mercredi 29 juin 2011

USA: fermeture d'un centre de recherche nucléaire menacé par les flammes


29/06/2011 9:30 am
LOS ANGELES (AFP) - Le centre de recherche américain de Los Alamos (Nouveau-Mexique, sud), qui abrite du matériel nucléaire et où la première bombe atomique a été conçue et testée lors de la Seconde Guerre mondiale, est menacée par l'arrivée d'un feu de forêt dans la région. Ce site restera fermé jusqu'à mercredi au moins, alors que le feu de forêt menace toujours ses installations et a entraîné l'évacuation de plusieurs milliers de personnes.
Les autorités ont assuré mardi, sur le site internet d'information sur les incendies du Nouveau-Mexique, que "tout le matériel nucléaire et dangereux" du Laboratoire national de Los Alamos (LANL), où fut développée la bombe atomique américaine pendant la seconde guerre mondiale, "ainsi que le principal site de stockage du laboratoire, la Zone G, sont protégés et sous contrôle".
Le LANL a également précisé, sur son propre site internet, qu'il resterait fermé jusqu'à mercredi au moins, alors que les pompiers ont ordonné l'évacuation de milliers de personnes dans la ville voisine de Los Alamos.
"Seuls les employés figurant sur une liste de missions indispensables pourront avoir accès au laboratoire pendant la fermeture", explique le LANL, dont environ 42% des 11.800 employés habitent à Los Alamos.
Le site d'information sur les incendies souligne par ailleurs que les flammes n'ont pas pénétré dans les terrains du LANL dans la nuit de lundi à mardi. Lundi, le feu avait brûlé moins d'un demi hectare (une acre) dans la partie sud-ouest du domaine. "Les contrôles du LANL n'ont révélé aucune dispersion de matière radioactive", précise le site.
Outre les produits radioactifs entreposés dans les bâtiments du laboratoire à des fins de recherche, sont également stockés sur ses terrains des déchets radioactifs.
L'évacuation de Los Alamos et des régions alentour "a été ordonnée lundi, après que les flammes eurent franchi les lignes de sécurité", a expliqué à l'AFP Michael Thompson, porte-parole des pompiers. 


Un incident semblable s'était produit en l'an 2000, alors que des centaines de maisons du territoire avaient été détruites, de même qu'une centaine de bâtiments sur le site du complexe de Los Alamos, laissant toutefois les dépôts nucléaires intacts.
Le site de 110 kilomètres carrés est protégé par une équipe de pompiers de la région. 12 000 résidents de Los Alamos ont déjà dû être évacués. Le feu pourrait doubler son ampleur puisque des vents violents de 100 km/h soufflent sur la région.
"Aujourd'hui, nous anticipons davantage de vent, qui va faire avancer les flammes dans le forêt qui s'étend au-dessus de Los Alamos et menace nos lignes de sécurité", a-t-il ajouté.
"Mais nous avons eu le temps de nous y préparer et nous nous tenons prêts", a-t-il poursuivi.
Sur le front des inondations, cette fois, les autorités nucléaires continuent de surveiller de près la centrale de Fort Calhoun dans le Nebraska (centre), après qu'une barrière de protection du fleuve Missouri eut cédé face à la montée des eaux.
Cette barrière de 600 mètres a cédé dimanche et les eaux ont depuis envahi la centrale.
L'autorité de régulation nucléaire a cependant affirmé dans un communiqué que les installations pouvaient résister à une inondation atteignant "309 mètres au-dessus du niveau de la mer".
Les eaux atteignent actuellement 306,7 mètres mais ne devraient pas dépasser les 307,2 mètres, affirme le communiqué.
© AFP

vendredi 24 juin 2011

Etats Unis : Nucléaire, rien ne va plus à Fort Calhoun...

A Fort Calhoun, Nebraska, USA, le niveau de l’eau continue de monter :  3 pieds (soit près d’un mètre) pendant le week-end à la jauge de Brownville, et la digue de terre qui semblait avoir tenu dimanche est sur le point de céder. 
On en sait maintenant un peu plus, même si Obama a décidé de mettre une chape de plomb sur le dossier. 


