vendredi 29 avril 2011
Arabie Saoudite, le Monarque a fait réduire brutalement, et contre toute attente, ses extractions de pétrole
L’Arabie Saoudite est aujourd’hui le seul pays capable d’augmenter significativement et sans délai sa production. [DR]
Riyad a pris de court le monde du pétrole en annonçant le 17 avril que sa production au mois de mars a été inférieure d’au moins 700 000 barils par jour à toutes les estimations, y compris celle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole.
Le Wall Street Journal s’indigne : « Cette révélation met en lumière un problème dans lequel les marchés s’embourbent ces temps-ci : une disette d’informations solides concernant le vrai état de la production et de l’offre. »
L’annonce faite par le ministre du pétrole saoudien, Ali al-Naimi, a « crée la surprise à Washington, pour dire le moins », relève Javier Blas dans le Financial Times.
Que s’est-il passé au juste ? L’Arabie Saoudite avait initialement annoncé une augmentation de sa production de 500 000 barils par jour, destinée à calmer la hausse des prix du brut, et à compenser en partie l’arrêt presque total des exportations libyennes, qui a réduit de plus d’un million de barils par jour (Mb/j) l’offre mondiale. D’où l’étonnement d’apprendre que Riyad a ramené en mars sa production de 9,11 Mb/j à 8,29 Mb/j, alors que les affrontements en Libye se poursuivent.
Le marché pétrolier est « suralimenté », a justifié Ali al-Naimi. Une affirmation tout aussi déconcertante. Certes, le tremblement de terre au Japon a pu réduire provisoirement la demande mondiale. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie a revu une nouvelle fois à la hausse en avril son estimation de la demande pour 2011. De plus, les prix du baril n’ont jamais aussi hauts depuis les records atteints en 2008. Mais d’après le ministre du pétrole saoudien, la hausse des cours est due à la spéculation : pour M. al-Naimi, le marché est « inondé » de pétrole.
Une déclaration du secrétaire général de l’Opep, rapportée par l’agence Platts, selon laquelle les raffineurs n’ont pas voulu des 2 Mb/j de « mélange spécial » proposé par les Saoudiens afin de compenser la perte du pétrole de haute qualité libyen, n’a fait qu’ajouter à la confusion.
L’Arabie Saoudite dispose officiellement d’une capacité de production totale de 12,5 Mb/j, « ce qui permet d’avoir un matelas d’environ 3,5 Mb/j au-dessus du niveau actuel de production, lequel est ajusté en fonction des conditions du marché », a redit le ministre du pétrole saoudien. Dans les années à venir, Riyad devra maintenir sa production au-dessus de 9 Mb/j, et envisage d’accroître ses capacités d’extraction pour faire face à la hausse de la demande mondiale, d’après Petroleum Intelligence Weekly.
Seulement depuis plusieurs années, le niveau réel des capacités de production saoudiennes est régulièrement mis en question. Des soupçons qui prospèrent sur le secret absolu entourant cette donnée fondamentale pour l’avenir de l’économie mondiale.
Les sceptiques viennent d’être confortés par une dépêche de l’agence Reuters, qui révèle que l’Arabie Saoudite a décidé d’augmenter de près de 30 % le nombre de ses forages en cours. L’information provient de Simmons & Co, une banque d’affaires réputée de Houston, spécialisée dans l’énergie, dont le fondateur, Matthew Simmons, mort en août, accusait l’Arabie Saoudite de surestimer ses réserves et capacités de production officielles.
D’après la banque Simmons & Co, des dirigeants de l’Aramco (la compagnie pétrolière nationale saoudienne) ont rencontré des représentants d’Halliburton et d’autres géants des services pétroliers au cours du dernier week-end de mars, pour leur présenter un plan qui vise à faire passer le nombre de tours de forage de 92 environ aujourd’hui à 118 dès l’an prochain.

Deux représentants officiels de l’Aramco ont confirmé à Reuters que ces quelque 26 puits supplémentaires serviront uniquement à maintenir la capacité de production à son niveau actuel, et non à l’augmenter. En clair, l’Arabie Saoudite doit creuser de plus en plus de puits, uniquement pour compenser le déclin des extractions de ses puits plus anciens.
Plus que jamais, l’Arabie Saoudite demeure “la banque centrale du pétrole”. Les 3,5 Mb/j de capacités de production non-utilisées dont elle dispose officiellement font d’elle le seul pays producteur capable de compenser d’importantes chutes de production ailleurs dans le monde (comme c’est censé être aujourd’hui le cas avec la Libye), pour monter jusqu’à un maximum théorique de 12,5 Mb/j.
Des câbles diplomatiques américains mis au jour par Wikileaks ont pourtant confirmé qu’il serait difficile pour l’Arabie Saoudite de maintenir longtemps une production réelle de 12 Mb/j.
L’Agence internationale de l’énergie table toutefois dans son dernier rapport annuel sur une production saoudienne future de 14,6 Mb/j, un niveau jugé indispensable pour compenser le déclin en cours ou attendu de nombreux autres grands producteurs historiques.
Le livre réquisitoire contre l’Aramco publié par Matthew Simmons en 2005 est la source décisive de deux rapports récents du Pentagone envisageant des pénuries de pétrole « sévères » à partir de 2012 et jusqu’en 2015 au moins, ai-je appris auprès du département de la défense américain.
Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a annoncé en juillet avoir « ordonné d’interrompre toute exploration pétrolière, afin qu’une part de cette richesse soit préservée pour nos fils et nos successeurs, ...si Dieu le veut ».
Sultanat d'Oman : toujours en contagion de la révolte arabe
Trois milliers de manifestants ont défilé dans les rues de la ville portuaire de Salalah qui ne compte que quelque 200 000 habitants (la 2nde ville du pays après Muscat la capitale), dans le sud du sultanat d'Oman, après les prières du vendredi.Il s'agit d'une des plus importantes manifestations en faveur de réformes depuis le début de la contestation dans le sultanat, voici deux mois.
Au lieu de diriger les prières à l'intérieur d'une mosquée, un imam les a tenues sur un parking situé en face du siège du gouvernorat, où environ 3.000 fidèles s'étaient massés. Après son sermon, ils ont défilé dans les rues de la ville.
Le sultan Qabous bin Saïd, qui dirige le pays depuis quarante ans, a promis dimanche de débloquer 2,6 milliards de dollars pour des dépenses sociales, après pratiquement deux mois de manifestations inspirées par les soulèvements ailleurs dans le monde arabo-musulman, notamment en Tunisie et en Égypte.
Les manifestants omanais concentrent leurs revendications sur des hausses de salaires, la création d'emplois et la lutte contre la corruption.
Un sit-in, qui a duré plusieurs semaines dans la ville industrielle de Sohar, lieu phare de la contestation omanaise, a été dispersé par les forces de sécurité, qui ont arrêté plusieurs centaines de personnes pour des actes de vandalisme présumés. En début de semaine, les autorités ont accordé une grâce à 234 personnes arrêtées durant les manifestations.
