En manque de liquidités, les banques irlandaises ont besoin de 24 milliards d'euros supplémentaires (environ 33 G $ CAN) dans les mois à venir pour être sûres de pouvoir résister à une crise, a annoncé jeudi la Banque centrale irlandaise.
Le gouverneur de la banque centrale Patrick Honohan devait dévoiler jeudi de nouveaux tests de résistance pour quatre banques irlandaises, une condition fixée par le plan d'aide international accordé à Dublin en novembre dernier.
Selon Patrick Honohan, les quatre établissements auront besoin de puiser dans cette aide financière fournie par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, notamment pour augmenter leurs réserves.
Le nouveau chiffre annoncé jeudi porterait le coût total estimé de l'aide au secteur bancaire irlandais depuis 2009 à 70 milliards d'euros (environ 96 G $ CAN).
Le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, le 25 mars 2011 à Tunis
"Rien n'a changé en Tunisie, sauf la multitude des mises en scène successives de nos politiciens qui prennent les citoyens pour des ignorants", a lancé Jaber, 42 ans, un des manifestants rassemblés devant le théâtre municipal de Tunis.
"On ne sait pas ce que nos politiciens font exactement dans cette période importante de l'histoire de la Tunisie, rien de concret n'a été réalisé ni pour réduire le chômage ni pour instaurer la stabilité et la sécurité dans le pays", a renchéri Salem, 27 ans.
Depuis une semaine, des groupes de jeunes se regroupent chaque jour devant le théâtre de Tunis pour exprimer leur colère, et dénoncent sur haut-parleur "la passivité du gouvernement de transition qui ne fait que limoger un ministre ou condamner la corruption des partisans du président déchu Zine El Abidine Ben Ali", selon Mouna, une étudiante de 24 ans.
Le président par intérim Foued Mebazaa a démis lundi de ses fonctions le ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi, sur proposition du Premier ministre Béji Caïd Essebsi.
Il a été remplacé par Habib Essid, 61 ans, un diplômé en agronomie de l'Université du Minnesota aux Etats-Unis. Ce dernier est déjà contesté pour avoir occupé sous le régime Ben Ali (nov 1987-janv 2011) les postes de chef de cabinet du ministre de l'Agriculture de 1993 à 1997 puis du ministre de l'Intérieur de 1997 à 2001.
"L'amélioration enregistrée au niveau sécuritaire demeure toujours insuffisante", a indiqué mercredi soir le Premier ministre par intérim Béji Caïd Essebsi dans une interview télévisée.
"Les protestations, les sit-in et les grèves ne sont plus tolérables et ne doivent pas continuer, même si elles s'appuient sur des revendications légitimes" a-t-il ajouté, alors qu'un appel a été lancé pour une grande manifestation vendredi place de la Kasbah, le quartier de la primature et des ministères, qui a longtemps été l'épicentre de la contestation après la chute de Ben Ali, le 14 janvier.
Le point jeudi 31 mars sur la situation en Libye, plus d'un mois après le début de l'insurrection.
Sur le terrain. L'Otan a commencé mercredi à assurer le commandement des opérations aériennes de bombardement sur la Libye en prenant la suite de la coalition dirigée par les Etats-Unis. Au 12e jour de l'intervention, le cap des 2.000 sorties aériennes a été franchi mercredi, dont 60% par des avions américains, selon le Pentagone. Les opérations ont été lancées le 19 mars pour faire cesser plus d'un mois de répression d'une révolte populaire entamée le 15 février.
Ces frappes interviennent alors que les rebelles ont dû faire marche arrière. Les forces du régime libyen se sont emparées du site pétrolier de Ras Lanouf, forçant les rebelles à abandonner leurs positions et à fuir plus à l'est, vers Brega notamment. Selon des témoignages recueillis par l'AFP à une trentaine de kilomètres de Brega, les affrontements font rage dans la ville située à 800 km à l'est de Tripoli. Les rebelles ont dressé un point de contrôle à l'est de la ville, sur la route d'Ajdabiya, et il n'était pas possible de savoir qui tenait le terminal pétrolier. Les pro-Kadhafi ont également pilonné Misrata à l'artillerie lourde où l'offensive a fait 18 morts selon un médecin de l'hôpital.
Sur le terrain, des "petits groupes" d'agents de la CIA sont déployés pour prendre contact avec la rébellion et guider les frappes de la coalition, selon le New York Times de mercredi. La chaîne ABC a assuré que le président Barack Obama avait donné l'autorisation d'aider secrètement les rebelles.
De même source, "des dizaines de membres des forces spéciales britanniques et d'agents du service d'espionnage MI6 travaillent en Libye", en particulier pour recueillir des renseignements sur les positions des forces loyalistes. Réagissant à ces révélations, la Maison Blanche a refusé "de s'exprimer sur des questions de renseignement".
Sur le plan politique. Au plan politique, le colonel Kadhafi a subi un grave revers avec la démission de son ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, une des principales figures du régime, annoncée à son arrivée mercredi soir à Londres, après un bref séjour en Tunisie. Un haut responsable américain a qualifié cette défection de "très importante", estimant qu'elle montrait que l'entourage de Mouammar Kadhafi n'avait plus confiance dans la solidité du régime. "Nous encourageons ceux de l'entourage de Kadhafi à le quitter", a déclaré de son côté le Foreign Office. Toutefois son patron, William Hague, a indiqué que Londres n'offrira pas l'immunité à Moussa Koussa.
Sur le plan diplomatique. Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a fait savoir jeudi qu'il s'opposait à l'idée d'armer les rebelles. Une question qui fait débat. Si Washington, Paris et Londres n'excluent pas de fournir des armes aux rebelles, pour la Norvège et le Danemark, ce n'est pas d'actualité. En France, contrairement au ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, le ministre de la Défense Gérard Longuet a assuré que ce n'était "pas à l'ordre du jour" car non "compatible" avec la résolution 1973 de l'ONU. Le président chinois Hu Jintao a fait savoir mercredi que les frappes aériennes pourraient violer l'esprit de la résolution de l'Onu.
La veille, une quarantaine de pays et d'organisations régionales ont confirmé officiellement la création d'un "groupe de contact" sur la Libye chargé du pilotage politique de l'opération internationale, dont l'Otan a pris en main le volet militaire jeudi à 6 heures GMT (8 heures françaises). Ce groupe a affiché son unité autour du constat que Mouammar Kadhafi doit partir, tandis que les Etats-Unis et la France évoquaient un armement des insurgés pour l'y contraindre.
En marge de la réunion à Londres, le Conseil national de transition (CNT) de l'opposition libyenne a enregistré plusieurs avancées. Mahmoud Jibril, son responsable des affaires internationales, a rencontré les ministres des Affaires étrangères américaine, britannique et français. Un émissaire américain était attendu à Benghazi, fief de la rébellion, où un diplomate français, Antoine Sivan, a pris ses fonctions auprès de l'opposition libyenne. Ainsi conforté, le CNT a promis des "élections libres et justes" et souligné ses "aspirations à un Etat uni, libre et moderne". Il a aussi insisté pour que "les crimes" commis par le colonel Kadhafi ne restent "pas impunis".
