dimanche 31 juillet 2011

Le peuple d'Israël par la bouche d'Alma Zohar, parle au Premier Ministre


Par Marc Femsohn pour Guysen International News 
La jeunesse israélienne est préoccupée. Question de génération, ce n'est plus la guerre qui la tourmente, mais le désir d'une qualité de vie meilleure. 
Cette génération est bien insérée, participe au développement du pays, remplit ses devoirs, refuse l'assistanat au contraire des jeunes des pays occidentaux, mais souhaite aussi qu'on lui reconnaisse quelques droits.


Une chanteuse, Alma Zohar, a su trouver les mots pour faire part à Binyamin Netanyahou des aspirations légitimes de cette jeunesse israélienne qui campe aujourd'hui boulevard Rothschild à Tel Aviv et dans de nombreuses villes du pays. Rien d'impossible. Voici la traduction de la lettre qu'elle a adressée au Premier ministre.


Monsieur le Premier ministre,
Je souhaite vous dire qui nous sommes, ce que nous faisons ici et comment nous en sommes arrivés là. Nous sommes les enfants des années 70, nous avons grandi et cela fait bien longtemps que nous avons quitté l'armée. Après avoir été démobilisés, nous sous sommes promenés aux quatre coins du monde, nous sommes revenus, nous avons obtenu des licences, des maîtrises, nous nous sommes mariés, nous avons eu des enfants et aujourd'hui, nous travaillons, chacun dans sa profession, comme salariés ou comme travailleurs indépendants. En résumé, nous sommes entrés dans la vie active qui devait faire de nous, à l'aube de la quarantaine, des gens bien "rangés". 
Sauf que nous ne sommes pas du tout, mais alors pas du tout, "rangés", et que nous n'avons aucune idée de comment nous allons nous "arranger".
Le logement, les factures, les impôts, l'essence, le jardin d'enfants, tout cela coûte tellement d'argent, que nous avons vraiment du mal à survivre. Et encore, nous avons de la chance d'être aidés de temps en temps par les parents, mais, croyez-nous, monsieur le Premier ministre, nous aurions de loin préféré ne rien leur demander, d'autant que ce n'est pas toujours facile pour eux non plus.
Je ne suis le porte-parole de personne, mais nous partageons tous, que nous soyons de droite ou de gauche, le même sentiment : nous n'en pouvons plus. Chacun a son histoire, et je me permets de vous suggérer quelques lignes directrices qui pourraient permettre un début de changement. 