par Olivier Cabanel
Finalement, le nucléaire, c’est souvent juste une histoire d’eau. A Fukushima, c'est un défaut de refroidissement qui a provoqué la fusion des réacteurs, et la situation que nous connaissons. A Fort Calhoun, comme à Cooper, c’est aussi l’eau qui pose problème…. Ailleurs la pluie qui tombe entraîne avec elle la radioactivité.
Fort Calhoun, le niveau de l’eau continue de monter :  3 pieds (soit près d’un mètre) pendant le weekend end à la jauge de Brownville, et la digue de terre qui semblait avoir tenu dimanche est sur le point de céder.
On en sait maintenant un peu plus, même si Obama a décidé de mettre une chape de plomb sur le dossier. Etonnant de la part d’un président qui prônait un changement radical, et qui s’est ouvertement tourné vers les énergies propres et renouvelables.lien
Décidément la politique du secret est toujours de mise, en matière de nucléaire, quel que soit le pays menacé.
Cette injonction présidentielle est confirmée dans un rapport émanant de la FAAE(agence de l’énergie atomique russe) qui affirme qu’Obama aurait décidé d'imposer un silence médiatique sur la situation à Fort Calhoun et à Cooperlien
Le silence concernant les pollutions nucléaire n’est pas une nouveauté aux USA, et l’on a appris le 20 juin 2011, qu’une importante fuite de tritium, avait contaminé nappes phréatiques, et puits en Illinois et en Minnesotalien
En 2008, 7,5 millions de pico curies par litre, soit 375 fois la limite en Illinois. En 2002, de l’eau potable contenant 750 fois la limite autorisée a été proposée aux consommateurs du Delaware, et en 2009 les citoyens du New Jersey ont bu de l’eau qui avait été mesurée à 540 fois la limite fixée par les normes. lien
Mais revenons au Nebraska. Le réacteur de Fort Calhoun a une puissance de 478 MW, et il était à l’arrêt depuis le 9 avril, suite à un rechargement d’un tiers du combustible et du coup les piscines de refroidissement contiennent 670 tonnes de combustible usagé, ce qui correspond à une radioactivité de 100 millions de curies, soit plus de césium 137 que ce qui a déjà été relâché à Fukushima. lien
Rappelons que le césium 137 à une demi-vie (ou période de 30 ans) ce qui signifie qu’au bout de 30 ans il a perdu la moitié de sa virulence, et pendant les 30 ans qui suivront, il perdra la moitie de sa radioactivité restante, etc . Autant dire qu’il reste dangereux pendant près d’un siècle.
La centrale se trouve à une altitude de 306 mètres (1004 pieds) au dessus du niveau de la mer et elle est actuellement en alerte maximale, encerclé par les eaux duMissouri. Selon la NRC (nucléar regulatory commission) le 15 juin le niveau de l’eau avait atteint 1005 pieds et 7 pouces, et pourrait atteindre 1006 pieds et 4 pouces dans les jours à venir.
On sait aussi qu’un incendie s’était déclaré dans une armoire électrique le 7 juin, privant pendant 90 minutes la piscine de refroidissement, laquelle contenait le combustible usagé, encore chaud. Selon d’autres sources, il pourrait y avoir dans cette piscine du combustible non utilisé, en attente de chargement, ce qui représente un risque supplémentaire. lien
Il faut savoir que l’arrêt du refroidissement d’une piscine comportant du combustible, même usagé, peut avoir des conséquences graves, car si le combustible n’est plus refroidi, il peut alors fondre et détruite les gaines dans lesquelles il est contenu, et on peut assister à l’emballement d’une réaction de fission.
Près d’une semaine après, un rejet d’eau, qui pourrait être radioactive, de près de400 litres à la minute, pendant une durée indéterminée a été suivie le 17 juin, d’une annonce de l’exploitant OPPD (Omaha Public Power District) signalant « un trou » dans le sol, qui aurait pu affecter le système de sécurité. lien
D’après le RSOE (emergency and disaster information service) le risque a été évalué à 4 sur l’échelle INES mais d’autres sources évoquent le chiffre de 2.
C’est la Croix Rouge qui est chargée de préparer l’évacuation des 10 000 personnes menacées par l’inondation, et il semble que ces populations ne soient pas informées du risque d’un accident nucléaire. lien
Dans l’autre centrale nucléaire du Nebraska, celle de Cooper district, au sud deBrownville, la situation n’est guère meilleure. Le 19 juin à 4h02 du matin, les autorités ont publié la « notification d’un événement inhabituel » face à la montée des eaux. Le 20 juin, le niveau de l’eau a atteint les 13,60 mètres, et à 13,90, la centrale sera arrêtée pour des raisons de sécurité évidentes.