Sur le plan humanitaire. Un navire humanitaire a pu apporter de l'aide jeudi aux habitants de Misrata. Rome a affirmé craindre une vague d'au moins 200.000 à 300.000 immigrés en cas de chute de Mouammar Kadhafi qui a prévenu que des milliers de migrants pourraient rejoindre l'Europe. Les raids de la coalition internationale ont fait "environ 100 morts" parmi les civils en Libye depuis le début de son offensive, selon un bilan provisoire donné jeudi par Moussa Ibrahim, un porte-parole du régime. Depuis le 15 février, la répression sanglante de l'insurrection a fait au moins des centaines de morts et poussé plus de 300.000 personnes à fuir le pays.
Sur le plan économique. Le régime a prévenu mercredi qu'il poursuivrait toute compagnie pétrolière concluant un accord pétrolier avec la rébellion, qui contrôle des sites pétroliers dans l'Est du pays. Selon les insurgés, les champs pétroliers des régions qu'ils contrôlent produisent actuellement 100.000 à 130.000 barils par jour. Les exportations d'or noir du pays, qui s'élevaient avant le début des troubles à 1,3 million de barils par jour, sont quasiment à l'arrêt. L'opposition projette d'exporter du pétrole d'ici "moins d'une semaine", a déclaré un porte-parole rebelle, Ali Tarhoni, ajoutant que la rébellion a délégué au Qatar la commercialisation.
Cours du baril de pétrole. Les cours du pétrole grimpaient nettement jeudi dans un regain d'inquiétude sur la situation en Libye et ses conséquences sur la reprise des exportations du pays. Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai s'échangeait à 116,83 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,70 dollar par rapport à la clôture de mercredi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance gagnait 1,66 dollar à 105,96 dollars. Le cours du WTI est monté jusqu'à 106,77 dollars, se rapprochant d'un sommet depuis septembre 2008 atteint le 7 mars (116,95 dollars).
Les sanctions. Les dirigeants des pays européens se sont dit prêts à renforcer leurs sanctions contre le régime du colonel Kadhafi en le privant de tous revenus pétroliers et gaziers, pour qu'il ne puisse plus recruter de mercenaires. Et ils ont appelé l'Onu à endosser cette mesure. Les Pays-Bas ont gelé pour 3,1 milliards d'euros d'actifs appartenant au régime libyen, conformément aux sanctions décrétées par l'Union européenne.
Selon les médias britanniques, le colonel Kadhafi possède environ 20 milliards de livres (23,1 milliards d'euros), principalement à Londres. Le second enfant du colonel libyen, Seif Al-Islam Kadhafi, détient également à Londres une maison estimée à 10 millions de livres (11,6 millions d'euros). Or les autorités britanniques ont gelé pour 12 milliards de livres (13,9 milliards d'euros) d'actifs libyens au Royaume-Uni.
Immigration illégale. Le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen, Moustapha Abdeljalil, a assuré lundi soir que son mouvement combattrait l'immigration illégale s'il parvenait au pouvoir. "Nous participerons (aux efforts) pour stopper l'immigration clandestine en les empêchant (les clandestins) d'entrer en Libye et en combattant les organisations criminelles qui le permettent", a-t-il affirmé à la télévision italienne.
Depuis lundi et le début de leur offensive lancée dans le Nord-Ouest, les Forces républicaines, proches d'Alassane Ouattara, le président ivoirien reconnu par la communauté internationale, ont conquis une grande partie du pays.
Tour à tour, elles ont avancé vers le Sud et l'Est, au point de s'emparer, parfois sans combattre après le départ de leurs adversaires fidèles au président sortant Laurent Gbagbo, de nombreuses villes, dont San Pedro, le grand port du cacao, et Yamoussoukro, la capitale politique.
Crainte de bain de sang
Ce jeudi, elles ont continué leur facile percée et ont atteint les portes d'Abidjan, la capitale économique, leur but ultime, en milieu d'après-midi. Là, c'est une tout autre situation qui les attend. Les partisans de Laurent Gbagbo, notamment les Jeunes patriotes, ont par exemple multiplié les barrages en prévision d'une éventuelle bataille à laquelle ils pourraient participer aux côtés des Forces de défense et de sécurité.
Désormais, pour les observateurs, Laurent Gbagbo n'a plus d'autre choix que de se retirer ou de livrer une bataille que chacun envisage et redoute. Elle pourrait en effet être sanglante dans une métropole qui compterait à présent au moins quatre millions d'âmes après l'exode de centaines de milliers d'habitants apeurés, et où les partisans des deux rivaux sont souvent voisins. De fait, les premiers échanges de tirs à l'arme lourde ont eu lieu dès la fin de l'après-midi dans une ville désertée et déjà victime de pillages.
Défections en masse
Guillaume Soro, le Premier ministre d'Alassane Ouattara, a appelé Laurent Gbagbo à se rendre et ses partisans à changer de camp. Une première victoire a eu lieu avec la défection du chef d'Etat-Major de l'armée régulière, qui s'était réfugié dès mercredi soir à l'ambassade d'Afrique du Sud. Selon l'Onuci, après les nouvelles défections des gendarmes et des policiers, seules les forces spéciales soutiennent d'ailleurs encore Laurent Gbagbo, dont les heures semblent comptées à la tête du pays.
Alassane Ouattara, dont le quartier général de l'hôtel du Golf n'est plus bloqué, a promis à l'ambassadeur de France qu'il respecterait "l'intégrité physique" de son adversaire si ce dernier se rendait.
Les Etats-Unis semblent par ailleurs suivre la situation avec attention puisque Washington a prévenu Laurent Gabgo qu'il serait tenu pour responsable en cas de violences dans la capitale économique ivoirienne. De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé jles deux camps opposés à éviter tout acte de "vengeance"...
Recherche de radioactivité à Yamagata sur une évacuée de la région de Fukushima, le 20 mars 2011.REUTERS/YURIKO NAKAO
Alors que le premier ministre japonais, Naoto Kan, estimait, lundi 21 mars, que la situation à la centrale nucléaire de Fukushima s'améliorait peu à peu, que l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) annonçait que les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima 1 étaient raccordés au réseau électrique, une fumée commençant à s'échapper du réacteur 3 a douché l'espoir.
Aussitôt, Tepco a annoncé une évacuation partielle du personnel présent dans la centrale nucléaire. Les réacteurs 3 et 4, les plus gravement endommagés par le séisme et le tsunami survenus le 11 mars, avaient été raccordés lundi. Tepco doit encore évaluer les dégâts infligés aux systèmes de refroidissement des réacteurs et à d'autres éléments de la centrale avant de tenter de les relancer.