1° J'aurais souhaité la création d'un organisme indépendant et sérieux qui prenne en charge le problème du logement. Il ne s'agit pas seulement du montant des loyers, mais aussi de la manière dont on construit dans ce pays, en prenant en compte les besoins spécifiques à long terme des jeunes couples, tout en respectant l'environnement. 
2° J'aurais souhaité que l'enseignement soit de bonne qualité et vraiment gratuit. Comprenez bien, Monsieur le Premier ministre, nous touchons là à ce qu'il y a de plus important à nos yeux. Nos enfants doivent bénéficier des meilleures infrastructures, c'est pour cela que nous nous démenons chaque jour, chaque mois. Et lorsque je dis "enseignement gratuit", j'inclus les jardins d'enfants et les garderies. Donnez-moi une bonne raison, Monsieur le Premier ministre, pourquoi l'Etat devrait prendre en charge l'éducation de mon fils de 3 ans et pas celui de mon fils de 2 ans ? Les mamans ont également le droit d'aller travailler, et c'est à l'Etat de prendre en charge l'éducation des enfants. 
3° Afin de prendre soin des enfants, il faut augmenter les salaires des enseignants, des travailleurs sociaux, des policiers et des médecins. Et par la même occasion, on pourrait baisser les salaires complètement fous des hauts-fonctionnaires qui gagnent 100.000 shekels, sans aucune justification. 30.000 shekels seraient amplement suffisamment. 
4° Et puisqu'on parle des médecins, j'aurais souhaité la réhabilitation du système de santé. Il n'est pas logique que je paye 500 shekels par mois à l'Assurance nationale et que je doive ajouter 250 shekels pour une complémentaire, parce que ma caisse de maladie ne couvre pratiquement rien. Et lorsque je parle du remboursement des soins de santé, j'y inclus aussi les soins dentaires. Pendant des années, j'ai pris des antidouleurs, parce que je n'avais pas 5.000 shekels pour me faire soigner les dents. Et il y a des milliers de personnes dans mon cas. 
5° Concernant la "guerre du cottage", il devrait y avoir un lien logique et proportionnel entre le coût de la vie et le salaire moyen. Il n'est pas acceptable de payer 2.000 shekels d'essence par mois, 1.000 shekels de factures diverses, 2.000 shekels au supermarché et 4.000 shekels de loyer lorsque le salaire moyen est de 7.500 shekels. On ne peut pas vivre ainsi. 
6° Les ultra-orthodoxes doivent travailler et cela pour 3 raisons : car je ne peux plus les subventionner, car ils vivent dans une misère épouvantable et que la poursuite de cette situation incite à la haine, ce qui nous rend très malheureux. Et ils devraient également faire l'armée ou tout au moins le service national civil afin de donner à l'Etat ce que j'ai donné, moi aussi à Israël. Donnez-moi, Monsieur le Premier ministre, une seule raison pour laquelle cela ne devrait pas être le cas. 
7° J'aurais souhaité qu'il y ait dans ce pays beaucoup moins de centres commerciaux et plus de parcs, que toutes les plages soient publiques et gratuites, que les usines n'assèchent plus la Mer morte et que les industries de la baie de Haïfa n'émettent plus de substances cancérigènes. Bref, j'aurais voulu, Monsieur le Premier ministre, que vous préserviez mon pays, car je n'en ai qu'un, il s'appelle Israël. 
8° Je ne veux pas d'un appartement dans les tours Akirov de Tel Aviv. Je ne veux pas d'une villa à Césarée. Je ne veux pas voyager en première classe, je ne veux pas faire de shopping sur le Kikar Hamédinah. Je rêve d'un 3 pièces dans un moshav, de 3 enfants, de 2 chiens, de bougainvilliers tout cela avec mon homme. 
C'est tout.


Lire aussi :


Les familles qui contôlent l'économie israélienne ...


150.000 Israéliens dans les rues contre la cherté de la vie


jeudi 28 juillet 2011

Profond réveil social en Israël




Israël n’a pas connu de mouvement social d’une telle ampleur (non dirigé par des syndicats) depuis les "panthères noires" en 1971. La vingtaine de campements de Kyriat Shemona à Eilat, les manifestations qui se multiplient et s’intensifient chaque jour, les grèves du corps médical auquel viennent s’ajouter d’autres revendications sont les signes d’un profond malaise.


La marche de protestation samedi soir à Tel Aviv, qui a rassemblé près de 30 000 personnes, n’avait pas seulement pour but de demander au gouvernement des solutions concrètes contre la hausse des loyers et des prix de l’immobilier. Elle était l’expression du ras-le-bol de la classe moyenne israélienne, de ces gens qui triment pour joindre les deux bouts et qui ont juste assez d’air pour ne pas s’étouffer. Un des jeunes, qui a dressé sa tente au boulevard Rothschild, a résumé assez bien le sentiment de beaucoup : "On nous donne les moyens de survivre. Aujourd’hui, nous crions que nous voulons vivre."


Les manifestants, comme les médecins qui ont décidé d’entamer une grève de la faim, ne sont pas des parasites de la société. Ils travaillent dur. Certains ont même deux ou trois jobs pour arriver à boucler le mois. Ils ont fait le service militaire, sont réservistes et participent activement à la vie sociale du pays. Le sentiment de n’être jamais prioritaire comme le sont les familles ultra-orthodoxes, les habitants juifs des implantations ou d’autres secteurs de la société est aujourd’hui largement partagé par cette classe moyenne que l’on disait indifférente et individualiste, incapable de se mobiliser pour une cause.


Le mouvement des tentes et la grève du corps médical dans le secteur public manifestent un réveil social. Cette classe moyenne n’a que faire des indices économiques excellents, de la croissance en augmentation et du taux de chômage qui n’a jamais été plus bas qu’aujourd’hui. Concrètement, leur pouvoir d’achat ne cesse de diminuer, les charges et les impôts en tout genre ne font qu’augmenter et les fins du mois se font de plus en plus difficiles. En Israël, les riches sont devenus plus riches et les classes moyennes sont sur la pente glissante de la pauvreté. Que l’économie israélienne se porte bien (particulièrement pour la dizaine de familles qui dirigent le pays) leur importe peu. Ils veulent en voir les fruits quand ils vont au supermarché ou lorsqu’ils doivent payer la garderie de leurs enfants.