En fait, suite aux pluies abondantes, les autorités avaient relâché l’eau de 2 barrages, suivant la procédure habituelle décidée lorsque le niveau du fleuve atteint les 899 pieds au dessus du niveau de la mer. En haut lieu, on dénonce les annonces catastrophiques qui seraient exagérées, et on fait tout pour calmer le jeu.
A la lecture d’un rapport publié en 2010 par l’autorité de sureté nucléaire américaine on apprend que la centrale nucléaire de Fort Calhoun n’avait pas de procédure de protection contre les inondations, de quoi inquiéter légitimement les riverains de la centrale. lien
Une inspection conduite par la NRC entre janvier et juin 2010 avait mis en évidence que les installations de Fort Calhoun n’étaient pas conformes, et qu’il y avait un risque de dysfonctionnement de certains système de refroidissement en cas d’inondation.
D’autre part, il resterait encore les 2/3 de combustible actif dans le cœur du réacteur (bulletin de « atomic scientist » Dawn Stover-16 juin 2011). lien
Tom Burnett, journaliste au « Hawaii news Daily » évoque la possibilité de fuites radioactives dans le Missouri, et s’étonne, dans un article d’opinion, de l’optimisme des autorités face à une situation qu’il juge grave. lien
Fukushima, rien n’a été réglé, bien au contraire, puisque Greenpeace Japon nous apporte de bien mauvaises nouvelles. Les 290 000 habitants de la ville de Fukushima, située à 60 km au nord-ouest de la centrale, sont en danger.
Le « Shukan Gendai », hebdomadaire japonais, va publier le 24 juin, un rapport réalisé par Greenpeace dans lequel on apprend que la norme de rayonnement autorisée est dépassée parfois de 10 fois. lien
Le 24 avril, la préfecture de Fukushima avait restreint l’utilisation des 5 jardins publics de la ville à une heure par jour, puisqu’un rayonnement dépassant 3,8 mS/h (microsieverts/heure) avait été détecté. Or le 6 juin, la préfecture à levé sa mesure.
Le 7 juin, Greenpeace Japon a décidé de mesurer la radioactivité, grâce à un appareil sophistiqué qui permet non seulement de la mesurer, mais aussi d’identifier les nucléides, et du cobalt 60 a été détecté. Rappelons que le cobalt 60, dont la « demi-vie » est de 5 ans, peut induire des affections pulmonaires et provoquer des anomalies fœtales.
Avec cet appareil, ils ont mesuré un tas de terre à 6,3 mS/h, un tas de feuilles mortes à 4,2 mS/h, le sol a 9,1 mS/h, et même une zone à l’entrée des toilettes publiques à 12,5 mS/h. Pour Greenpeace la seule mesure à prendre devrait être une évacuation massive des habitants de la ville. Ce n’est manifestement pas à l’ordre du jour.
Tokyo, ce n’est guère mieux, puisque des radiations ont été mesurées à 6,39 mS/h. A Fukushima, après avoir évoqué avec la plus grande sérénité la pose prochaine d’une structure en plastique au dessus du site, laquelle ne résisterait pas à une explosion majeure, l’installation qui devait permettre la décontamination de l’eau a du être arrêtée. Elle n’aura fonctionné que 5 heures.
Le processus cataclysmique ne cesse de prendre de l’ampleur, alors que les médias traditionnels se plongent dans un mutisme coupable et scandaleux. Selon le Professeur Christopher Busby, membre du « europeean committee on radiation frisks », la situation est bien plus grave que ce que l’on prétend. (video anglaise)
Pour Arnold Gundersen, et Shoji Sawada, experts en la matière, le refroidissement par eau mis en place depuis la catastrophe ne peut que retarder le pire.
Comme l’écrivent Jean Paul Baquiast et Christophe Jacquemin, « une fois les nappes phréatiques ou les couches terrestres profondes atteintes, ce ne serait pas seulement une large périphérie autour de Fukushima qui deviendrait inhabitable, mais sans doute la ville de Tokyo elle-même ».
En France, et ailleurs, les pétitions se multiplient : sur ce lien, on peut signer une pétition pour la fermeture définitive des 4 réacteurs du Tricastin et « l’appel pour Fukushima » sur cet autre lien.
Le Monde va-t-il enfin se décider à abandonner définitivement cette énergie désuète, chère et dangereuse ? N’est-il pas déjà un peu trop tard ?
Car comme dit mon vieil ami africain :
« En fuyant la pluie, on rencontre la grêle ».