TEPCO ACCUSÉ D'AVOIR MAQUILLÉ DES RAPPORTS DE CONTRÔLE
Une dizaine de jours avant le séisme et le tsunami qui ont ruiné le nord-est du Japon et abîmé la centrale Fukushima n° 1, Tepco avait remis un document aux autorités dans lequel il reconnaissait avoir faussé les données des registres de contrôle. L'entreprise avait précédemment assuré avoir vérifié une trentaine de pièces qui, en réalité, n'avaient pas été contrôlées. Tepco a avoué notamment qu'une carte d'alimentation d'une valve de contrôle de température de réacteur n'avait pas été inspectée durant onze ans, bien que les techniciens, qui s'étaient contentés d'un contrôle de routine, aient indiqué le contraire. Les contrôles ont été également insuffisants sur d'autres pièces, dont des éléments relatifs au système de refroidissement et au groupe électrogène de secours.
"Le plan de contrôle des installations et la gestion de la maintenance étaient inappropriés", en a conclu l'Agence de sûreté nucléaire, ajoutant que "la qualité des inspections était insuffisante". Avant la catastrophe, le gendarme du secteur avait enjoint à Tepco de corriger sa conduite et de dresser un nouveau plan de maintenance d'ici au 2 juin. L'agence prévoit de lancer des investigations plus poussées une fois la crise passée. Pour avoir déjà maquillé des rapports en 2002, Tepco avait dû stopper temporairement pour inspection ses 17 réacteurs nucléaires à eau bouillante (BWR), dont ceux des centrales de Fukushima. Cette affaire avait forcé le PDG et son bras-droit de l'époque à démissionner.
En 2007, après un séisme dans la région de Niigata, près de la mer du Japon, Tepco avait dû mettre à l'arrêt sa plus grande centrale nucléaire, Kashiwazaki-Kariwa, qui compte sept réacteurs. Il a été reconnu ensuite que les fuites radioactives sur cet immense site avaient été plus importantes que Tepco ne l'avait initialement reconnu. Dans la situation présente, les différends perceptibles entre Tepco et les autorités ne facilitent pas non plus la transparence des informations ni le travail des techniciens, qui prennent des risques sur place pour stopper l'escalade.
Accrochez-vous bien, NON ! Ce n'est pas un gag ou une camera cachée. Tepco (les responsables de la Centrale Nucléaire incontrôlable) dit s'être trompé en annonçant aujourd'hui dimanche un niveau de radioactivité "10 millions de fois plus élevé" que la normale
Tokyo Electric Power avait indiqué avoir analysé des échantillons d'une nappe d'eau trouvée au sous-sol de la salle de la turbine située derrière le réacteur 2.
C'est ce "foutre de la gueule" du monde ... et surtout des personnes qui subissent depuis plus de 2 semaines la radioactivité dans l'air, l'eau, dans les aliments, en plus des répliques sismiques.
En revanche, l'annonce d'un taux mesuré de "1.000 millisieverts par heure", est exacte, oufffff ! on est sauf hein ? En tout cas c'est ce que a assuré dimanche soir le vice-président de Tepco qui a annoncé de nouvelles analyses. Demain ou pourra aller se baigner a Fukushima, un peu comme ces pauvres employés brulés avec une eau un peu trop (juste 1 000 fois supérieure a la normale) ... heu.... nucléaire... car on ne leur avait pas dit de mettre des bottes plus grandes ou bien qu'il y avait un peu trop de irradiation.
La volte-face de Tepco est intervenue après que la Commission de sûreté nucléaire du Japon, un organisme gouvernemental, eut demandé à l'exploitant de Fukushima de revoir ses calculs. Ben oui ! On ne sait jamais... la vérité n'est jamais bonne a dire... surtout qu'avant cette triple catastrophe le 1er Ministre n'avait pas trop la popularité de son peuple a cause de ses petites magouilles d'argent. Alors cela en plus ... franchement !
Le niveau de radioactivité de 1.000 millisieverts par heure est une preuve que le cœur du réacteur a fondu (selon un expert français... c'est ce que nous dit France 2...):
"A ce niveau de 1.000 millisievert par heure, un travailleur qui y passe une heure s'expose à des effets certains sur la santé", avait précisé Olivier Isnard, expert de l'Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Selon lui, le niveau élevé de radioactivité dans la mer est un indicateur que cette eau polluée a déjà "commencé à s'échapper".
Tepco a annoncé que les relevés effectués samedi sur des échantillons d'eau de mer prélevés à 300 mètres au sud du réacteur 1 montraient une présence d'iode radioactif 1.850 plus élevée que la normale. Ce taux était dix fois moins élevé en début de semaine.
De l'iode radioactif dans la mer à Fukushima
Au large de la centrale installée sur le littoral, le niveau de radioactivité relevé dans l'eau de mer est lui aussi en augmentation.
Le degré d'iode 131 était dimanche 1.850 fois supérieur au niveau habituel, contre 1.250 fois samedi, a indiqué l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle.
Les graves problèmes à la centrale accidentée, à 240 km au nord de Tokyo, éclipsent quelque peu les efforts d'aide aux populations sinistrées par le séisme et le tsunami du 11 mars, qui ont fait plus de 27.100 morts et disparus dans le nord-est du Japon.
A Tokyo, dimanche matin, la dose de radioactivité ambiante était de 0,22 milliSievert par heure, soit six fois la normale pour la ville. Cela reste néanmoins dans la fourchette de la moyenne mondiale de radioactivité naturelle, comprise entre 0,17 et 0,39 milliSievert/heure.
Inquiétudes sur les exportations japonaises de poisson Alors que plusieurs pays déjà ont décidé d'un embargo sur certaines importations en provenance des préfectures les plus proches de Fukushima, un haut responsable de l'agence, a affirmé toutefois que cette contamination ne posait qu'un risque limité pour la vie marine.
"Les courants océaniques vont disperser les particules radioactives qui seront donc très diluées lorsqu'elles entreront dans la chaîne alimentaire des poissons ou seront absorbées par les algues", a dit Hidehiko Nishiyama.
"Si vous buvez 50 centilitres d'eau courante avec cette concentration d'iode, vous atteignez d'un coup la limite annuelle que vous pouvez absorber. C'est un niveau relativement élevé", a expliqué un porte-parole de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire.
Il a toutefois ajouté que, si la radioactivité relâchée dans l'océan se diluait avec les marées, la quantité absorbée par les algues et animaux marins pourrait être moindre.
"En outre, la concentration d'iode se réduit de moitié tous les huit jours, donc lorsque les gens mangeront les produits de la mer, sa quantité aura probablement fortement diminué", a-t-il précisé.
L'organisation écologiste Greenpeace a annoncé samedi qu'elle allait effectuer des relevés de radioactivité en dehors de la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale. Depuis le début de la crise, "les autorités ont en permanence donné l'impression de sous-estimer à la fois les risques et l'étendue de la contamination radioactive", a affirmé l'ONG.