Le ministre des Finances, Yuval Steinitz, est un professeur d’université. Sa jouissance est décuplée devant des graphiques, des statistiques et des chiffres. On a pu le constater, non sans étonnement, lors des conférences de presse qu’il a donné depuis deux ans. 
A tord ou à raison, il passe pour un homme froid, coupé de la réalité qui à force de voir le monde en "macro" a oublié qu’il avait été élu député et nommé ministre, non pour s’adonner à la mathématique, mais proposer des solutions concrètes à des personnes en chair et en os.


Binyamin Netanyahou est sous pression. Le mouvement qu’il pensait au départ très marginal et récupéré politiquement prend finalement une tournure inquiétante. 


L’idée de sacrifier son ministre des Finances l’a effleuré mais finalement, par peur d’avouer un échec, il s’est rétracté. Sa marge de manœuvre est étroite. Les propositions qu’il fera aux manifestants ne seront à coup sûr pas suffisantes parce que la gronde est plus profonde qu’une simple demande de réforme de l’immobilier. Les manifestants veulent un changement radical : le capitalisme à l’américaine n’est pas pour Israël. 
Netanyahou doit changer de cap et tenir compte de ce réveil social. Le peut-il et le veut-il ? 
Pas sûr…

samedi 23 juillet 2011

INFOS EN BREF


Le sud de la Somalie, touché par la famine, inaccessible aux ONG

photoEL ADOW, Kenya (Reuters) - Les ONG caritatives ne sont pour l'heure pas en mesure d'acheminer de l'aide à plus de deux millions de Somaliens confrontés à la famine, car les zones du sud du pays, contrôlées par les islamistes d'Al Chabaab, leur sont interdites et sont les plus dangereuses au monde où elles auraient à travailler.


La Norvège en plein cauchemar, au moins 92 morts

photoOSLO (Reuters) - La Norvège était plongée dans un cauchemar samedi au lendemain de la double attaque qui a fait au moins 92 morts, victimes du carnage commis par un tireur isolé dans une île proche d'Oslo quelques heures après un attentat à la bombe au coeur de la capitale.

Attentat et fusillade font au moins 90 morts en Norvège

photoVIDÉO - Ces deux attaques, l'une contre le siège du gouvernement à Oslo, l'autre lors d'un meeting politique, étaient concertées selon la police norvégienne. Le principal suspect est un fondamentaliste chrétien lié à l'extrême-droite.

Fusillade en Norvège : «Il hurlait qu'il allait nous tuer»
photoDes survivants d'Utoeya racontent la tuerie méthodique perpétrée par un sympathisant d'extrême droite. Au moins 85 personnes sont mortes auxquelles s'ajoutes les sept victimes d'une explosion à Oslo.

mercredi 13 juillet 2011

ECONOMIE MONDIALE : Bilan du premier semestre

Reprenons, point par point, l'environnement dans lequel nous avons évolué au cours de ce premier semestre.

En arrêt maladie au CSA, Françoise Laborde multiplie les mondanités

La journaliste Françoise Laborde a été sommée par Michel Boyon, le président du CSA, d'assister aux séances de travail de l'assemblée dont elle est l'une des conseillères, rapporte lepoint.fr. Pourtant, comme l'expliquent nos confrères, Françoise Laborde doit officiellement se reposer, la journaliste étant en arrêt maladie après avoir chuté... d'un prunier.
Mais c'est au contraire son goût pour le raisin qui l'a trahie et qui a provoqué l'agacement de ses camarades au sein du Conseil supérieur de l'audiovisuel. En effet, les Sages ont pu suivre dans les médias les sorties médiatiques de Françoise Laborde partie assister à une dégustation de vins dans un café bordelais ou encore à la "fête de la fleur" au salon Vinexpo, toujours à Bordeaux, le 23 juin (notre photo). Outre les photos, la journaliste prend même le temps de répondre à des interviews...
« Mais lundi 4 juillet, pour Michel Boyon, ça commence à bien faire. Le matin, Laborde était encore présente au micro d'Europe 1 pour assurer la promotion de son livre (...) mais absente l'après-midi quand il fallait endurer les auditions. À l'issue de celle-ci, le président du CSA, furibard, tape du poing sur la table et exige sa présence pour la plénière du lendemain, le mardi 5 juillet. 
Laborde obtempère. "Curieusement, elle arrive avec un appareil pour son épaule. Comment se fait-il qu'elle ne le portait pas à la soirée Vinexpo ?" s'amuse-t-on dans les couloirs du CSA. » détaille alors lepoint.fr.
On doute désormais que les prochaines réunies du conseil se terminent pas une dégustation de grands crus...
La SECU n'aura qu'a apprecier ... et revoir ses exigences !
ozaptv