mardi 21 juin 2011

A Paris, 2nde manif asiatique contre l’insécurité : « Même en Chine c’est plus sûr »


Plusieurs milliers de personnes, la plupart d’origine chinoise, ont défilé dimanche entre République et Nation pour protester contre les agressions.
Le 29 mai, Hu Jiang, un restaurateur de Belleville, dans le 11e arrondissement, était tabassé, jusqu’à tomber dans le coma (photo ci-contre), parce qu’il tentait de filmer une agression dont il était témoin. Dimanche 19 juin, des milliers de membres de la communauté chinoise, fortement implantée dans ce quartier populaire ainsi qu’ailleurs à Paris, ont manifesté contre l’insécurité, qu’ils jugent grandissante. Déjà ce fut le cas il y a un an et au nez des policiers, depuis rien a changé et on laisse les communautés se déchirer entre-elles..
Une précédente manifestation, pour des raisons semblables, avait eu lieu donc le 20 juin 2010, à Belleville même. Elle avait rassemblée plus de 10 000 personnes. Elle avait dégénéré en scènes d’émeute urbaine avec les forces de l’ordre qui avaient assistée a l'agression d'une dame chinoise et n'avaient rien fait pour y remédier... Cette fois-ci, aucun incident n’était à déplorer. Il faut dire que le défilé s’est tenu en dehors des quartiers d’implantation chinois, entre République et Nation, avec pour principal mot d’ordre : « Bien-vivre ensemble ».
La manifestation était censé réunir des personne d’horizons différents et d’origines diverses même si elle a surtout rassemblé des Chinois. Quelques Européens et Africains se sont toutefois joints au cortège, suivi par des médias, notamment étrangers, comme CCTV, une grosse chaîne d’information chinoise
Sous la grisaille parisienne, enfants, adolescents, adultes, personnes âgées formaient les rangs des manifestants. « Depuis la manifestation de l’année dernière, rien n’a été fait ! Il y a toujours des agressions, même plus, de plus en plus violentes ! Cette année, on est encore obligé manifester pour notre sécurité. Et on le fera encore s’il le faut », prévient Léo, 26 ans.
Feing, une mère de 34 ans, arrivée en France en 2003, ne pense pas différemment. Elle ne s’imaginait pas connaître ici une telle insécurité : « La France c’est dangereux ! C’est ici que j’ai vu pour la première de la violence gratuite. Même si cela ne m’est pas encore arrivé, j’ai peur pour moi et ma fille. Même en Chine, c’est plus sûr. »
Anh Dao Traxel, ancienne boat-people vietnamienne, la « fille de cœur » recueillie par le couple Chirac en 1979, très engagée dans ce mouvement de protestation, témoigne pour un fait qui s’est produit dans le 13e arrondissement, où réside également une importante communauté asiatique : « Ma sœur s’est fait agresser au centre commercial Massena ! En plein centre commercial, et à 11 heures ! Personne ne l’a aidée ! On peut même se faire agresser au milieu d’une foule ! 
Aujourd’hui j’interpelle le ministre de l’intérieur Claude Guéant et le président Sarkozy, pour leur faire part de notre ras-le-bol. On n’en veut plus de cette situation, ils doivent réagir, c’est urgent ! »
Dans les discours officiels de la manifestation, les mots « agresseurs » ou « délinquants » ont abondamment été employés. Des agressions racistes de français se font aussi de plus en plus nombreux avec un climat malsain encouragé par les dérives quotidiennes de l'Etat français dans la bouche de plusieurs ministres. Même les médias s'y mettent en focalisant le mal vivre ensemble et en voulant monter les communautés les unes contre les autres. On entend de plus en plus parler d'agression subies par une classe défavorisée issus de "L'immigration". Mais hors sono, ce sont plutôt les mots « Arabes » et « Noirs » qu’on a entendus pour désigner les fauteurs de troubles et l'augmentation de la délinquance des membres issus de ces communautés. 
Ming, un homme, lâche : « Moi je m’en fous si on me traite de raciste ou pas. Ils n’ont qu’à pas agresser les gens. » Parmi les manifestants, beaucoup disent « avoir peur », et certains ont du mal à faire la part entre les individus, souvent jeunes, qui commettent des violences physiques, et leurs origines « visibles ».