Par Reuters
Marine Le Pen serait la « championne du vote ouvrier » ? J'en doute !
Le Journal du dimanche [1] nous a fait il y a quelques jours, la révélation que Le Pen était la « championne du vote ouvrier ».Car en effet : « Solidement installée dans le peloton de tête des favoris à la présidentielle », la Pen est, d’après Le Journal du dimanche, « le choix préféré des cols-bleus ».
Tout du moins : « C’est ce qui ressort de notre reportage de [2] l’usine Renault de Sandouville, Seine-Maritime », explique Le Journal du dimanche [3].
Pour Le Journal du dimanche, « cette maladie » ouvrière « a un nom : la peur ».
On découvre ça, n’est-ce pas : on se dit que les prolétaires n’ont décidément pas fini de nous affliger.
Puis on lit, de près, le si démonstratif « reportage » où Le Journal du dimanche fonde son affirmation que les ouvriers sont des malades - histoire de vérifier si on peut encore les soigner, ou s’il vaut mieux les achever tout de suite.
Accroche-toi, Olga : c’est du (très) lourd.
Ça commence par le témoignage de Danielle, 57 ans, « coquette avec ses lunettes de marque et son bel imper noir ».
Danielle « a bossé trente-neuf ans dans cette usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime), puis elle est partie avec le plan Renault Volontariat : trois ans de chômage et la retraite à 60 ans, c’était ce qu’on lui avait promis ».
Sauf que, finalement : « Cet automne, l’âge légal » de départ en retraite « a été repoussé » [4].
Résultat : « Danielle se retrouve sur le carreau », sans chômage ni retraite.
« C’est foutu, j’aurai un an sans revenu », explique Danielle, « écoeurée par Sarkozy » [5].
« Du coup, » Danielle « votera Marine Le Pen en 2012 », narre Le Journal du dimanche.
« Gilbert, trente-cinq ans d’usine dans les jambes », est dans la même situation que Danielle : ce « barbu à l’air triste devra » lui aussi « passer un an sans revenu ».
Mais lui ne votera pour autant pas, qu’on sache, pour Le Pen : il a plutôt « choisi de faire de la danse-country pour “se changer les idées” ».
À ce moment-là de notre lecture, nous pressentons que ce « reportage » du Journal du dimanche marquera d’une pierre blanche l’histoire du prix Albert-Londres - et la suite le confirme, où vient, après celui de Gilbert-le-barbu-à-l’air-triste, le témoignage de « Nicolas Guermonprez » : il est « secrétaire général de la CGT », et « à 32 ans, pull noir à capuche sous sa blouse grise, il a déjà passé dix ans chez le constructeur automobile ».
Envisage-t-il, comme Danielle, de voter pour la Pen ?
Pas du tout.
Mais il annonce que Sarkozy « n’aura pas beaucoup de voix des ouvriers de Sandouville ! »
(Noter le point d’exclamation.)
« Jacques, entré en septembre 1968 chez Renault », ne dit pas (du tout), lui non plus, qu’il votera pour Le Pen : il se plaint juste des « délocalisations » - cependant qu’« un autre » ouvrier (dont nous ne saurons ni le nom, ni s’il porte une capuche ou de coquettes lunettes de marque, mais qui n’a semble-t-il aucune intention de voter pour l’FN) pointe quant à lui que « DSK n’est pas très populaire » à Sandouville, et que, du reste, DSK n’est « pas de gauche ».
« Florian, 50 ans dont trente à l’usine » , est du même avis : de son point de vue « DSK est lointain, c’est un énarque déconnecté ».
Finalement, « seul Patrice Deuve », qui « a commencé à la chaîne il y a trente ans », trouve DSK plutôt sympa : « DSK, c’est ce qui correspondrait le plus à la France », estime-t-il [6].
Je te rappelle, pour si t’aurais oublié, que nous sommes là dans un reportage dont Le Journal du dimanche, escomptant peut-être qu’on ne le lirait pas entièrement, vient de nous annoncer qu’il montrait Le Pen en « choix préféré des cols-bleus », et qu’est-ce que nous constatons ?
Nous constatons que Le Journal du dimanche a déjà produit sept témoignages (celui de Danielle, celui de Gilbert, celui de Nicolas Guermonprez, celui de Jacques, celui d’un autre, celui de Florian, celui de Patrice Deuve), mais que jusqu’à maintenant, il n’y a guère que la « coquette » Danielle, qui ait annoncé qu’elle voterait pour Le Pen.
Le huitième témoignage, celui de « Fabien, visage poupon et dur à la fois, 38 ans, entré chez Renault en 1999 » et « pilier de FO », va-t-il modifier cette statistique ?
Nenni.
Fabien, qui « s’exprime à titre personnel », déclare au contraire qu’il est « de gauche », et « pas partisan du FN » : voilà encore un ouvrier qui ne votera donc pas pour Le Pen.
« Alain » non plus : ce « “rouge” de 43 ans », neuvième et avant-dernier témoin du reportage du Journal du dimanche, relève que « tout augmente, les pâtes, le pain, le riz », mais n’en déduit nullement qu’il devrait donner son vote à l’extrême droite.
« Olivier » , par contre : si.
Avec son « tatouage sur l’épaule qu’on devine sous son blouson », Olivier, qui « a déjà dix ans d’ancienneté chez Renault », n’attend « rien de la prochaine présidentielle », mais, tout de même : « il votera pour » Le Pen, comme Danielle.
Fin du reportage.
Donc,
si je résume :
Il y a 2.450 ouvriers, à l’usine Renault de Sandouville.
Le Journal du dimanche en a rencontré ....dix.
Sur ces dix, deux seulement, dont une retraitée, envisagent, un an avant la présidentielle, de voter pour Le Pen.
Quelle conclusion en tire Le Journal du dimanche ?
Le Journal du dimanche en tire la conclusion que Le Pen est la « championne du vote ouvrier ».
C’est ce qu’il y a de bien, avec le journalisme des hauteurs : quand la réalité ne correspond pas tout à fait (ou pas du tout) à ton mépris de classe, tu la refais à ton idée.
Puis tu reprends, au refrain : « Prolo, salaud, la presse aura ta peau. »
Notes
[1] Propriété d’Arnaud Lagardère, qui aime à se donner pour le frère du chef de l’État français.
[2] Sic.
[3] Puis d’ajouter que les « témoignages » recueillis dans le cadre de ce reportage sont « confirmés par » une « enquête Ifop/ Paris Match/Europe 1 dans laquelle la fille Le Pen recueille 36% des voix chez les travailleurs, très loin devant DSK (17%) et Nicolas Sarkozy (15%) ».
[4] Sous les nourris applaudissements, mais ce n’est pas rappelé, du Journal du dimanche, où l’on acclama cette courageuse mais nécessaire réforme.
[5] Et sans doute aussi, mais ce n’est pas dit non plus, par les journaleux qui ont ovationné cet automne la réforme des retraites.