Pour éviter une détérioration catastrophique de la situation à Fukushima, quelques 500 techniciens, pompiers et militaires travaillent jour et nuit pour faire baisser la température des réacteurs. Espérons qu'ils aient penser aux bottes.
Le PDG de L'Oréal Jean-Paul Agon, Liliane Bettencourt et sa fille Francoise Bettencourt-Meyers
lors de la remise du prix L'Oreal-UNESCO le 3 mars dernier à Paris.
Le procureur du tribunal de Bordeaux, qui a récupéré l'affaire, en a décidé ainsi. Une conséquence de la réconciliation entre Liliane Bettencourt et sa fille.
Selon nos informations, le procureur de Bordeaux, Claude Laplaud, a annoncé ce vendredi que "compte tenu du désistement de sa fille, Madame Bettencourt-Meyers, la plainte déposée pour abus de faiblesse concernant Liliane Bettencourt était définitivement classée".
En décembre dernier, un protocole d'accord avait en effet été signé entre la vieille dame, sa fille et le photographe François-Marie Banier, soupçonné d'avoir profité de l'état de faiblesse de la milliardaire pour lui soutirer de l'argent. Encore fallait-il que la justice suit et accepte de classer l'affaire. C'est fait. Cela signifie la fin de poursuites qui durent depuis 3 ans et qui ont fait couler beaucoup d'encre.
Ainsi la vieille dame a toujours conservé toute sa tête et François-Marie Banier peut, lui, conserver tous les dons qu'elle lui a faits de son plein gré. Tous les témoignages, commentaires, articles, diatribes d'avocats accusant Banier et soutenant que la vieille dame était irresponsable tombent à l'eau.
Mais alors ? On en parle plus des soupçons qui pèsent sur Sarkozy, malgré les preuves (cassettes audio et enregistrements). Fini les affaires avec Woerth ? Exit aussi les affaires fiscales et allègements accordées... ???
Des médias locaux ont révélé que les autorités émiraties ont haussé les salaires de retraite des militaires de l’ordre de 70%, pour écarter toute velléité de troubles qui envahissent d’autres pays arabes.
Tous les employés des ministères de la défense et des forces armées seront inclus dans cette mesure qui entrera en vigueur à partir du mois de mars, sur ordre du prince Khalifa Ben Zayed AlNahyane.
Cette mesure est la troisième du genre dans ce troisième plus grand pays producteur de pétrole.
Dans une démarche de réforme politique, les autorités ont annoncé la semaine dernière l’organisation d’une deuxième session des élections du Conseil national consultatif de la confédération à partir du mois de septembre prochain.
Une première session avait été organisée en 2006 et à laquelle ont participé 6600 électeurs, dont 1160 femmes, soit moins de 1% de population.
Plus tôt ce mois-ci, un plan d’investissement dans l’infrastructure du coût de 1,6 milliards de dollars a été lancé pour les régions nord des émirats, défavorisées par rapport à Dubaï et Abu Dhabi, métropoles centrales très luxueuses.
Parmi les autres mesures divulguées, un accord conclu avec les grandes surfaces commerciales en vue de baisser de 40% le prix des denrées élémentaires et principales, à partir du mois de mars, et de subventionner le prix du riz et du pain à partir du mois d’avril prochain, pour remédier à la hausse de leurs prix.
Ces mesures surviennent alors que le citoyen émirati dispose de l’un des revenus les plus élevés du monde avec le montant de 47 milles dollars par an.
Des sources locales ont également annoncé à la Reuters que les autorités envisagent de renoncer à leur plan visant à élever le prix de l’essence.
Plus tôt des intellectuels émiratis avaient exigé des élections libres, mais aucune contestation populaire ne s’est pourtant encore manifestée dans ce pays où 80% de la population sont des étrangers (et parmi eux beaucoup d'employés sous-payées, mal logés, et issus du Pakistan, Bangladesh ou des Philippines...).
Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !
La publication des données du réseau CTBTO ainsi que des installations nucléaires nord-américaines nous aurait renseigné précisément sur les niveaux de contamination de l’air et nous aurait permis d’évaluer de façon fiable les niveaux de risque bien avant que les masses d’air contaminé n’arrivent sur l’Europe.
La CRIIRAD lance un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, élus … de tous pays à se mobiliser à ses côtés afin d’exiger que les résultats relatifs à la contamination radioactive de l’air, obtenus grâce à l’argent public, soient mis à disposition du public ET SERVENT A SA PROTECTION.
Pas de données interprétables pour l’Amérique du nord !
Plus de 10 jours après le début des rejets radioactifs, les masses d’air contaminé ont traversé des pays aussi étendus que les États-Unis et le Canada, des pays qui disposent d’équipements performants, leur permettant d’évaluer précisément l’activité volumique de chacun des radionucléides présents, en tout cas des plus problématiques d’un point de vue sanitaire.
Or, en dépit des recherches conduites depuis plusieurs jours, la CRIIRAD n’a trouvé aucun chiffre sur la contamination de l’air. Ne sont accessibles que des résultats sur les débits de dose ou les taux d’émissions de rayonnements bêta et gamma, qui ne permettent pas d’évaluer le niveau de risque. Ils ne permettent d’ailleurs même pas d’établir une relation certaine entre l’élévation des valeurs et le passage des masses d’air contaminé. (...)
Black-out international.
A la recherche de stations de mesures intermédiaires entre le Japon et la France, le laboratoire de la CRIIRAD s’est tourné vers le réseau mis en place par l’Organisation du Traité d’Interdiction Complète des Essais nucléaires (OTICE) (...)
Il s’agit de stations de mesure réparties sur l’ensemble de la planète et qui enregistrent divers paramètres afin de contrôler qu’aucun essai nucléaire souterrain n’est effectué en violation des dispositions du traité (cf. Corée du Nord).
Elles mesurent plusieurs paramètres : données sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques et radionucléides. Une soixantaine de stations sont équipées de laboratoires d’analyses radiologiques (voir carte ci-dessous). Elles sont capables de mesurer de très faibles niveaux de contamination dans l’air car l’une de leurs missions est de mesurer la contamination consécutive aux essais nucléaires atmosphériques.
Ces laboratoires disposent de systèmes de détection de la radioactivité parfaitement adaptés à l’identification et à la quantification des produits radioactifs présents dans les masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Le samedi 19 mars, la CRIIRAD adressait donc une demande de communication de résultats à (...)l’OTICE. (...) Le lundi, faute de réponse, la CRIIRAD réitérait sa demande en insistant sur l’urgence de la situation et en précisant que faute de réponse rapide elle dénoncerait publiquement la situation. Elle nous conseillait par retour de nous adresser aux autorités françaises et, soucieuse de nous aider, nous orientait vers des articles où des institutions autrichiennes, suédoises ou allemandes qui ont accès aux données avaient laissé filtrer quelques résultats.
Nous obtenions ainsi quelques données mais trop parcellaires et impossible à corréler dans l’espace et dans le temps.