Une fois encore, les médias français n'ont pas rapportés, dans leurs journaux Tv ou écrit, cette manifestation malgré son ampleur inhabituelle.

samedi 18 juin 2011

Du thé radioactif japonais intercepté à Roissy


Japon/France : 


Un lot de thé vert en provenance du Japon contenant deux fois plus de césium que le niveau maximal admissible a été intercepté à l'aéroport parisien de Roissy, et doit être détruit (??!), a annoncé, vendredi 17 juin, la direction de la consommation (DGCCRF) dans un communiqué.
Il s'agit d'un lot de 162 kg de feuilles séchées, en provenance de la préfecture de Shizuoka (Centre).
C'est la première fois que des produits radioactifs sont détectés en France dans le cadre des contrôles mis en place à la suite de l'accident de Fukushima.

Les analyses en laboratoire ont mis en évidence une contamination au césium de 1 038 Bq/kg, supérieure au niveau maximal admissible défini au niveau européen, qui est de 500 Bq/kg pour ce type de produit, précise la DGCCRF.

Le produit a été mis en quarantaine et fera l'objet d'une destruction par une entreprise spécialisée (donc il n'est pas détruit comme annoncé plut haut). Donc, visiblement, rien ne va au Japon.
La DGCCRF a décidé de "mettre en place un contrôle systématique de tous les végétaux en provenance de la même préfecture japonaise" et "va saisir la Commission européenne pour ajouter la préfecture de Shizuoka à la liste des préfectures pour lesquelles la réglementation européenne impose un contrôle systématique au départ du Japon".

vendredi 17 juin 2011

Appel d'un Français au JAPON ! Terrible...


Les pays de l'OCS tiennent une conférence ministérielle sur la paix et la sécurité


ALMATY, 14 mai (Xinhua) -- Les ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se sont réunis samedi à Almaty, ville principale du Kazakhstan, pour discuter de la paix et de la sécurité de la région.
S'exprimant à la réunion, le chef de la diplomatie chinoise Yang Jiechi a indiqué que l'organisation avait contribué à l'harmonie et au développement de la région et à la démocratisation des relations internationales depuis dix ans.
Pendant la deuxième décennie du 21ème siècle, l'OCS sera face à davantage de défis, alors que les facteurs instables, incertains et d'insécurité sont en hausse, bien que la tendance principale du monde soit la paix et le développement, a relevé M. Yang.
Il a invité les pays membres de l'OCS à continuer de s'efforcer de consolider leur unité et confiance mutuelle, d'approfondir la coopération et de renforcer la coordination stratégique pour contribuer davantage à la paix et à la sécurité du monde.
Les ministres des Affaires étrangères, qui ont passé en revue ce que l'OCS a réalisé au cours des dix ans passés, estiment qu'avec la situation internationale actuelle, l'OCS a besoin de renforcer davantage son mécanisme interne et de promouvoir la coopération pratique dans les secteurs de la sécurité et de l'économie.
Les ministres se sont engagés à intensifier la coordination pour assurer le succès du sommet de l'OCS à Astana, capitale du Kazakhstan.
Créée en 2001 à Shanghai, l'OCS comprend six membres, à savoir la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.

Les articles concernés

Yang Jiechi participera à la prochaine réunion du Conseil des ministres des A.E. de l'OCS au Kazakhstan

L'approfondissement de la coopération au coeur des discussions entre Hu et Medvedev


"Avec le président Medvedev et le Premier ministre Poutine, je passerai en revue les réalisations et les expériences dans le développement des relations bilatérales durant la dernière décennie, et fixerai des objectifs pour les liens de la prochaine décennie en traçant les orientations sur la coopération dans divers domaines", a indiqué M. Hu dans une interview écrite aux médias russes à la veille de sa visite.
Le partenariat de coopération stratégique sino-russe devrait connaître un nouvel essor dans les dix prochaines années grâce aux efforts conjugués, ce qui profitera aux deux peuples, et aux paix, sécurité et stabilité régionales et internationales, a noté M. Hu.
"Je suis persuadé que la visite en Russie donnera une nouvelle impulsion au développement durable, sain et stable du partenariat de coopération stratégique sino-russe dans la deuxième décennie du siècle", a-t-il affirmé.
Durant la dernière décennie, le développement des relations sino-russes a fait des progrès remarquables, qui se traduisent par l'approfondissement continu de la confiance politique et stratégique mutuelle entre les deux nations. Les deux pays ont établi les mécanismes d'échange de visites à haut niveau et de coopération tous azimuts.
Les deux pays sont devenus les principaux partenaires commerciaux de part et d'autre, et ont travaillé en étroite collaboration dans le traitement des principaux dossiers tant régionaux qu'internationaux.
Il y a deux mois, les présidents chinois et russe se sont réunis pour la première réunion de l'année en marge du sommet BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) tenu dans la ville balnéaire chinoise de Sanya, les deux dirigeants s'engageant à améliorer la coopération et à sauvegarder les intérêts communs.