[6] Patrice Deuve juge aussi que « Marine Le Pen n’a pas toujours tort », mais qu’« elle est quand même extrême ».
Sebastien Fontenelle de la revue Politis
mercredi 27 avril 2011
Un prof arrêté à Abu Dhabi : la Sorbonne fait l'autruche

Partisan de réformes démocratiques aux Emirats, un prof de l'université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi a été arrêté. La fac se défile.Lire la suite l'article
Depuis le 10 avril, Nasser Bin Ghaith, professeur d'économie à l'université Paris-Sorbonne d'Abu Dhabi (PSUAD), est derrière les barreaux. A plusieurs reprises, l'expert en finance internationale a exprimé son désir de transition démocratique. L'université française estime ne pas avoir à le défendre.
En trois jours, trois hommes ont été arrêtés dans trois émirats différents de la fédération des Emirats arabes unis (EAU).
le 8 avril, Ahmed Mansour, blogueur, a été cueilli chez lui à Dubaï ;
le 9 avril, Fahad Saleh al-Shehhy, établi à Ajman, était emmené par la police ;
le 10 avril, Nasser Bin Ghaith, d'Abu Dhabi, était interpellé par un groupe d'hommes, certains en uniforme, d'autres non.
Revendications démocratiques : le régime réagit
Il semblerait que le président des Emirats arabes unis, Khalifa ben Zayed Al Nahyane, n'ait pas envie que le vent de la révolte arabe vienne souffler sur ses côtes. Ce cheikh, également émir d'Abu Dhabi, a choisi de réprimer des militants avides de démocratie. Les trois détenus ont en effet pour point commun de réclamer des réformes.
Fahad Saleh al-Shehhy a contribué à Hiwar, un forum pro-démocratique administré par Ahmed Mansour et depuis bloqué aux Emirats arabes unis. Nasser bin Ghaith, économiste renommé dans son pays, a lui écrit des articles sur un autre site, Dar-us-Salam. Les deux premiers ont également signé une pétition demandant que l'intégralité des membres du Conseil national fédéral, organe législatif consultatif, soient élus et non nommés.
« Ce sont des choses qui peuvent arriver »
Du côté de la Sorbonne, personne ne s'affole. Joint par Rue89, un employé de l'administration de l'antenne émirienne avoue ne pas avoir entendu parler de cette arrestation. A Abu Dhabi comme à Paris, ce sont les vacances, les universités tournent au ralenti.
Dans la capitale française, personne ne s'est attelé à faire pression pour demander la libération du professeur. Pire, on se défile. Joint par Rue89, Michel Fichant, professeur ...
dimanche 24 avril 2011
Bahreïn : la terreur secrète
Des courriels désespérés parlent de « génocide », alors que des rafles
visent les médecins qui ont soigné les manifestants blessés

Une équipe médicale s'active autour d'un Chiite blessé, à l'hôpital Salmaniya, dans la capital bahreïnie, Manama (photo : GETTY IMAGES)
Au Bahreïn, l’intimidation et la détention des médecins qui ont soigné des manifestants pour la démocratie, agonisants ou blessés, a été révélé hier, dans une série de courriels effrayants obtenus par The Independent.
Au cours du dernier mois, au moins 32 docteurs, dont des chirurgiens, des médecins généralistes, des pédiatres et des obstétriciens, ont été arrêtés et détenus par la police bahreïnie dans une campagne d’intimidation qui va directement à l’encontre de la Convention de Genève, laquelle garantit des soins médicaux aux personnes qui sont blessés dans un conflit. Les docteurs dans le monde entier ont exprimé leur choc et leur indignation.
Une doctoresse, spécialiste des soins intensifs, a été détenue après avoir été photographiée en train de pleurer sur le corps d’ n manifestant décédé. Un autre médecin a été arrêté en pleine salle d’opération alors qu’il pratiquait une intervention sur un patient.
Un grand nombre de médecins, âgés de 33 à 65 ans, ont « disparu » - ils sont détenus sans contact avec l’extérieur ou dans des endroits tenus secrets. Leurs familles ne savent pas où ils se trouvent. Infirmières, aide-soignants et ambulanciers ont également été détenus. Des courriels entre un chirurgien bahreïni et son collègue britannique, que The Independent a pu voir, donnaient une description crue de la menace à laquelle les personnels médicaux sont confrontés, alors qu’ils se battent pour soigner les victimes de la violence. Ces courriels apportent une vue furtive sur la terreur et l’épuisement que subissent les médecins et le personnel médical.
Depuis le début des troubles, le 15 février dernier, les forces du gouvernement bahreïni, soutenues par les troupes saoudiennes, ont violemment sévi contre les manifestants – et la dureté de leur riposte a désormais été étendue à ceux qui soignent les blessés.
Les auteurs de ces courriels, un chirurgien chevronné du complexe médical de Salmaniya, le principal hôpital civil du Bahreïn, a été emmené au quartier général du ministre de l’intérieur, à Manama, pour y être interrogé. Il n’a jamais reparu. Aucune raison n’a été donnée sur son arrestation, ni d’information sur son état de santé.
Dans une série de courriels, transmise dans l’espoir d’attirer l’attention sur sa détresse et celle de son collègue, le chirurgien décrit des scènes épouvantables à l’hôpital de Salmaniya, avec les personnels qui sont menacés et détenus en nombre croissant, parce qu’ils assurent des soins aux manifestants pro-démocratie blessés. « Des comités d’interrogatoires m’ont questionné sur notre rôle dans les soins aux manifestants blessés, qui sont désormais considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement », a-t-il dit, peu de temps avant sa détention. « Nous avons dit que nous étions là pour soigner les patients et que nous ne mous mêlions pas de politique.
« J’ai un mauvais pressentiment sur la façon dont les choses se déroulent au Bahreïn. Un nombre si important de nos collègues chirurgiens et médecins spécialistes ont été arrêtés lors de rafles effectuées avant l’aube et ont disparu. »
Le 17 février, au début des manifestations, il écrivait : « La journée a été longue dans la salle d’opération avec un très grand nombre de patients, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et j’espère qu’il n’y aura plus de morts. »
Dès la mi-mars, la situation s’était détériorée rapidement. « A cet instant, je suis à l’hôpital, épuisé et débordé par le nombre de jeunes victimes mortellement blessées, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale, parce qu’ils aident les patients ; tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Des ambulances sont détruites ou prises pour cible par les militaires.
« Je dois partir maintenant, la loi martiale a été imposée il y a juste quelques heures. Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces dernières jours ».