Deux heures plus tard, un courriel de M. SCOTTI, nous indiquait que « Les données collectées par le réseau des stations du STP ne peuvent être communiquées qu'aux correspondants (centres de données nationaux) désignés par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l'organisme destinataire de ces données est le Commissariat à l'Energie Atomique ».
Le responsable du laboratoire de la CRIIRAD s’adressait le jour même au CEA (...) pour avoir accès, aux données collectées par les stations de surveillance du réseau de l'OTICE, en particulier en ce qui concerne les radionucléides (notamment Cs137 et I131, Sr 90, gaz rares, tritium, transuraniens). (...)
La réponse nous parvenait le lendemain : aucune donnée ne nous sera communiquée.
Le réseau international de mesure obéit à des règles de confidentialité définies strictement par les Etats membres du traité d’Interdiction Complète des Essais. « Les données sont donc uniquement transmises à des points de contact nationaux nommés par les Etats qui en font une analyse dans l'objectif du Traité, à savoir détecter tout essai nucléaire qui aurait été mené en contradiction avec l'engagement des États ayant ratifié le TICE. ».
Pour la France, il s’agit du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), organisme en charge du développement des activités nucléaires militaires et civiles.
La réponse indiquait en outre que « Suite à l'accident de Fukushima, à la demande des États signataires du TICE, les données sur l’activité des radionucléides sont transmises à l'AIEA et à l'OMS.
Les équipes de ces deux organisations en charge des aspects sûreté et radioprotection peuvent ainsi les utiliser en complément de l'ensemble des données fournies par les États, pour établir les évaluations nécessaires à la protection des personnes susceptibles d'être concernées par les retombées de l'accident. ». Or, ni l’AIEA, ni l’OMS n’ont rendu publics ces résultats.
Il faut dire que l’AIEA a en charge la promotion des activités nucléaires civiles (...) et que l’OMS qui est normalement en charge de la santé publique a signé avec l’AIEA, dès 1959, un accord qui dispose que les deux agences « agiront en coopération étroite et se consulteront régulièrement ». BILAN : depuis plus de 10 jours, la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des produits radioactifs dans l’atmosphère : ces rejets ne sont ni maîtrisés ni quantifiés.
Dans le même temps des stations de mesures réparties sur l’ensemble de notre planète enregistrent les niveaux de radioactivité de l’air et suivent pas à pas l’évolution de la radioactivité dans l’espace et dans le temps… mais veillent jalousement à ce que ces données restent secrètes.
Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation d’urgence radiologique.
Et d’autant plus inacceptable que ce réseau de mesure est financé par l’argent public !
Les secousses ont été ressenties jeudi sur une large partie de la péninsule indochinoise.
La terre a tremblé en Birmanie. Deux semaines après le tremblement de terre au Japon, un séisme de magnitude 7 a frappé l'est du pays jeudi soir, a annoncé l'Institut de géophysique américain. Les secousses ont été ressenties jusqu'au Vietnam et en Thaïlande, où on a déploré un mort.
Une secousse de 5 secondes, puis une autre...
"Nous avons senti le tremblement de terre", a confirmé un officiel birman dans la capitale Naypyidaw, ajoutant n'avoir aucune information sur de possibles dégâts ou victimes. "Les autorités responsables essayent d'obtenir des détails", a précisé de son côté une autre source. Un résident de Mandalay, dans le nord de la Birmanie, a lui aussi indiqué avoir senti une secousse pendant cinq secondes.
L'épicentre du séisme, qui s'est produit à une profondeur d'une dizaine de kilomètres, a été localisé près des frontières avec la Thaïlande et le Laos, à 90 kilomètres au nord de Chiang Rai et 235 kilomètres de Chiang Mai dans le nord-est de la Thaïlande.
Dans l'État Shan (nord-est de la Birmanie), plus près de l'épicentre, un parlementaire du Parti démocratique des nationalités shans a réussi à joindre son épouse au téléphone dans la ville de Tachilek : «Les habitants sont tous sortis dans la rue. Ils n'osent pas encore retourner chez eux», a-t-il expliqué à l'AFP.
Un responsable birman a évoqué le risque de dégâts importants dans cette cité où «des bâtiments ont été détruits».
«Il pourrait y avoir des victimes dans cette zone», a-t-il précisé.
Un habitant de cette ville a par ailleurs fait état d'une forte réplique peu avant 23 heures. «Nous devons rester couchés par terre. Les autorités du quartier demandent aux gens par haut-parleurs de rester dehors», a-t-il indiqué à l'AFP.
Le Département météorologique de Thaïlande a confirmé la réplique, de magnitude 6,3.
Le séisme a manifestement été ressenti sur une large partie de la péninsule indochinoise.
Des secousses ont été perçues dans des immeubles élevés de Bangkok et un habitant de Chiang Mai a senti "des secousses pendant dix secondes" à son domicile, sans déplorer de dégâts.
Une victime en Thaïlande
Le Département météorologique de Thaïlande a confirmé la magnitude du séisme. Une femme de 52 ans a été tuée dans l'effondrement du mur de sa maison dans le district thaïlandais de Mae Sai, près de la frontière, a dit un responsable de la police locale, ajoutant qu'il s'agissait pour l'heure de la seule victime.
Des secousses ont été perçues dans des immeubles élevés de Bangkok et un habitant de Chiang Mai a senti «des secousses pendant dix secondes» à son domicile.
La capitale Naypyidaw, plus au sud, et Mandalay, au nord, ont aussi tremblé.
Au Vietnam, le directeur adjoint du Département de contrôle des secousses sismiques, Dinh Quoc Van, a indiqué que la secousse avait été identifiée à 5 sur l'échelle de Richter à Hanoï, et à 6 dans la ville de Dien Bien Phu, au nord-ouest du pays.
Quelques habitants ont semble-t-il paniqué dans un quartier de Hanoï. "L'eau du bassin à poisson a commencé à déborder", a témoigné Nguyen Thi Hong Hanh, 36 ans, qui vit au 10e étage. "Nous nous sommes précipités dehors comme tous les autres habitants de l'immeuble".
Aucune alerte au tsunami n'a été émise. Les sismologues estiment que la secousse tellurique s'est produite trop loin à l'intérieur des terres pour déclencher un raz-de-marée.
La presse va vous offrir dans les heures et les jours qui viennent des mines de Français en larme arrivant à Roissy, arborant cette tête des grands malheurs et du jaitouperdu. Et ce sera vrai que pour certains, la tragédie que nous traversons laissera des marques.
D'autres encore, que vous avez certainement déjà vu, laisseront derrière eux un travail de trader ou de manager d'une grande banque, d'une grande compagnie d'assurance ou d'une marque de prêt-à-porter. Leur malheur tournera en boucle, ils vous raconteront tous les terribles secousses et puis ce risque radioactif maintenant que l'on sait que des fuites, bien que minimes semble-t'il, se sont produites.