M. Hu est arrivé à Moscou après avoir bouclé mercredi sa visite à Astana où il a assisté à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Après Moscou, le président Hu se rendra aussi à Saint-Pétersbourg pour y assister à un forum économique international.

Le président chinois appelle à poursuivre le développement du partenariat sino-russe
Le président chinois Hu Jintao, en visite en Russie, a appelé jeudi à poursuivre le développement du partenariat de coopération stratégique global entre la Chine et la Russie, qui est basé sur l'égalité, la confiance mutuelle, le soutien réciproque, la prospérité commune et l'amitié permanente.


La Chine et la Russie signent une déclaration commune sur les dossiers internationaux majeurs
La Chine et la Russie ont publié à Moscou jeudi une déclaration commune sur une série de questions internationales importante.

Les articles concernés

Le président chinois entame une visite d'Etat en Russie
Les activités économiques de la Chine avec les pays de l'OCS ne représentent pas une menace pour la Russie (officiel)
La coopération énergétique entre la Chine et la Russie qualifiée d'"unique" par un ministre russe
Départ du président chinois pour des visites au Kazakhstan, en Russie et en Ukraine


ATHENES, 15 juin (Xinhua) -- Une importante manifestation contre les mesures d'austérité organisée par les syndicats grecs devant le parlement s'est transformée en violents affrontements mercredi après-midi, alors que le Premier ministre George Papandreou a réitéré un appel au consensus national pour les mesures douloureuses après sa réunion avec le président Karolos Papoulias.
Au moins six civils, parmi lesquels un journaliste grec, et un policier ont été légèrement blessés, et 18 jeunes en cagoule qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov sur les unités de police ont été appréhendés, selon les sources de police.
La manifestation a dégénéré quand la police a jeté des gaz lacrymogènes pour repousser les fauteurs de troubles des barrières métalliques dressées devant le parlement.
Ces affrontements entachent le rassemblement pacifique des syndicats du travail et les quelques centaines de milliers de manifestants indignés qui avaient répondu en masse à l'appel à la grève générale de 24 heures contre les politiques d'austérité actuellement débattues au parlement.
"Nous en avons assez de l'austérité. Il est temps que vous démissionniez", scandaient les manifestants en brandissant des pancartes.
Plus de 100.000 policiers sont déployés dans le centre-ville pour empêcher les manifestants d'encercler le parlement, le palais présidentiel et le bureau du Premier ministre.
Les médias locaux ont rapporté de nombreux incidents d'attaques verbales contre le cortège de voitures du Premier ministre et des députés qui se rendaient au parlement pour débattre sur le plan de sortie de la crise profonde que traverse le pays.
Le paquet de réductions des salaires, d'augmentations des taxes et des privatisations est considéré comme une mesure importante pour permettre à Athènes de garantir d'autres renflouements cruciaux de l'UE et du Fonds monétaire international et échapper ainsi à la banqueroute.
Alors que les jeunes encagoulés brisaient les vitres des magasins situés près du parlement, M. Papandreou a appelé de nouveau les partis politiques de l'opposition à soutenir les mesures pendant le vote au parlement le 28 juin.
Le PASOK, parti au pouvoir, affiche désormais une majorité de 155 membres au sein du gouvernement qui en compte 300 depuis qu'un député est devenu indépendant mardi. Face aux signes laissant présager que les députés pourraient voter contre les mesures sous pression, le Premier ministre redouble d'efforts et appelle à un consensus politique élargi.
Les syndicats de journalistes grecs ont annulé leur grève pour rendre compte des développements, car M. Papandreou prononcera un discours télévisé dans la journée de mercredi.

dimanche 12 juin 2011

Japon, l'après tsunami - Les camps de réfugiés...

Le 11 mars 2011, le Japon a connu ce qui est désormais appelé la Grande Catastrophe du Tohoku. Les côtes du Nord-Est du Japon ont été dévastées par un tsunami, après un tremblement de terre de magnitude 9. 
Des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans logement suite à cet évènement. Quelques jours après les évènements, nous nous sommes rendus dans des camps de réfugiés à Saitama et Sendai, où la vie s'organise pour surmonter les pertes...