Puis, un long silence a suivi avant qu’il n’écrive à nouveau : « Trois semaines d’enfer. L’armée a pris le contrôle de l’hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, personnel paramédical et patients sont traités comme des suspects par les soldats et les policiers. Interrogatoires quotidiens et détention pour certains de nos collègues. » Il ajoutait : « [Je suis] très intimidé et effrayé. »
Le collègue britannique de ce chirurgien a déclaré mardi : « Mon ami est un chirurgien très gentil, qui travaille dur et qui est complètement apolitique. Il a été emmené pour interrogatoire et n’a pas été revu depuis. »
« Lui et ses collègues ont connu des moments affreux. Ils étaient de bons médecins qui soignait tous ceux qui se présentaient. Sa détention est scandaleuse. Les docteurs sont censés soigner les patients quels qu’ils soient, pas emprisonnés parce qu’ils prennent soin de dissidents présumés. »
John Black, le président du Royal College of Surgeons of England a déclaré : « Ces rapports de harassement du personnel médical dans les troubles en cours au Bahreïn, dont des chirurgiens formés au Royaume-Uni, sont très préoccupants. La protection et les soins des personnes blessées lors d’un conflit est un droit fondamental garanti par la Convention de Genève, que tout médecin ou institution médicale devrait être libre d’exercer. »
Michael Wilks, vice président de l’Association Médicale Britannique et ancien président du comité d’éthique, a déclaré : « La Convention de Genève et les normes internationales d’éthique médicale sont absolument claires - punir des médecins parce qu’ils sont identifiés comme soignant des patients que le régime désapprouve est totalement inacceptable ».
La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, la Baronne Ashton, a exprimé son inquiétude au sujet des tueries et des passage à tabac au Bahreïn, avant de se rendre là bas.
Voici des extraits des courriels de l’un de ces médecins
Jeudi 17 février 2011 à 21h24
La journée a été longue dans la salle d’opération avec énormément de blessés, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et [j’] espère qu’il n’y aura plus de morts.
Mardi 1er mars 2011 à 8h43
J’ai été très occupé avec tant de blessés, dont certains très sévèrement.
Mardi 15 mars 2011 à 16h05
En ce moment-même, je suis à l’hôpital, épuisé et submergé par un grand nombre de jeunes mortellement blessés, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale parce qu’ils aident les patients, tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Les ambulances sont détruites ou prises pour cible par l’armée. Je ferais mieux de partir maintenant, la loi martiale vient d’être imposée, il y a quelques heures.
Il doit aller voir mes enfants.
Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces derniers jours.
Vendredi 8 avril 2011 à 6h42
3 semaines d’enfer.
L’armée a pris le contrôle de l’Hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, aides-soignants et patients, traités comme des suspects par les soldats et les policiers, subissent quotidiennement des interrogatoires et certains de nos collègues sont détenus.
Des comités d’interrogatoires me questionnent sur notre rôle dans les soins apportés aux manifestants blessés, qui sont considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement ; nous avons dit que nous sommes là pour soigner les patients et que nous n’avons rien à voir avec la politique. Je n’ai pas un bon sentiment que la façon dont les choses se passent au Bahreïn, tant de nos collègues chirurgiens-conseils et médecins généralistes ont été arrêtés lors de rafles avant l’aube et ont disparu.
Pas seulement des docteurs, mais des infirmières paramédicales, des joueurs de football, des universitaires, un doyen d’université… tout le monde est suspect, [je ne suis] pas sûr, mais [je] subis beaucoup de pression et [je suis] très effrayé.
Je viens juste de me lever et j’ai ressentis le besoin de vous envoyer ce courriel, j’espère que cela ne vous dérange pas, sachant que vous vous préoccupez beaucoup de nous.
Une doctoresse, spécialiste des soins intensifs, a été détenue après avoir été photographiée en train de pleurer sur le corps d’ n manifestant décédé. Un autre médecin a été arrêté en pleine salle d’opération alors qu’il pratiquait une intervention sur un patient.
Un grand nombre de médecins, âgés de 33 à 65 ans, ont « disparu » - ils sont détenus sans contact avec l’extérieur ou dans des endroits tenus secrets. Leurs familles ne savent pas où ils se trouvent. Infirmières, aide-soignants et ambulanciers ont également été détenus. Des courriels entre un chirurgien bahreïni et son collègue britannique, que The Independent a pu voir, donnaient une description crue de la menace à laquelle les personnels médicaux sont confrontés, alors qu’ils se battent pour soigner les victimes de la violence. Ces courriels apportent une vue furtive sur la terreur et l’épuisement que subissent les médecins et le personnel médical.
Depuis le début des troubles, le 15 février dernier, les forces du gouvernement bahreïni, soutenues par les troupes saoudiennes, ont violemment sévi contre les manifestants – et la dureté de leur riposte a désormais été étendue à ceux qui soignent les blessés.
Les auteurs de ces courriels, un chirurgien chevronné du complexe médical de Salmaniya, le principal hôpital civil du Bahreïn, a été emmené au quartier général du ministre de l’intérieur, à Manama, pour y être interrogé. Il n’a jamais reparu. Aucune raison n’a été donnée sur son arrestation, ni d’information sur son état de santé.
Dans une série de courriels, transmise dans l’espoir d’attirer l’attention sur sa détresse et celle de son collègue, le chirurgien décrit des scènes épouvantables à l’hôpital de Salmaniya, avec les personnels qui sont menacés et détenus en nombre croissant, parce qu’ils assurent des soins aux manifestants pro-démocratie blessés. « Des comités d’interrogatoires m’ont questionné sur notre rôle dans les soins aux manifestants blessés, qui sont désormais considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement », a-t-il dit, peu de temps avant sa détention. « Nous avons dit que nous étions là pour soigner les patients et que nous ne mous mêlions pas de politique.
« J’ai un mauvais pressentiment sur la façon dont les choses se déroulent au Bahreïn. Un nombre si important de nos collègues chirurgiens et médecins spécialistes ont été arrêtés lors de rafles effectuées avant l’aube et ont disparu. »
Le 17 février, au début des manifestations, il écrivait : « La journée a été longue dans la salle d’opération avec un très grand nombre de patients, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et j’espère qu’il n’y aura plus de morts. »
Dès la mi-mars, la situation s’était détériorée rapidement. « A cet instant, je suis à l’hôpital, épuisé et débordé par le nombre de jeunes victimes mortellement blessées, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale, parce qu’ils aident les patients ; tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Des ambulances sont détruites ou prises pour cible par les militaires.
« Je dois partir maintenant, la loi martiale a été imposée il y a juste quelques heures. Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces dernières jours ».
Puis, un long silence a suivi avant qu’il n’écrive à nouveau : « Trois semaines d’enfer. L’armée a pris le contrôle de l’hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, personnel paramédical et patients sont traités comme des suspects par les soldats et les policiers. Interrogatoires quotidiens et détention pour certains de nos collègues. » Il ajoutait : « [Je suis] très intimidé et effrayé. »
Le collègue britannique de ce chirurgien a déclaré mardi : « Mon ami est un chirurgien très gentil, qui travaille dur et qui est complètement apolitique. Il a été emmené pour interrogatoire et n’a pas été revu depuis. »
« Lui et ses collègues ont connu des moments affreux. Ils étaient de bons médecins qui soignait tous ceux qui se présentaient. Sa détention est scandaleuse. Les docteurs sont censés soigner les patients quels qu’ils soient, pas emprisonnés parce qu’ils prennent soin de dissidents présumés. »
John Black, le président du Royal College of Surgeons of England a déclaré : « Ces rapports de harassement du personnel médical dans les troubles en cours au Bahreïn, dont des chirurgiens formés au Royaume-Uni, sont très préoccupants. La protection et les soins des personnes blessées lors d’un conflit est un droit fondamental garanti par la Convention de Genève, que tout médecin ou institution médicale devrait être libre d’exercer. »
Michael Wilks, vice président de l’Association Médicale Britannique et ancien président du comité d’éthique, a déclaré : « La Convention de Genève et les normes internationales d’éthique médicale sont absolument claires - punir des médecins parce qu’ils sont identifiés comme soignant des patients que le régime désapprouve est totalement inacceptable ».
La Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères, la Baronne Ashton, a exprimé son inquiétude au sujet des tueries et des passage à tabac au Bahreïn, avant de se rendre là bas.
Voici des extraits des courriels de l’un de ces médecins
Jeudi 17 février 2011 à 21h24
La journée a été longue dans la salle d’opération avec énormément de blessés, s’apparentant à un massacre. La situation est toujours explosive et [j’] espère qu’il n’y aura plus de morts.
Mardi 1er mars 2011 à 8h43
J’ai été très occupé avec tant de blessés, dont certains très sévèrement.
Mardi 15 mars 2011 à 16h05
En ce moment-même, je suis à l’hôpital, épuisé et submergé par un grand nombre de jeunes mortellement blessés, c’est un génocide contre notre peuple et nos médecins et infirmières hospitaliers sont pris pour cible par la milice pro-gouvernementale parce qu’ils aident les patients, tant de médecins et d’infirmières ont été molestés pour avoir simplement soigné des blessés. Les ambulances sont détruites ou prises pour cible par l’armée. Je ferais mieux de partir maintenant, la loi martiale vient d’être imposée, il y a quelques heures.
Il doit aller voir mes enfants.
Je suis reconnaissant pour ce que [le nom a été coupé] m’a enseigné, cela me permet d’aider et de sauver beaucoup de monde ces derniers jours.
Vendredi 8 avril 2011 à 6h42
3 semaines d’enfer.
L’armée a pris le contrôle de l’Hôpital Salmaniya, médecins, infirmières, aides-soignants et patients, traités comme des suspects par les soldats et les policiers, subissent quotidiennement des interrogatoires et certains de nos collègues sont détenus.
Des comités d’interrogatoires me questionnent sur notre rôle dans les soins apportés aux manifestants blessés, qui sont considérés comme des criminels pour avoir protesté contre le gouvernement ; nous avons dit que nous sommes là pour soigner les patients et que nous n’avons rien à voir avec la politique. Je n’ai pas un bon sentiment que la façon dont les choses se passent au Bahreïn, tant de nos collègues chirurgiens-conseils et médecins généralistes ont été arrêtés lors de rafles avant l’aube et ont disparu.
Pas seulement des docteurs, mais des infirmières paramédicales, des joueurs de football, des universitaires, un doyen d’université… tout le monde est suspect, [je ne suis] pas sûr, mais [je] subis beaucoup de pression et [je suis] très effrayé.
Je viens juste de me lever et j’ai ressentis le besoin de vous envoyer ce courriel, j’espère que cela ne vous dérange pas, sachant que vous vous préoccupez beaucoup de nous.
Tollé en Malaisie après l'internement de garçons "efféminés"

Un camp d'internement pour garçons efféminés provoque un tollé en Malaisie. © GoogleMaps.
Tollé en Malaisie après l'internement de 57 garçons "aux allures efféminées" dans un camp de redressement pour leur inculquer des comportements plus virils. Les organisations de défense des droits de l'Homme se disent écœurés.
Ivy Josiah, qui milite pour la défense des droits des enfants et dirige l'organisation malaisienne Women's Aid, a vivement réagi. "Nous sommes écoeurés et offensés de voir que des traits ou comportements efféminés chez des enfants sont considérés comme quelque chose de mal qui doit être éradiqué",a -t-elle déclaré.
Le camp a duré quatre jours. Il y était dispensé des cours de religion, des visites à la mosquée des séances d'aérobic. Les "élèves" étaient âgés de 13 à 17 ans.
Ivy Josiah, qui milite pour la défense des droits des enfants et dirige l'organisation malaisienne Women's Aid, a vivement réagi. "Nous sommes écoeurés et offensés de voir que des traits ou comportements efféminés chez des enfants sont considérés comme quelque chose de mal qui doit être éradiqué",a -t-elle déclaré.
Le camp a duré quatre jours. Il y était dispensé des cours de religion, des visites à la mosquée des séances d'aérobic. Les "élèves" étaient âgés de 13 à 17 ans.
lundi 18 avril 2011
Infos économiques
Manque de neige et légère baisse de fréquentation dans les stations de ski Le manque de neige a pénalisé les stations de ski françaises, dont plusieurs ont dû fermer prématurément, et la saison 2010-2 [...] |
Les prix de l'essence atteignent un nouveau record historique :

Records historiques pour les prix de l'essence.
Les prix de l'essence ont battu un nouveau record historique en France, le super sans plomb 95 atteignant 1,5383 euro/litre en moyenne la semaine dernière, selon les relevés publiés ce lundi par la Direction générale de l'énergie et du climat.
Le super sans plomb 98 s'est lui échangé au prix moyen de 1,5752 euro/litre, atteignant là aussi un record historique. Il s'était vendu 1,5676 euro/litre lors de la semaine achevée le 8 avril.
Quant au gazole, son prix a progressé à 1,3719 euro TTC le litre en moyenne la semaine dernière. Ce carburant, le plus vendu en France (80% de la consommation), n'a pas encore retrouvé ses niveaux historiques qui datent de mai 2008 à 1,4541 euro/litre.
Source :
samedi 16 avril 2011
Bahreïn massacre pour "sa vison" de démocratie royale
MANAMA, Bahreïn — Le gouvernement du Bahreïn a ordonné, jeudi, la dissolution du principal parti chiite du pays, accusé de «menacer la paix» dans le royaume après des semaines de manifestations chiites contre la monarchie sunnite au pouvoir depuis plus de 200 ans.La décision prise contre le parti Al Wefaq s'inscrit dans la vague de répression contre l'opposition, après que les forces gouvernementales eurent écrasé les manifestations menées par la majorité chiite du pays, qui demande des droits égaux à ceux des sunnites, une monarchie constitutionnelle et un gouvernement élu.
Al Wefaq, le parti le plus influent de l'opposition chiite du Bahreïn, a été le principal soutien politique du soulèvement populaire dans ce petit royaume du golfe Persique. Les protestataires ont manifesté devant les institutions financières et les palais royaux et ont occupé les principales places de la capitale, Manama, durant un mois, dans ce qui a constitué les plus importantes manifestations jamais organisées contre les dirigeants du pays.