vendredi 1 juillet 2011

DSK : le double visage de la plaignante



DSK : le double visage de la plaignante
La victime aurait menti à plusieurs reprises mais aurait bien été agressée, selon son avocat.
Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse DSK de l'avoir violée, a vu son image écornée vendredi au fil des révélations faites par le bureau du procureur de New York. Elle aurait menti à plusieurs reprises, a martelé son avocat, Kenneth Thompson.
Des mensonges devant le grand jury
"Les enquêteurs ont découvert des failles importantes dans la crédibilité de la femme de chambre", écrivait le New York Times vendredi avant l'audience. Selon journal, Nafissatou Diallo a menti à plusieurs reprises et les procureurs ne croient plus beaucoup ce qu'elle leur a dit sur les circonstances de l'incident pas plus que sur elle-même.
La femme de chambre aurait d'abord menti sur les conditions de son arrivée aux Etats-Unis. Elle aurait affirmé avoir été violée et avoir subi des mutilations génitales dans son pays d'origine. Selon elle, ces éléments figuraient sur sa demande d'asile, or ça n'est pas le cas.
Kenneth Thompson a admis dans une conférence de presse à la sortie du tribunal que sa cliente avait menti pour obtenir l'asile aux Etats-Unis et qu'elle avait tenu à s'en expliquer devant le procureur de New York, Cyrus Vance. "Elle m'a dit qu'elle voulait dire la vérité au procureur sur les conditions dans lesquelles elle est arrivée dans ce pays", a déclaré l'avocat de la jeune femme.
Une chronologie qui diverge après l'agression
Nafissatou Diallo aurait également menti sur le déroulement de l'agression. La femme de chambre aurait nettoyé une autre chambre du Sofitel avant d'aller raconter son viol à un collègue, contrairement à ce qu'elle avait d'abord affirmé.
Mais selon son avocat, elle a bien été agressée. Dominique Strauss-Kahn a "d'abord saisi ses seins et a commencé à l'attaquer" avant de "saisir son vagin avec tant de force qu'il l'a blessée" et a déchiré les ligaments de son épaule en la plaquant violemment au sol, a-t-il raconté à l'issue de l'audience de vendredi. Après avoir été obligée, selon lui, par Dominique Strauss-Kahn a lui faire une fellation, "elle a craché son sperme sur le mur, elle l'a craché sur le sol", a-t-il ajouté, n'hésitant pas à livrer les détails.
Des liens avec le trafic de drogue ?
Par ailleurs, des soupçons sont apparus à propos de possibles liens de la femme de chambre avec des activités de trafic de drogue et de blanchiment d'argent. Elle aurait eu dans les 24 heures suivant sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn une conversation téléphonique avec un détenu, qui a été enregistrée, au cours de laquelle elle évoque l'intérêt à maintenir ses accusations. Cet homme, arrêté en possession de 180 kg de marijuana, fait partie d'un groupe de personnes qui ont transféré un montant de 100.000 dollars vers le compte en banque de la jeune femme au cours des deux dernières années, écrit le New York Times.