Pour Helen Caldicott*, le Japon pourrait devenir inhabitable.
Un évènement du type Tchernobyl est encore possible. 
S’il y a une très grosse réplique, le réacteur 4 pourrait s’effondrer et cela provoquerait un relâchement énorme de radioactivité dans l’atmosphère. 
De la même manière, une nouvelle explosion d’hydrogène n’est pas à exclure. Si le vent allait vers le sud à ce moment-là, c’est Tokyo qu’il faudrait évacuer.
Voir la vidéo (en anglais) :



*Qui est Helen Caldicott ?
Helen Caldicott est née à Melbourne en 1938. Médecin australienne, elle abandonne sa carrière médicale pour se consacrer au mouvement anti-nucléaire et milite pour la reconnaissance des dangers des faibles doses radioactives. En 1982, elle fonde l’association Women’s Action for Nuclear Disarmament (WAND), visant à réduire l’utilisation de l’énergie nucléaire. 
Elle travaille à la création de groupes comme l’International Physicians for the Prevention of Nuclear War, qui a été récompensé par le prix Nobel de la paix en 1985. Récompensée par 19 doctorats honoraires, la Smithsonian Institution a nommé Helen Caldicott comme l’une des femmes les plus influentes du XXe siècle.

samedi 11 juin 2011

Bactérie E. coli: la ferme bio allemande disculpée

"D'après nos investigations en cours, la ferme n'a commis aucune erreur", a expliqué Gert Hahne, porte-parole des services de protection des consommateurs de ce Land.
Les enquêteurs allemands ont annoncé samedi leur intention de ne pas porter plainte contre les responsables de la ferme bio du nord du pays mise en cause dans l'épidémie mortelle provoquée par la bactérie Escherichia coli (E.coli). Des graines germées produites dans la ferme Gärtnerhof, dans la localité de Bienenbüttel, en Basse-Saxe, sont, à en croire les autorités allemandes, la cause la plus probable de cette épidémie responsable d'une trentaine de décès en Europe du Nord.
"D'après nos investigations en cours, la ferme n'a commis aucune erreur", a expliqué Gert Hahne, porte-parole des services de protection des consommateurs de ce Land. "L'hygiène est respectée et toutes les dispositions réglementaires sont observées", a-t-il dit. "Nous n'avons rien constaté de fautif dans cette exploitation et rien qui puisse donner lieu à des poursuites judiciaires, a-t-il ajouté joint par téléphone. On ne peut sanctionner quiconque pour avoir joué de malchance." La ferme en question a été fermée.

Un millier d'analyses d'échantillons
Vendredi soir, le ministre de la Santé, Daniel Bahr, a répondu à ceux qui critiquent la gestion de la crise par les autorités en déclarant que les informations auraient du être partagées plus tôt. Apparue début mai, la contamination a affecté près de 3.000 personnes, toutes liées d'une manière ou d'une autre au nord de l'Allemagne. Trente cas mortels ont été signalés, 29 en Allemagne et un en Suède, selon les derniers bilans disponibles.
Les experts fédéraux qui s'évertuaient à déterminer l'origine de la contamination ont procédé à un millier d'analyses d'échantillons centrées sur ces graines germées. Aucune analyse n'a été positive mais les études épidémiologiques et les enquêtes de traçabilité permettent néanmoins d'identifier les graines germées comme (...) 

mercredi 8 juin 2011

Gaz de schiste : la mission d'information parlementaire rend son rapport



La mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'hydrocarbure contesté a présenté ce mercredi un rapport aux conclusions "divergentes".
"La conclusion personnelle à laquelle je parviens est que la France doit renoncer à extraire de son sous-sol les hypothétiques gaz et huile de schiste qui s'y trouveraient". C'est ce qu'écrit le co-rapporteur PS Philippe Martin dans le rapport . Quant au co-rapporteur UMP, François-Michel Gonnot, il "espère" que le "dossier des huiles et gaz de schiste restera ouvert pour être traité demain sans passion, mais avec sérieux et méthode". Ce que l'on peut appeler un rapport antagoniste. 

Illustration comparant l'exploitation des gaz de schiste à d'autres types de gisements de gaz naturel.
Cette mission, lancée en mars, a travaillé en parallèle à une autre, mandatée un peu plus tôt par le gouvernement. Dans un rapport d'étape rendu fin avril, cette mission d'inspection a jugé qu'il serait "dommageable, pour l'économie nationale et pour l'emploi, que notre pays aille jusqu'à s'interdire (...) de disposer d'une évaluation approfondie de la richesse potentielle".  Elle a estimé néanmoins avant toute chose, qu'il faudrait "lancer un programme de recherche scientifique" très encadré. Et que "dans deux ou trois ans, l'expérience acquise (...) permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation".

