désespoir» (pourtant bien des présidents, et non des moindres, se sont maintenus et pourtant... pas de conflit. Ou se situe le Droit International et ou est la limite de l'ingérence ?) et «la perspective d'un changement pacifique est peu probable ».

Cependant, la France «n'a aucune vocation à intervenir, sauf si l'ONU le lui demande» (en ferait-il la demande, et qui va payer les frais... le contribuable français une fois de plus ?). 

Interrogé sur la crise libyenne, Gérard Longuet a reconnu que les frappes aériennes ne suffiraient pas à gagner la guerre. Le but de cette intervention est de «démontrer que Kadhafi ne l'emportera pas par la force». «Dans un rapport de forces, a-t-il ajouté, celui qui est pressé est toujours perdant. » Gérard Longuet a démenti la présence de forces spéciales françaises sur le sol libyen. 

http://www.francesoir.fr/sites/default/files/dynimagecache/0-80-2660-1890-494-351/libye_12.jpgInterrogé sur la fourniture éventuelle d'armes aux insurgés, le ministre de la Défense a répondu qu'«il fallait étudier si la résolution 1973 de l'ONU le permet ». Interrogé sur la présence d'éléments d'al-Qaida au sein de la rébellion, le ministre a répondu qu'il n'existe «aucun islamiste au niveau dirigeant », mais que «c'était statistiquement possible sur le terrain » (ben voyons... pourtant Kadhafi n'a pas cessé de le dire bien avant alors qu'on le traitait de fou).