USA : Tout baigne dans l'eau à la centrale nucléaire de Fort Calhoun, et cela empire sur Los Alamos


Après avoir essayé à Fukushima de nous faire prendre les vessies pour des lanternes, voici venu le temps du secret, de la dissimulation, de la désinformation, voire du mensonge sur les évènements concernant le nucléaire américain.
Fukushima, on commence enfin à savoir ce qui s’est passé, même s’il subsiste de vastes zones d’ombre.
Comme le dit Alain de Halleux dans cette vidéo, la situation est insoluble.
« Il n’y a aucune solution possible (…) la pollution va continuer à se répandre dans l’hémisphère nord pendant des années comme le pétrole dans le Golfe du Mexique, avant que l’on trouve une solution. On ne peut pas mettre de sarcophage comme à Tchernobyl, c’est impossible… »
Les tentatives de décontamination des 120 000 tonnes d’eau radioactive se soldent par des échecs successifs, et les quelques centaines de litres qui ont été dépollués, ne le sont qu’imparfaitement, avec un résultat très éloigné des espérances. lien
Il faut donc remettre continuellement de l’eau pour éviter une augmentation de la chaleur, et cette eau radioactive que l’on ne peut évacuer, ira rejoindre l’océan tôt ou tard. lien
Tepco veut installer une immense toile en plastique au dessus du réacteur n°1 pour tenter de le protéger des pluies torrentielles de la mousson qui s’annonce.
De l’azote a été injecté dans les réacteurs n°1 et n°2 afin de réduire les risques d’explosion, mais pour le n°3, celui qui contient du mox (plutonium+uranium enrichi), c’est impossible compte tenu du niveau de radioactivité. lien
Pendant ce temps, le corium ronge tranquillement le béton, et atteindra fatalement la nappe phréatique, ce qui provoquera une dispersion considérable de radioactivité dans l’atmosphère et dans l’eau.
Sur ce lien, on peut observer en continu la webcam qui filme la centrale, centrale qui semble attirer régulièrement des corbeaux semblant sortis tous droits d’un film d’Hitchcocklien
La logique voudrait qu’une bonne partie des japonais soient évacués, mais où installer des dizaines de millions de personnes ? Et comment les évacuer ?
Pour l’instant, ce ne sont que 90 ménages supplémentaires qui ont été encouragés à évacuer leurs habitations, lesquelles sont pourtant hors de la zone interdite. lien
Alors 300 000 enfants et femmes enceintes vont être équipés de dosimètres…mais prendre la température d’un malade n’empêche pas celle ci de monter.
Les 2 millions de personnes qui vivent dans le secteur de Fukushima vont subir un contrôle de santé, au moment où l’on a découvert des traces de césium dans les urines de 15 japonais.
Alex Borreca, ce français expatrié au Japon, bien connu des internautes pour ses vidéos quotidiennes faisant le point sur la situation, vient de rentrer enFrance, et on pourra l’écouter sur l’antenne de la radio « ici et maintenant », le 1 juillet à 14 heures sur ce lien.
Michelle Rivasi, députée européenne, et fondatrice de la CRIIRAD de retour du Japon, a dénoncé, lors d’une conférence de presse, le manque d’information donné à la population. lien
Bruno Chareyron, de la CRIIRAD lui aussi, et de retour lui aussi du Japon, accuse les autorités « de n’avoir pas évacué la population sur un périmètre suffisant » ajoutant « bien au delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale, il y a des doses de radioactivité qui induisent des risques de cancer inacceptables (…) 20 fois supérieures à celles communément admises (…) les pastilles d’iode n’ont pas été distribuées assez rapidement (…) et on laisse les habitants consommer des aliments contaminés ». lien
Chaque jour qui vient amène son lot de nouvelles dissimulations de Tepco : le 29 juin, on a appris qu’une fuite d’eau contaminée (1000 millisieverts par heure) sétait produite en provenance du réacteur n°2, l’eau s’étant déversée dans une tranchée située à 180 mètres de l’océan. lien
Et puis un mystère plane sur le surrégénérateur de Monju, où des informations contradictoires se multiplient, centrale nucléaire dans laquelle une grave avarie, pas encore réparée, se serait produite en décembre 2010.
Suite à une mauvaise manipulation, un tube de trois tonnes serait tombé dans la cuve du réacteur. lien
Mais c’est maintenant aux USA que ça se gâte.