Le lamento des expatriés à haut salaire dont la plupart ne parlent pas un mot de japonais viendra nourrir ces images déjà vues et revues des jesavaipa en provenance de Cote d'Ivoire, d'Egypte ou d'ailleurs.
Je ne suis pas membre de ce groupe, comme vous le savez, et ce que je vis est un drame beaucoup plus intime, personnel. Et nous sommes quelques milliers, comme moi, dont vous n'entendrez pas parler car nous sommes le flot anonyme de ceux qui ont fait leur vie au Japon, par choix, par amour du pays, qui ont parfois comme je l'ai fait tout quitté (BNP Paribas, pour moi...) par amour de ce petit bout de pays ou les gens sont chauvins comme des roquets, et parfois gentils comme vous ne pouvez pas en avoir idee sans l'avoir vu. Un petit bout de pays avec l'histoire d'un continent... Un tout petit archipel avec une langue qui peut se faire d'une tendre douceur ou d'une infinie violence, ou la politesse prend la forme de la gentillesse et de l'attention. Ici, on vous laisse parler même si vous dites une abomination, simplement parce que c'est malpoli de dire que l'on est choqué.
J'en ai appris comme je l'ai pu des rudiments de la langue, de l'écriture, et cela fait longtemps que je prends du plaisir à parler avec ces vieux qui ont parfois tant à raconter. J'ai pris mes petites habitudes, mes promenades du dimanche ou des jours de congés. J'aime le Japon, malgré tout ce nationalisme dans lequel on baigne les gens mais dont on voit qu'il est, face à l'ampleur d'une catastrophe comme celle que nous traversons, bien peu efficace.
Quand tout se sera tassé, il faudra sortir l'argent et pour la première fois depuis longtemps, le Japon devra faire face à la crise économique qu'il élude tant bien que mal depuis 20 ans, à ses 220% de dettes qui en font potentiellement un pays pauvre. Pour quelques années au moins.
Un petit bout d'ile du Pacifique où j'ai rencontré mon ami, un petit bonhomme au caractère japonais, introverti et discret, très poli.
Combien sommes nous à être plus ou moins dans cette situation. Ici, avec quelqu'un que nous aimons, mariés ou non ?
Avec un quotidien, des habitudes inscrites dans des quartiers banals, que ni les touristes ni les expatriés que vous verrez à la télévision ne fréquentent. Qui viendrait à Kasai, si ce n'est un amoureux comme moi des quartiers populaires de l'est ? Celles et ceux qui habitent loin dans l'ouest vers Hachioji, ceux qui habitent Chiba. Celles et ceux qui ont des métiers qu'on veut bien nous donner. J'ai toujours satisfait mes supérieurs à BNP Paribas ou à Lehman, mais quand je cherche, non, pas assez comme ci ou pas assez comme ça.
Il faut croire que celles et ceux qui quittent le Japon après y avoir flambé dans les quartiers à étrangers et qui ne connaitrons du Japon qu'une sorte de mélange Cergy-Pontoise / quartier des Halles / Opéra / Champs-Elysees sont plus compétents que moi ; ou que mon ami Yann qui, bien que diplômé et avec de l'expérience en marketing et événementiel, et bien que lisant et parlant le japonais, bien qu'ayant fait des traductions de livres sur le Bouddhisme et des interviews de moines, ne parvient pas à satisfaire les exigences des recruteurs qui lui préfèrent les diplômés standards et couteux envoyés par Paris à Tokyo.
Ces expatriés qui vous diront à quel point tout est hors de prix, justifiant d'incroyables notes de frais à leur société alors que le Japon est un pays où on mange très bien pour pas cher et où une livre de fraise ne coûte pas forcement 1000 yens (dans mon quartier, en ce moment, c'est entre 250 et 300 yens...). Ces expatriés qui vous parleront de leur appartement à 600.000 yens, payé par leur entreprise, quand en fait on trouve des surfaces identiques et de même qualité pour trois fois moins cher...
Ces gens qui ne fréquentent que des étrangers qui, comme eux ne parlent pas ou très peu japonais, et des Japonais qui ne fréquentent que des étrangers, principalement des femmes avides d'un mariage avec un de ces portefeuille ambulant.
La majorité des Français du Japon sont différents.
Il y a les mordus, en vacance-travail, venus ici apprendre ou perfectionner la langue. Il y a les maries, qui supportent, comme je le fais, un travail peu valorisant pour rester ici avec l'être cher. Il y a les passionnés de culture, comme moi, qui aiment être ici, y vivre, y découvrir des lieux différents, les jardins, les temples, et l'incroyable végétation luxuriante, sorte de force vitale sans cesse renaissante, avec ce vert puissant (une secousse un peu forte, à l'instant) pour lequel j'ai tout sacrifie après l'avoir découvert. J'ai proposé à Jun de passer quelques jours à Kyôto, le temps que ça se tasse.
Pour moi, le Japon, c'est Fushimi Inari. Je me souviens un collègue à Lehman, un expatrié original, de type "baroudeur", au CV impressionnant, brillant, et aujourd'hui manager dans une grande banque à Singapour, tombant amoureux de Shikoku. Qui ne tomberait pas amoureux de Shikoku...
Nous, les Français ordinaires, n'intéresseront pas les médias, sauf si nous mourons, car alors nous alimenterons le moulin à désolation sur la "tragédie japonaise". A cet égard, 21 sont toujours portes disparus du cote de Sendai et vous imaginez qu'il y a peu de chance de les retrouver vivants car la ville a été dévastée.
Pourtant, et c'est là que je suis en colère, l'ambassade de France est fermée. Il y a une ligne téléphonique, injoignable. Nous vivons à l'heure du web, et la France, sa représentation, est injoignable. Des touristes, certains certainement pris de panique, trouvent grille fermée quand ils viennent chercher un peu d'écoute, de réconfort. Nous, les expatries pas trop fortunes, incapables d'acheter ces billets d'avion à tarif prohibitifs, ou bien incapables de quitter notre famille, l'être cher, ne trouvons dans notre ambassade, aucune permanence, rien. Au contraire, l'ambassade a livré sa dernière respiration avant de s'évaporer, sous cette forme :
Debut de citation :
"Dimanche 13 mars à 18.00 heures
1. Pertes humaines Nouveau bilan provisoire : au moins 10.000 morts (source : police de Miyagi)
2. Points ressortissants : Sur les 137 ressortissants français présents dans la région Nord-Est, la plus touchée par le séisme, 116 ont pu être contactés et sont indemnes. La cellule de crise de l’Ambassade met tout en œuvre pour rentrer en contact avec les 21 dont on reste aujourd’hui sans nouvelle. Miyagi : 77 personnes sur 93 recensées Iwate : 5 personnes sur 10 recensées Fukushima : 19/19 Aomori : 15 personnes sur 15 recensées La France envoie en ce moment une équipe de plus d’une centaine de personnes de la Sécurité civile au Japon, afin de prêter main forte aux autorités japonaises et de les aider dans leur travail de secours.