Le ministre bahreïni de la Justice, Khaled bin Ali Al-Khalifa, a indiqué dans un communiqué qu'un autre parti chiite, Al Amal, avait aussi reçu l'ordre de se dissoudre.
Les ordres de dissolution doivent encore être approuvés par les tribunaux, qui se pencheront sur le dossier d'ici un mois, a précisé le ministre. L'approbation de la mesure semble acquise puisque les juges bahreïnis sont nommés par le roi.
Les ordres de dissolution doivent encore être approuvés par les tribunaux, qui se pencheront sur le dossier d'ici un mois, a précisé le ministre. L'approbation de la mesure semble acquise puisque les juges bahreïnis sont nommés par le roi.
Le ministre a accusé les deux partis de «mener des actes qui posent une menace à la paix» et «d'inciter au manque de respect envers les institutions de l'État», selon l'agence de presse officielle. Si les partis se dissolvent, leurs membres seront autorisés à en former d'autres, a indiqué le ministre.
La décision est susceptible de mécontenter davantage les chiites, dont le ressentiment n'a fait que s'accroître depuis que les troupes gouvernementales ont donné l'assaut contre les manifestants sur la place de la Perle de Manama, le 16 mars.
Les autorités du royaume ont décrété la loi martiale pour écraser le soulèvement et ont arrêté de nombreux dirigeants de l'opposition, manifestants et militants des droits de la personne.
La décision est susceptible de mécontenter davantage les chiites, dont le ressentiment n'a fait que s'accroître depuis que les troupes gouvernementales ont donné l'assaut contre les manifestants sur la place de la Perle de Manama, le 16 mars.
Les autorités du royaume ont décrété la loi martiale pour écraser le soulèvement et ont arrêté de nombreux dirigeants de l'opposition, manifestants et militants des droits de la personne.
Plus tôt cette semaine, les autorités ont accusé le principal journal de l'opposition de menacer la sécurité nationale. Trois anciens dirigeants du journal seront jugés pour «fabrication de nouvelles» et «fausses photos».
Au moins 30 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations, le 14 février, dont quatre militants de l'opposition morts en détention. La liberté de la presse bafouée, la démocratie muselée, l'expression populaire censurée, la liberté de conscience et de religion maltraitée, décidément les démocraties du monde semblent oublier le cas du Bahreïn. Deux poids deux mesure.
Source : The Associated Press
dimanche 10 avril 2011
Fukushima, la fusion est confirmée !
Le 6 avril, Reuters a signalé que « le noyau du réacteur nucléaire de Fukushima au Japon est entré en fusion et a traversé la cuve du réacteur, » déclare le républicain Edward Markey lors d’une audience à la Chambre à propos de la catastrophe :« J’ai été informé par la Commission de Réglementation Nucléaire (CNR) que le noyau a tellement chauffé qu’une partie de celui-ci a probablement fondu dans la cuve du réacteur. »
Promouvant avec inconscience la prolifération nucléaire, la Commission de Réglementation Nucléaire américaine est tristement célèbre pour dissimulation et déni de ses effets nocifs. En conséquence, leurs rares aveux confirment vraiment une réelle fusion du cœur dans un ou plusieurs réacteurs, signifiant qu’énormément de rayonnement est relâché de manière incontrôlable dans l’atmosphère, l’eau et le sol, sur une vaste zone.
C’est le scénario cauchemar ultime qui se déroule actuellement, mais ne vous attendez pas à de grands reportages dans les médias ou des explications des représentants du gouvernement.
Néanmoins, le 6 avril, les écrivains du New York Times Matthew Wald et Andrew Pollack ont mis en gros titre « Le coeur du réacteur touché fuit probablement, annoncent les États-Unis « :
« La CNR américaine a déclaré mercredi qu’une partie du cœur d’un réacteur japonais touché avait probablement fui de sa cuve en acier vers le fond de la structure de confinement, impliquant que le dommage était encore pire qu’on ne le pensait. »
Bien pire, en fait, parce que le matériau du coeur en fusion brûle ensuite de manière incontrôlée à travers la fondation en béton, ce qui signifie que tous les paris sont ouverts.
Le 5 avril, James Glanz et William Broad ont titré ainsi le Times : »
« Les Etats-Unis voient une panoplie de nouvelles menaces à la centrale nucléaire du Japon » : Des ingénieurs américains ont prévenu « que la centrale nucléaire en difficulté…. est confrontée à un large éventail de nouvelles menaces qui pourraient persister indéfiniment, et qui dans certains cas, devraient augmenter en raison des mesures mêmes prises pour garder la centrale stable, selon un rapport confidentiel du CNR. »
Les menaces identifiées comprennent:
- - Possibilité d’autres explosions en raison de l’hydrogène et l’oxygène de l’eau de mer utilisés pour refroidir les réacteurs, qui pourraient avoir fait plus de mal que de bien. Selon l’ancienne conceptrice de réacteur, Margaret Harding:
«Si j’étais dans les chaussures des japonais, je serais très réticente pour avoir des tonnes et des tonnes d’eau dans un contenant dont l’intégrité structurelle n’a pas été vérifiée depuis le tremblement de terre», et très probablement sérieusement endommagé. »
- - En raison de préoccupations au sujet de dommages graves au cœur du réacteur, CNR a recommandé que du bore soit ajouté à l’eau de refroidissement pour modérer l’absorption des neutrons.
- - Les barres de combustible usé exposées/ non protégées dans les unités 1, 2, 3 et 4 présentent des dangers extrêmes. Par ailleurs, des explosions ont soufflé dans l’atmosphère du matériau nucléaire « jusqu’à presque deux kilomètres des unités », indiquant de beaucoup plus grands dégâts que précédemment dévoilés.
David Lochbaum de l’Union of Concerned Scientists (UCS) (union des scientifiques inquiets) estime:
« Ceci brosse un tableau très différent, et suggère que les choses sont bien pires. Ils pourraient avoir encore plus de dégâts à longue échéance, si certaines de ces choses ne fonctionnent pas pour eux …. Ils ont eu beaucoup de choses désagréables (à manipuler), et un faux pas pourrait rendre la situation bien bien pire. »
D’autres experts pensent que la criticité a été atteinte, ce qui pose de bien plus grands dangers que révélés.
Pourtant, le gouvernement et les fonctionnaires de TEPCO prétendent toujours « pas de risque immédiat pour une explosion d’hydrogène » ou un dommage grave pour la santé humaine. En fait, les niveaux de danger sont maintenant extrêmes. Plus à ce sujet ci-dessous.
Même le CNR a admis que l’eau salée a « sévèrement restreint » et probablement bloqué les circuits. En outre, à l’intérieur du noyau, « il n’y a probablement pas de niveau d’eau (il est donc) difficile de déterminer la mesure du refroidissement qui a accès au carburant. » Peut-être aucun, et trois réacteurs ou plus sont touchés, un ou plusieurs en fusion.