Ces deux rapports sont rendus publics alors qu'une proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, est actuellement examinée par le Sénat. Elle interdit la technique très contestée de la fracturation hydraulique, mais n'abroge pas les permis octroyés. 


Évaluer les impacts
Experts et parlementaires européens se sont donc lancés dans une course aux évaluations pour peser l'intérêt économique de l'extraction des gaz et ses risques pour la santé et l'environnement. Aux experts d'évaluer le potentiel énergétique des sous-sols européens. À la commission environnement d'étudier sa possible nocivité sur la santé et l'environnement.

gaz de schiste« Définir une véritable politique énergétique et agir au niveau européen, c'est la seule manière de peser contre les multinationales, parce qu'elles attaquent pays par pays et que les États sont laxistes» déclarait José Bové devant l'association des Journalistes Européens le 24 février dernier. Le militant anti-OGM français qui a rejoint le Parlement Européen en juin 2009 sous l'étiquette d'Europe Écologie soupçonne les compagnies pétrolières et gazières de s'être partagé « le gâteau européen, sans appel d'offres ». Ainsi en France, « nous voulons examiner tous les documents d'octroi de permis, car on ne peut pas faire confiance à l'État sur la manière dont il a procédé ».

Les compagnies minières prétendent prospecter. Or, prospecter cela signifie fracturer et exploiter, car le code minier français autorise aux détenteurs de « permis exclusifs de recherche » (PER-H pour « hydrocarbures ») l'extraction et même la commercialisation des produits extraits.

En Europe, des puits ont déjà été forés en Pologne, sans faire de vagues, alors qu'en Allemagne et en Suède ils ont provoqué l'ire de l'opinion publique. Des permis couvrent déjà cinq autres pays : France, Royaume-Uni, Autriche, Hongrie et Roumanie. Cette carte localise les gisements et les entreprises impliquées. Elle est tirée d'une présentation de l'entreprise Toreador, qui envisage de forer dans l'Est du Bassin Parisien. Récemment relocalisée en France, son vice-président n'est autre que Julien Balkany, le frère du sulfureux maire de Levallois... la suite ici:
 METISEUROPE

mardi 7 juin 2011

Le chef de la police new-yorkaise est-il un ami de Sarkozy ?



Un journaliste américain, spécialiste de la police, décrit sur son blog les nombreux liens, qui existent entre le chef de l'Etat français et l'un des principaux protagonistes de l'affaire DSK.
Dans l'affaire DSK, les premiers rôles sont joués par l'accusé, la victime, les avocats, le procureur, mais aussi les policiers new-yorkais, et particulièrement leur chef, Ray Kelly.
Or, un journaliste, spécialiste du milieu policier new-yorkais, Leonard Levitt raconte sur son blog, que le même Ray Kelly est proche de Nicolas Sarkozy. De quoi alimenter la théorie, selon laquelle des fuites préjudiciables à DSK seraient organisées en haut lieu.
Leonard Levitt écrit qu'en 2006, le Président français, alors ministre de l'Intérieur, a décoré l'Américain de la légion d'honneur pour sa lutte contre le terrorisme.
Cet ancien responsable des douanes américaines sous Bill Clinton, francophile, a été également invité l'été dernier par le Président à la remise de la légion d'honneur à Alain Bauer, criminologue et expert français des questions de sécurité. Ce qui fait dire à Leonard Levitt que les relations du chef d'Etat et du commissaire ont "prospéré" depuis 2006, soulignant la tendance de Ray Kelly à accorder des faveurs aux "personnes puissantes et influentes qui sont susceptibles de lui rendre des services".
Il pointe ensuite le manque d'entrain de Ray Kelly à identifier l'origine des fuites concernant l'ancien directeur du FMI, aux conséquences pourtant dévastatrices pour l'accusé, alors qu'il avait déployé des moyens considérables lors de fuites similaires dans l'affaire Imette St. Guillen.
Sur la base de cet article de Leonard Levitt, Bruno Roger-Petit, chroniqueur politique du Nouvel Observateur, s'interrogeait ce matin sur le silence de la presse française à propose de cette amitié. Une connivence décrite comme "éclairante" dans la lecture du traitement de l'affaire DSK.
Une proximité entre procureurs également
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