3. Point nucléaire : Deux scénarios sont actuellement possibles : - Une mise sous contrôle des centrales défectueuses : dans ce cas le risque reste celui d’une contamination résiduelle liée au relâchement contrôlé de gaz radioactifs, avec un risque négligeable pour l’agglomération de Tokyo. Ce scénario est actuellement privilégié par les autorités japonaises et par un grand nombre de scientifiques. - Ou au contraire l’explosion d’un réacteur avec dégagement d’un panache radioactif. Ce panache peut être sur Tokyo dans un délai de quelques heures, en fonction du sens et de la vitesse du vent. Le risque est celui d’une contamination. La période critique sera les trois à quatre jours à venir. En raison de la mise à l’arrêt d’une partie du parc nucléaire, des coupures d’électricité sont annoncées, notamment dès cette fin de journée. L’Agence Météorologique japonaise vient de faire état de la probabilité d’un nouveau séisme de force 7 localisé dans le nord Kantô. Cette probabilité est de 70% dans un délai de trois jours et de 50% dans les jours suivants.
4. Recommandations :Compte tenu de ce qui précède (le risque d’un fort tremblement de terre et l’incertitude sur la question nucléaire), il paraît raisonnable de conseiller à ceux qui n’ont pas une raison particulière de rester sur la région de Tokyo de s’éloigner de la région du Kantô pour quelques jours. Nous déconseillons fortement à nos ressortissants de se rendre au Japon et nous recommandons fortement de reporter tout voyage prévu. Le lycée sera fermé pour trois jours jusqu’à mercredi inclus, pour permettre une inspection des locaux suite au tremblement de terre. L’Ambassade continue de suivre de très près l’évolution de la situation, en contact à la fois avec Paris et avec les autorités japonaises.
Nous recommandons à nos ressortissants de suivre en toutes circonstances les consignes des autorités japonaises. Il est notamment conseillé à nos ressortissants vivant dans les zones à proximité des centrales de se calfeutrer dans leur domicile (il faut couper les systèmes d’aération), et de faire quand ils le peuvent des provisions de bouteilles d’eau potable et de nourriture pour plusieurs heures. En cas de sortie indispensable, il est nécessaire de porter un masque respiratoire. Nous rappelons que l’absorption de capsules d’iode n’est pas un acte anodin. Un usage répété à l’excès peut être dangereux pour la santé.
Il est donc très important de choisir le bon moment pour en absorber lorsque cela devient nécessaire. Là encore, il conviendra de suivre les conseils des autorités japonaises et nos propres consignes que nous vous communiquerons. L’Ambassade ne manquera pas d’informer ses compatriotes si de nouvelles consignes devenaient nécessaires."Fin de citation.
L'incompétence, c'est cela. C'est quand quelqu'un recopie une dépêche, ne l'analyse pas, et la livre, brute. Et s'en va, laissant les gens à leur solitude, à des choix difficiles, impossibles. Que font mes anciens collègues, petits salaires, mariés, après un tel mail ? On le sait que le Japon est un pays à fort risque, on y vit. Pourquoi ne pas avoir écrit simplement des conseils de vigilance, avoir un peu décortiqué la dépêche de l'agence Kyodo News. Pourquoi avoir fermé l'ambassade ? Et que sont devenus ces "ilotiers" qui étaient sensés nous contacter en cas de crise ? Pas un mail, pas un contact. Rien. Le silence. La solitude. J'etais avec Jun, hier, nous avions fait une belle promenade, il faisait beau, regardez... (voir la vidéo sur le Blogue ci-joint)
Le mail brutal de l'ambassade, sans aucune pédagogie m'a tué, retourné, torturé. On fait quoi, quand on reçoit ça ?!
Longue conversation avec Jun. Yann, de son coté, traversait la même situation avec son ami Sho. Et je crois sans me tromper pouvoir affirmer que les personnels qui pondent ce genre de dépêche n'ont pas leur place au Japon. Car la réponse de Jun a été extrêmement logique : tu ne savais pas qu'il peut y avoir un tremblement de terre, à Tokyo ? Les Japonais vivent avec le risque.
Pendant 5 ans, j'ai moi-même vécu avec, et l'ambassade m'a renvoyé à mon état de Français qui "découvre".
Ce matin, j'avais retrouvé un certain calme. Ben oui, au Japon, particulièrement à Tokyo, ça peut arriver. Si j'avais eu la responsabilité d'un tel message, j'aurais pondéré sans dissimuler la gravité. Plutôt que reprendre bruts ces pourcentages, j'aurais rappelé que la situation particulière de Tokyo ainsi que la force du tremblement de terre de Miyagi rendaient le risque d'une forte réplique quasiment inévitable (et là, j'aurais donné les pourcentages). Ca peut vous paraitre du chipotage, mais pour nous, les Français du Japon, nous naviguons entre deux psychologie et généralement, avec le temps, pour les séismes, c'est la psychologie Japonaise qui l'emporte. Ce n'est pas une question d'enrobage, c'est nous rappeler ce que nous savons. Et j'aurais rappelé les principales précautions à observer en cas de séisme, tout en invitant ceux qui le pouvaient à reporter leur voyage où à visiter leur famille en province. On aurait compris ce que l'on savait déjà, car depuis vendredi ça n'arrête pas de secouer, mais cela aurait été dit comme une piqure de rappel. Pas comme un avis officiel invitant à fuir. Et ainsi, concernant le risque nucléaire, j'aurais juste délayé en une phrase, expliquant que le risque est, compte tenu de la force du tremblement de terre, inconnu, mais est situé (autre secousse à l'instant) entre minime et critique. J'aurais rappelé les précautions à prendre, la proximité de la centrale et la nécessité de suivre les informations. Là encore, c'est peut être du chipotage, mais nous sommes des adultes et nous pouvons comprendre, nuancer et nous organiser. Et non paniquer.
Et j'en reviens à l'ambassade fermée, aux ilotiers absents. Pourquoi lesdits ilotiers n'auraient pas pu prévoir des regroupements de Français, pour rompre notre solitude, casser ce cycle de rumeurs, ces mails affolés venant de nos proches en France. On aurait pu s'organiser pour se retrouver les uns chez les autres, tranquillement, dès samedi. Pour libérer du stress. Les couples mixtes auraient pu recevoir, donnant ainsi un sentiment de Fraternités. Aujourd'hui, ces ilotiers, l'ambassade auraient pu créer un groupe Google Group, animer un forum. Non. Ils ont fui. Ils nous ont laissé avec un quotidien, nos attaches. Et l'ambassade fermée, c'est la France absente. Les commandants autrefois gardaient le navire.
Nous sommes aujourd'hui livres au sauve qui peu thatcherien, chacun pour sa gueule.
Vous êtes blessés ? On vous avait prévenu, on a envoyé le mail, vous n'aviez qu'a fuir, nous, on a applique le principe de précaution.