La centrale nucléaire de Fort Calhoun submergée : des images incroyables



La crue continue de monter à Fort Calhoun et comme le « boudin de caoutchouc » de 3 mètres de haut a été percé, l’eau s’est engouffrée dans les bâtiments de la centrale. lien
Toutes les installations étant au niveau du sol, on devine sans peine tous les risques qu’entraine cette intrusion de l’eau. lien
Du coup la digue de sacs de sable a été relevée de 2,5 mètres, mais comme on peut le voir sur ces images, cela n’a pas suffit.
Le niveau du Missouri à atteint les 1007 pieds, et le risque de fusion du réacteur sera une réalité si le niveau atteint les 1010 piedslien
Pour l’instant la décrue n’est pas à l’ordre du jour (lien) et la population a été évacuée dans un rayon de 16 km autour du site. lien
Diane Sawyer, sur l’antenne d’ABC News affirme que tout est prêt pour un désastre.
On commence aux USA a réaliser qu’il n’y a pas de réel plan d’évacuation en cas d’accident nucléaire, et de la difficulté qu’il y aurait a gérer le déplacement de 17 millions d’américains dans un rayon de 50 miles autour d’Indian Point, par exemple. lien
La tentative d’Obama pour imposer un black out sur cette affaire a fait donc long feu.
A propos de feu justement, le LANL (laboratoire national de Los Alamos) installation nucléaire où fut fabriquée la première bombe atomique, est menacé depuis le 26 juin (lien) par un incendie d’importance qui a déjà carbonisé 58 000 hectares d’une foret de pins, et il pourrait doubler, voire tripler en taille. lien
Cette installation nucléaire comporte environ 2000 bâtiments, et 15 000 personnes y travaillaient. lien
L’incendie aurait brièvement pénétré sur une surface de 0,4 hectare à l’intérieur de la zone qui abrite le complexe nucléaire. lien
Mardi, à la mi journée, l’incendie se trouvait à environ 15 mètres du périmètre du LANLlien
Ce serait la ligne à très haute tension qui aurait provoqué cet incendie.
Douglas Tucker, pompier en chef, assure qu’il a la capacité, grâce a des « mousses retardantes » de protéger le site.
Or cette foret de pin entoure le site nucléaire sur trois cotés et sur celui-ci sont stockés 30 000 barils de déchets de 200 litres contaminés au plutonium. lien
D’après Kevin Roark, porte parole du LANL, les barils contiennent « des manteaux, des bottes, des gants, des casquettes contaminés…
Comme d’habitude, en haut lieu, on est rassurant et Carl Beard, directeur des opérations pour le laboratoire a déclaré « qu’il n’y avait pas de menace immédiate pour la sécurité publique ». lien
Pourtant cet avis n’est pas partagé par tous et Joni Arends porte parole des écologistes, craint que la chaleur produite par l’incendie ne fasse éclater les containers, laissant échapper la radioactivité. lien
EPA (agence de protection de l’environnement) a envoyé le 29 juin un avion afin d’analyser la qualité de l’air, de façon a détecter une éventuelle radioactivité, et plusieurs capteurs ont été installés au sol pour surveiller les émanations. lien
En 2000, un incendie avait déjà ravagé la région, et depuis des améliorations importantes avaient été mises en place, avec un centre de contrôle « ultra moderne », 35 camions de pompiers, nettoyage et entretien des arbres et de la végétation entourant les installations, couloirs anti-incendie…ce qui manifestement n’a pas empêché l’incendie actuel. lien
En attendant, lundi, les 11 000 habitants de Los Alamos ont été évacués.
John William, porte parole du mouvement anti-nucléaire affirme que sur ce site, il y aurait trois tonnes de plutonium hautement radioactif dans le sous sol de l’un des bâtiments du complexe, et que les 30 000 containers sont soit empilés à l’air, sur le goudron, soit sous des tentes, ou même enterrés. lien
Et aux dernières nouvelles, une nouvelle centrale nucléaire, celle de Salem, dans le New Jersey, connaitrait des « difficultés ». lien
Aujourd’hui, au Japon, aux Etats Unis, et ailleurs dans le Monde, la contestation anti-nucléaire s’étend chaque jour un peu plus.
Il faut dire que l’action TEPCO a perdu 80% de sa valeur et que l’exploitant deFukushima affiche une perte sèche de 10,7 milliards d’euros. lien
Décidément, le nucléaire ne se porte pas bien en ce début de millénaire, ce qui n’a pas empêché l’autocrate présidentiel d’allouer le 27 juin dernier, unmilliard d’euros à l’industrie nucléaire, au moment ou près de 80 % de français souhaitent sortir du nucléaire. lien
Comme disait Einstein : « il y a 2 choses d’infini au monde : l’univers et la bêtise, mais pour l’univers, j’en suis pas si sur ».