Opinions d’experts indépendants
Le 4 avril, le géoscientifique et expert international en radioactivité Leuren Moret, a déclaré lors d’une interview par Alfred Lambremont Webre qu’Obama et le Premier ministre canadien Stephen Harper vont cacher les effets d’une guerre nucléaire tectonique sur l’Amérique du Nord par les retombées de Fukushima.En fait, les cartes de radioactivité de l’Institut norvégien pour la recherche atmosphérique (NILU) confirment une contamination sur la côte ouest, le Midwest et l’Ouest du Canada, et dans certaines régions plus élevée qu’au Japon.
De I’iode-131 radioactif dans l’eau de pluie échantillonné près de San Francisco a été trouvé à plus de 18.000 fois au-dessus des normes fédérales de l’eau potable. Les échantillons de l’Idaho, du Minnesota, de l’Ohio,de la Pennsylvanie et du Massachusetts ont montré de l’iode-131 jusqu’à 181 fois supérieur à la norme, et qui devrait augmenter. Il fait aussi son apparition dans le lait.
En conséquence, les mesures mobiles dans certaines parties de l’Amérique et le Canada ont été suspendues jusqu’à nouvel avis pour dissimuler la gravité de la catastrophe.
Moret a cité deux éminents scientifiques en nucléaire qui ont déclaré publiquement que le nord du Japon (un tiers du pays) est inhabitable et doit être évacué. Marion Fulk est l’un des scientifiques du projet Manhattan qui a aidé à développer la bombe à hydrogène. Il a également été expert en retombées sur l’atmosphère américaine quand les tests ci-dessus ont été effectués.
Le Dr Chris Busby est l’autre, le spécialiste des rayonnements ionisants. Le 30 Mars, il a dit à la télévision Russia Today que la contamination de Fukushima causera au moins 417 000 nouveaux cancers.
Moret a appelé Fukushima une opération « false flag » pour affaiblir un rival économique, nuire à l’économie, l’agriculture et la pêche, et compromettre sa détente avec la Chine. Par rapport à Tchernobyl, Fukushima libére énormément plus de rayonnement, peut-être de trop énormes quantités pour imaginer les effets potentiellement catastrophiques sur le monde.
En réponse, le Japon, l’Amérique et le Canada sont dans le déni. Les niveaux acceptables d’exposition au rayonnement ont été élevés. Les tests atmosphériques américains et canadiens ont été suspendus. Les autorités de l’État ont dit aux médecins de Californie de ne pas donner de l’iode pour les patients concernés. Mesurer le rayonnement dans le lait a également été arrêté.
La contamination se répand de l’Arctique à l’équateur. Les isotopes radioactifs à longue durée de vie provoqueront des ravages sur la santé humaine et l’environnement pour des générations. Moret a dit que les formes de vie développées sur des milliards d’années seront détruits dans un siècle.
Le 29 mars, un article de Chris Busby de Rense.com s’intitulait « Démolir les experts nucléaires » :
« Ce que ces gens ont en commun c’est l’ignorance. (beaucoup de ceux) qui apparaissent (dans les grands médias) et pontifient n’ont pas vraiment fait de recherche sur la question du rayonnement et de la santé. Ou s‘ils l’ont fait, ils ont…. raté toutes les études clés et les références. (D’autres sont) réellement méchants en disant qu’on n’a rien à craindre de Fukushima, rien comme Tchernobyl ou Three Mile Island.
En fait, Fukushima est déjà bien supérieur aux deux autres et ira de plus en plus mal avec les disséminations de rayonnement qui se poursuivent et s’étendent. Busby citait Joseph Conrad en disant: «après que tous les cris se sont tus, le silence sinistre des faits demeurent. »
«Je crois que (l‘éventail des) experts charlatans« , a déclaré Busby, « sont pénalement irresponsables, car leurs conseils mèneront à des millions de morts …. J’espère qu’ils seront envoyés en prison où ils pourront avoir beaucoup de temps pour lire les preuves scientifiques (montrant) que leur avis était fondé sur l’analyse mathématique de l’air léger. »
Il a cité le regretté professeur John Gofman, un grand expert responsable américain de l’énergie atomique à la Commission, qui a démissionné, en disant:
« L’industrie nucléaire est une guerre contre l’humanité. »
Jusqu’à présent, en fait, il a gagné. On est entré dans un « endgame » qui décidera si oui ou non l’humanité survivra. « Pas d’une soudaine guerre nucléaire », a déclaré Busby. « Mais d’une guerre nucléaire en cours et progressive qui a commencé avec les rejets dans la biosphère au cours des années 60 par toutes les retombées des essais atmosphériques, et qui s’est continué inexorablement depuis (à ce jour), accompagnée par un accroissement parallèle des taux de cancer et la perte de fertilité de la race humaine. » Busby l’appelle «le scandale de santé publique le plus grand de l’histoire humaine ….»
Qui peut être en désaccord ?
Un dernier commentaire
Dans un e-mail personnel, le chercheur en environnement, le Dr Ilya Perlingieri a expliqué les dangers du déversement par les japonais de milliers de tonnes d’eau radioactive dans le Pacifique, en disant:
« Nous sommes tous en grave danger! Ceci a été de la folie ! Cette eau radioactive va venir ici (vers l’Amérique). Ça ne fait aucun doute. Les courants l’emmèneront vers la côte ouest et contamineront les plages et toute la vie marine entre la côte et le Japon. Ce qui s’évapore naturellement viendra alors par les courants aériens sur le reste des États-Unis et le reste de la planète! C’est homérique, et ce n’était pas un accident. »
«Je pense que vue la gravité de l’article, il serait bon de transmettre ces informations le plus largement possible, non pour effrayer les gens, mais pour les informer sérieusement et les inciter à se prémunir au mieux.
Egalement prévenir les correspondants américains qui seront aux premières loges (par e-mail ou par des forums et blogs).
C’est bizarre, mais je ne suis pas étonnée de toutes ces révélations, comme si c’était quelque chose qui devait arriver… »
SOURCE :
- Article repris sur InternationalNews, qui l’a repris d’un article de Stephen Lendman (http://sjlendman.blogspot.com/) qui l’a repris d’une émission de radio du 5 avril dont voici le lien : Progressive Radio News Hour
samedi 9 avril 2011
JAPON : Mais que se passe-t-il ?
Bonjour,
Plusieurs vidéos circulent depuis peu sur internet au sujet des secousses sismiques au Japon et de ce problème de radiations que les autorités ne cessent de minimiser alors que la realité démontre tout le contraire, et que les médias étrangers ne veulent plus reporter...
On parle d'UFO (ou OVNI, cad Objets Volants Non Identifiés et non forcement d'Extra-terrestre ou de petit bonhomme vert), des délires de science-fiction. Chacun y "verra midi a sa porte".
Pourtant, lors de ce second séisme de force 7.4, des cameras de télévision nous ont montrées ce qui serait -selon eux, sic- une "explosion d'une usine de gaz" au loin (un lumière BLEUE, bien étrange l'explosion, pas de flammes, juste une intense lumière...) qui depuis... on ne nous reparle plus.
Alors qu'est-il advenu, tout de même, de cette explosion ?