Je me demande qui ils joindront, les survivants de Sendai, s'il en est. Ils ne trouveront personne, qu'une ligne téléphonique occupée.
Quand la presse vous parlera de l'impréparation du gouvernement japonais, pensez donc a notre ambassade fermée et à ce message en forme de sauve qui peu indigne de la France, à ces "îlotiers" sensés nous aider, nous contacter, et qui sont introuvables.
Et pensez bien que ces mines défraîchies à Roissy ne représentent en rien le déchirement, la tragédie silencieuse de la communauté française du Japon, amoureuse de ce pays et abandonnée à son sort.
ARMEMENT - Au cinquième jour de l'intervention internationale...
Avions de chasse, frégates, porte-avions…La France n’a pas lésiné sur les moyens pour montrer son implication dans l’opération «Aube de l’Odyssée», et a déployé du matériel de très haute technologie, et donccoûteux. Au cinquième jour de l’intervention internationale en Libye se pose déjà la question du coût financier engendré par l’opération. 20minutes.fr fait le point.
Le coût final dépendra bien évidemment de la durée de l’opération, mais certains chiffres sont déjà avancés, dans la mesure où les matériels génèrent une dépense, qu'ils soient engagés ou non. Ce coût est prévu par le budget global du ministère de la Défense, qui s'élève à quelque 31 milliards d'euros pour 2011.
4,8 millions d'euros pour les avions de chasse uniquement
Selon une source aéronautique citée par l'AFP, une heure de vol de Rafale coûte ainsi entre 10.000 et 13.000 euros, et entre 10.000 et 11.000 euros pour les Mirage. Avec déjà 400 heures de vol effectuées entre samedi et lundi, le prix grimpe déjà à environ 4,8 millions d'euros. Mais cette somme s’entend hors carburant. Au cours d’une mission, les avions sont ravitaillés une fois ou deux. Le coût total pour une heure de vol d’un Rafale reviendrait ainsi à environ 29.000 euros selon certaines estimations.
Cependant, l’arrivée du porte-avions «Charles-de-Gaulle» sur zone devrait permettre d’économiser au niveau du carburant - les appareils ayant décollé jusqu’à mardi des bases françaises, à six heures de vol aller-retour de la Libye. Mais l’économie réalisée doit être relativisée, dans la mesure où le porte-avions coûte 50.000 euros l’heure de fonctionnement, selon les chiffres de France Info. Sans compter le groupe aéronaval qui ne le quitte pas, et qui comprend quatre frégates, un pétrolier ravitailleur et un sous-marin d’attaque. Rien que l’heure d’intervention de ce dernier s’élève à environ 10.000 euros.
Un surcoût: les missiles, bombes et munitions
A ces dépenses, il faut ajouter les missiles, les bombes (notamment GBU12 ) et les munitions qui sont utilisées par l’armée française. «Le surcoût, ce qui coûte très cher, c’est tout ce qu’on largue. Il est essentiellement dans les munitions, parce qu’après il faut les remplacer», souligne Eric Denécé du Centre français de recherche sur le renseignement dans Ouest France. Le prix d’un missile AASM évolue ainsi entre 250.000 et 350.000 euros l’unité.
Au final, si les forces mobilisées restent les mêmes, la guerre pourrait coûter entre 150 et 250 millions d’euros selon Pierre Maulny, spécialiste des questions de Défense à l’Institut des relations internationales et stratégiques, cité par Libération. Les Services publics et sociaux français en mal d'argent apprécieront.
Stuxnet, un virus informatique conçu pour attaquer les serveurs isolés à partir d'Internet (et mis au point par les services secrets israéliens pour détruire la centrale nucléaire iranienne de Bushehr...). serait responsable des problèmes techniques dont souffrent les réacteurs nucléaire de Fukushima.
Certains ordinateurs de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui devrait entrer en service en Octobre, ont été infectées par le virus. Un superviseur de l'usine a déclaré que le virus n'a pas endommagé le système informatique de l'établissement principal et n'affecterait pas son ouverture prévue.
Ce virus infecte un logiciel Siemens de contrôle des automates industriels, très utilisé dans les centrales électriques mais aussi nucléaires, et a été confirmée sur 63 ordinateurs personnels au Japon depuis Juillet, selon la grande firme de sécurité Symantec Corp. Le virus ne cause pas de dommages en ligne, mais une fois qu'il entre dans un système industriel, il peut envoyer un des programmes sur certain postes de contrôles.Symantec affirme que le virus a atteint les serveurs via une clé USB, et a mit en garde contre l'utilisation imprudente de ces dispositifs. Depuis, les systèmes des centrales électriques, les stations-service et les installations d'eau ne sont plus connectés à Internet afin de les protéger contre les cyber-attaques. Un ingénieur de Symantec qui a analysé le virus a dit qu'il a été fait en utilisant la technologie de pointe, et il est très probable une organisation bien financée, pas un individu, il a produit. Le virus s'est propagé dans le monde entier via Internet en échappant au contrôle de ses responsables (voir ce lien :Israël aurait testé le virus Stuxnet - LeMonde.fr).
Stuxnet trouve son chemin sur un ordinateur ordinaire via l'Internet, il se cache là, en attente d'une clé USB pour être connecté à l'ordinateur, et se transfère de carte de mémoire fixe (memory stick) en carte mémoire. Quand le périphérique USB est alors relié à un ordinateur relié à un serveur isolé, Stuxnet peut entrer dans le système et prendre totalement le contrôle de celui-ci. Comme les ordinateurs qui hébergent Stuxnet ne peuvent plus fonctionner, le virus peut alors être transféré vers un autre Memory Stick par inadvertance. Selon la société de sécurité, le virus est conçu pour cibler un programme de fabrication allemande SIEMENS, souvent utilisé dans les systèmes de gestion de l'eau, de gaz et les oléoducs. Le programme est utilisé à des services publics à travers le monde, y compris au Japon (voir lien ici :Stuxnet - Wikipédia).
Le virus pourrait pousser ces systèmes à agir de façon irrégulière tel un vers qui se propagerait au sein du système, et cela pourrait ensuite prendre des mois pour les rétablir à la normale. Les 63 ordinateurs infectés trouvés au Japon ont probablement été infectés peu après Juin 2010. Selon la compagnie, environ 60 pour cent des ordinateurs qui ont été infectées par le virus ont été découverts en Iran. Depuis Septembre 2010, on a trouvé environ 30 000 ordinateurs qui ont été infectés par le virus au Japon. L'industrie du pays et les Ministère ont condamne la diffusion de ce virus équivalent a un acte de guerre électronique. Au Japon, aucun des services publics n'ont été touchés par le virus pour le moment. Néanmoins, le Cabinet Office national de Sécurité de l'Information Center a exhorté les compagnies d'électricité d'exercer une extrême prudence lors de l'utilisation des périphériques USB, et d'analyser tous les programmes qui peuvent avoir été altérées tout en dissimulant tout ce ci envers leur population afin de ne pas créer de panique dans le pays.