Je vous rappèle qu'il est susceptible qu'il s'agit d'une usine de gaz et que donc, les conséquences seraient importantes (le souffle, le feu... qui devraient se poursuivre quels sont les éventuelles fuites, les dégâts) mais... depuis, plus rien ? En tant que citoyen j'ai le droit de me poser de sérieuses questions sur la sécurité de mes proches, de moi même et des personnes...
Ainsi voici les vidéos (sur celles officielles, celle des services de l'État et des médias... mais qui ne sont plus retransmises depuis). Personnellement, ce que je vois c'est UN FLASH et non une explosion... a vous de juger:
jeudi 7 avril 2011
Sarkozy en échec en Chine, enlisé en Libye, dépassé en Côte d’Ivoire...
Cette semaine qui s’achève fut marquée par une succession d’évènements internationaux qui furent autant d’échecs pour la diplomatie de Nicolas Sarkozy.
En Chine, le Monarque français a été snobé par son hôte chinois. Pas question de toucher au surpuissant Yuan. En Libye, la coalition occidentale s’enlise. En Côte d’Ivoire, la diplomatie française a été prise de vitesse par les forces d’Alassane Ouattara.
Dépassé en Côte d’Ivoire
En Côte d’Ivoire, très tôt, Nicolas Sarkozy avait exigé le départ de Laurent Gbagbo dès le résultat de l’élection présidentielle connue. Sa position rejoignait celle de la fameuse communauté internationale. Elle n’avait qu’une spécificité, historique : la Côte d’Ivoire est une ancienne colonie française. Et la France, de de Gaulle à Sarkozy, y a conservé de sérieux intérêts et une sacrée influence. Le poids de cette Françafrique justifiait officiellement que Nicolas Sarkozy reste prudent.
Pas question d’intervenir même si des forces françaises stationnent à proximité. Pendant quatre mois durant, la Sarkofrance a donc peu fait excepté parler à propos de la Côte d’Ivoire. Même quand des rumeurs de massacres de civils secouaient les opinions locales et françaises, Nicolas Sarkozy avait donné l’ordre de ne pas bouger. L’ONU a déjà quelques soldats sur place. En Libye, ancienne colonie italienne, Nicolas Sarkozy n’eut pas ces précautions. Et ce fut tant mieux, dans les premières heures au moins de l’intervention occidentale, pour les insurgés de Benghazi. Mais comment comprendre ce double traitement ?
Le 25 mars dernier, la France se joignait au Nigéria pour demander à l’ONUCI, la force onusienne présente sur place, d’intervenir à Abidjian pour faire stopper les tirs à l’arme lourde contre les populations civiles. Mais sans crier gare, les forces d’Alassane Ouattara, le président élu et reconnu, fondaient sur Abidjian en début de semaine dernière.
La Croix Rouge évoqua « au moins 800 personnes » décédées, civiles ou militaires, dans l’Ouest du pays. Ces massacres ne suscitent aucune réaction concrète française, comme en Libye. Samedi, le pays était quasiment conquis et les combats faisaient rage dans l’ancienne capitale du pays. On aurait trouvé une centaine de corps près de la ville de Duékoué.
Vendredi soir, Sarkozy organisait une « réunion de crise » sur la Côte d’Ivoire à l’Elysée. Il s’en suivit un joli communiqué où « la France appelle M. Laurent Gbagbo, conformément à la résolution 1975 du Conseil de sécurité, à se retirer immédiatement, à faire cesser les violences et à céder le pouvoir pacifiquement au Président Ouattara.» Nicolas Sarkozy s’empressait d’appeler Ouattara. Trop tard. « Gbagbo vit ses derniers jours de chef d’Etat » comment Juppé.
En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo espérait un soutien chinois. Selon Alain Léauthier, pour Marianne2, le timing de l’offensive de Ouattara serait lié à la perspective d’une récolte prochaine de cacao que le rival Gbagbo entendait vendre à une société chinoise.
Contredit en Chine
De son voyage en Chine, en fin de semaine dernière, on n’a retenu qu’une anecdote, sa visite expresse au Japon, pour rassurer les Français expatriés, saluer le gouvernement local et, surtout, sauver ce qui pouvait l’être encore du nucléaire civil. La catastrophe de Fukushima restera dans les mémoires. Mais lors de ce voyage, Nicolas Sarkozy avait bien d’autres choses à faire, dans son programme officiel.
Les médias locaux, sous la coupe d’une censure gouvernementale hors normes qui frappe désormais Google, s’amusèrent à relater quelques détails et gros échecs du Monarque français sur place. A Nankin, où il ouvrait la réunion des ministres des finances du G20, le président français fut logé dans une suite « présidentielle » de 800 mètres carrés, à l’hôtel Sofitel Zhongshan. « Le tarif ordinaire de la suite présidentielle est de 40 000 yuans (4291 euros environ) par jour », a révélé un responsable commercial de l’hôtel.
En Chine, le salaire moyen est estimé à quelques dizaines d’euros par mois.
Mais le plus grave était ailleurs : la réunion de Nankin n’a débouché sur rien. C’est le premier revers, peu commenté, de cette fameuse présidence française du G20. Nicolas Sarkozy souhaitait convaincre la Chine d’intégrer sa devise, le Yuan-renminbi, dans le panier de valorisation des Droits de Tirage Spéciaux du Fonds monétaire international (FMI). Ces DTS ont été inventés en 1969 pour servir d’actif de réserve « relais » entre les Etats, en sus de l’or et du dollar. Si le Yuan chinois servait, comme le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling à valoriser les DTS, son cours serait davantage figé. Or, justement, Européens et Américains souhaitent que la Chine cesse d’utiliser le faible cours de change de sa mon,naie pour doper ses exportations.
Mercredi soir, le président Hu Jintao a botté en touche. Pas question de figer son Yuan. La Chine veut d’abord internationaliser sa devise, via le développement de ses exportations et échanges en Asie. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy s’est pris un vent. Echec total. La première dictature du global, grande financière des démocraties occidentales surendettées a sèchement boudé l’initiative française.
Enlisé en Libye
On ne sait plus quoi penser de la situation libyenne. Samedi 2 avril, les forces de l’OTAN ont tué 9 insurgés et 4 civils, près de Brega. Un responsable des forces rebelles a indiqué qu’un avion de l’OTAN a pris un tir de joie pour une attaque, et a ouvert le feu sur un convoi de cinq véhicules, dont une ambulance…
Depuis mardi, la situation militaire est figée. Le colonel Kadhafi a repoussé l’offensive des insurgés. le mauvais temps, en fin de semaine, a bloqué les interventions occidentales. Les Etats-Unis retirent peu à peu leurs avions. Ils fournissaient jusqu’alors l’essentiel du contingent aérien (90 avions contre 33 pour la France).
Sarkozy et Cameron se retrouveront-ils seuls en tête-à-tête guerrier avec Kadhafi ?
Source : Marianne2.fr
Inscription à :
Articles (Atom)










